Ian Holm: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Ian Holm en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
186
œuvres recensées
140 films · 46 séries
- Première année recensée
- 1957
- Dernière année recensée
- 2014
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1979, « Alien, le huitième passager » fait entrer Ian Holm dans une zone de mémoire durable avec le rôle d’Ash, androïde froid et méthodique. L’acteur britannique, né le 12 septembre 1931 à Goodmayes, meurt le 19 juin 2020 à Londres. Avant cette notoriété de cinéma, il avait déjà travaillé pour la scène et la télévision, sous le nom d’Ian Holm Cuthbert.
Ian Holm Cuthbert, du théâtre aux premières images
En 1954, Ian Holm commence sa carrière sur les planches du Shakespeare Memorial Theatre. Le théâtre lui sert de socle, avant que la télévision n’ouvre une autre voie quelques années plus tard. En 1956, il figure parmi les nommés des Tony Awards, crédité comme Self - Nominee.
La décennie suivante le voit passer à l’écran dans des formats variés. En 1965, il apparaît dans « BBC Play of the Month » sous les traits d’Oedipus, de Khrushchov et d’Alceste. En 1966, il figure dans la série « The Body Snatchers », puis en 1968 dans « L’Homme de Kiev » de John Frankenheimer, où il joue Grubeshov.
La même année, il apparaît aussi dans « The Bofors Gun » de Jack Gold et « Le Songe d’une nuit d’été » de Peter Hall, dans le rôle de Puck. En 1969, « Ah! Dieu que la guerre est jolie » de Richard Attenborough lui confie Raymond Poincaré. Ces premiers crédits installent un acteur mobile, capable de passer du jeu de scène à des partitions plus courtes pour le cinéma et la télévision.
Les années 1970, entre télévision, satire et menace
En 1970, Ian Holm joue Alexei dans « Play for Today ». L’année suivante, « Nicolas et Alexandra » de Franklin J. Schaffner le montre dans le rôle de Yakovlev. Le cinéma britannique et les productions historiques reviennent ensuite avec régularité, sans jamais enfermer l’acteur dans un seul type de personnage.
En 1972, « Les Griffes du lion » de Richard Attenborough lui donne George E. Buckle, puis « The Homecoming » de Peter Hall lui confie Lenny en 1973. En 1974, il apparaît comme narrateur dans « Horizon » et comme Narrator dans « NOVA ». La voix prend alors place dans sa manière de jouer, sans retirer au visage sa précision.
La fin de la décennie durcit encore sa présence à l’écran. En 1974, « Terreur sur le Britannic » de Richard Lester lui donne Nicholas Porter. En 1976, « La Rose et la Flèche » le place en roi Jean sans Terre, puis « Parole d’homme » lui attribue Mohammed, domestique muet de O’Flynn. En 1977, « Jésus de Nazareth » le voit en Zerah, avant « Il était une fois la légion » où il joue El Krim.
En 1979, « Alien, le huitième passager » de Ridley Scott lui donne Ash. Le rôle change le rapport du public à sa présence, sans modifier la diversité des emplois qu’il occupe déjà. La même année, « Bizarre, bizarre » lui confie Alan Corwin.
Du Sam Mussabini de « Les Chariots de feu » au Bilbon de la trilogie
En 1981, « Les Chariots de feu » de Hugh Hudson lui donne Sam Mussabini. Le film place Ian Holm au cœur d’un récit sportif situé autour des Jeux olympiques de 1924. La même année, il retrouve Terry Gilliam dans « Bandits, bandits », où il devient Napoléon I er.
En 1984, « Greystoke, la légende de Tarzan » de Hugh Hudson lui attribue le capitaine Phillippe D’Arnot. Puis viennent « Brazil » de Terry Gilliam en 1985, « Un crime pour une passion » de Mike Newell, « Dreamchild » de Gavin Millar où il joue Charles Dodgson (Lewis Carroll), et « Une autre femme » de Woody Allen en 1988.
La décennie suivante le retrouve dans « Henry V » de Kenneth Branagh en 1989, dans « Hamlet » de Franco Zeffirelli en 1990, puis dans « Kafka » de Steven Soderbergh et « Le Festin nu » de David Cronenberg en 1991. En 1992, « Blue Ice » de Russell Mulcahy lui donne Sir Hector, et « L’Heure du cochon » le place en Albertus en 1993.
En 1994, « Frankenstein » de Kenneth Branagh s’ajoute à cette série de collaborations. Puis « Une partie de campagne » laisse place à « Le Cinquième Élément » en 1997, où il joue un prêtre agité. En juin 1998, il est fait chevalier par la reine d’Angleterre. L’année précédente, « De beaux lendemains » d’Atom Egoyan lui a donné un nouveau rôle, avant « Esther Kahn » d’Arnaud Desplechin en 2000.
Les années 2000, visages de savant et de patriarche
En 2001, Ian Holm revient dans « Le Seigneur des anneaux : La Communauté de l’anneau » de Peter Jackson en Bilbon. L’année suivante, « From Hell » des frères Hughes le distribue en Sir William Gull, puis « Le Jour d’après » le montre en climatologue de renommée mondiale. En 2003, il reprend Bilbon dans « Le Seigneur des anneaux : Le Retour du roi ».
La suite garde cette idée d’autorité savante. En 2005, « Aviator » lui donne un météorologue s’improvisant mathématicien. En 2012, il reprend encore le rôle de Bilbon Sacquet âgé dans « Le Hobbit » de Peter Jackson. La même logique de reprise traverse ce retour, plus tardif, d’un personnage déjà associé à son nom.
Au milieu de cette période, sa présence passe aussi par d’autres formes. Les crédits fournis mentionnent des travaux de narration, dont « NOVA » et « Horizon ». Cette activité donne à entendre une voix qui compte autant qu’un visage, sans réduire l’acteur à un seul mode d’apparition.
Une filmographie de rôles précis
Les crédits connus dessinent un ensemble serré de rôles, souvent nommés avec une grande netteté. Ian Holm est Flynn dans « The Bofors Gun » en 1968, Martin Lynch-Gibbon dans « Une tête coupée » en 1970, Desmond Cussen dans « Un crime pour une passion » en 1985, puis Ken dans « Une autre femme » en 1988. La liste montre une circulation constante entre drame historique, comédie dramatique et cinéma de genre.
On le retrouve aussi dans « Wetherby » en 1985 sous les traits de Stanley Pilborough, dans « Le Retour du soldat » en 1982 comme docteur Anderson, puis dans « Laughterhouse » en 1984 comme Ben Singleton. Les titres s’étendent de « Hamlet » à « The Homecoming », de « Le Festin nu » à « Blue Ice ».
Cette dispersion n’efface pas les repères qui reviennent. Les années 1970 installent la télévision et les seconds rôles de cinéma, les années 1980 mettent en place une familiarité avec des cinéastes comme Richard Attenborough, Hugh Hudson et Terry Gilliam, puis les années 2000 referment la boucle avec Bilbon. Ian Holm aura traversé ces espaces par des personnages nettement dessinés, souvent de rang, de métier ou de fonction.
Films et séries avec Ian Holm
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Rôles de Ian Holm
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Galerie photos de Ian Holm
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Personnalités en relation
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