Emory Parnell: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Emory Parnell en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
244
œuvres recensées
211 films · 33 séries
- Première année recensée
- 1938
- Dernière année recensée
- 1972
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1938, Emory Parnell apparaît dans « La Grande Débâcle », « Jeunes Filles en surveillance » et « Trafic illégal ». L’acteur, né le 29 décembre 1892 à Saint Paul, dans le Minnesota, travaille alors dans un cinéma américain où les seconds rôles structurent les récits autant que les vedettes. Son nom revient ensuite dans des productions très différentes, du polar au film d’aventures, avec une présence qui s’étire jusqu’aux séries télévisées de la fin des années 1960.
Des débuts au rythme de 1938
L’année 1938 ouvre une séquence particulièrement fournie. Emory Parnell figure dans trois films sortis cette année-là, puis revient en 1939 dans « Le Secret du docteur Kildare », « Frou-frou de Broadway », « En surveillance spéciale », « La Maison de l’épouvante », « The Day the Bookies Wept » et « Pacific Liner ». Cette accumulation dit un acteur immédiatement intégré aux plateaux hollywoodiens, capable d’apparaître dans des œuvres signées Harold S. Bucquet, Roy Del Ruth, Lloyd Bacon, Joe May, Leslie Goodwins ou Lew Landers.
En 1941, il figure dans « L’Incorruptible Sénateur », « La Loi des tropiques », « The Blonde from Singapore », « A Shot in the Dark » et « Vedette à tout prix ». L’année suivante, il passe par « Les Mille et Une Nuits » et « Wings for the Eagle », puis 1943 l’amène dans « Young Ideas », « Dangerous Blondes », « The Unknown Guest » et « La Manière forte ». Les réalisateurs changent, les genres aussi, du mélodrame à la comédie musicale en passant par le film noir.
Cette période installe une silhouette reconnaissable dans des récits où les personnages secondaires portent souvent des fonctions précises. La mention de son alias « The Big Swede » ajoute une donnée de circulation professionnelle, sans modifier la logique de sa présence à l’écran. À cette époque, Emory Parnell travaille dans un système de studios qui distribue les rôles avec régularité et cadence.
Les années 1940, entre westerns et productions de studio
En 1944, Emory Parnell apparaît dans « Inconnu à cette adresse », « The Falcon in Hollywood », « L’Amazone aux yeux verts », « André Hardy préfère les brunes », « Sept Jours à terre » et « A Night of Adventure ». La sélection de cette seule année le place chez William Cameron Menzies, Gordon Douglas, Edwin L. Marin, George B. Seitz, John H. Auer et encore Gordon Douglas. Les genres varient, mais la fonction reste lisible : un acteur appelé à occuper l’espace des scènes brèves, des passages de relais, des figures de passage.
La décennie se prolonge avec « The Crime Doctor's Courage » en 1945, puis « Colonel Effingham's Raid », « Ses premières ailes », « Deadline for Murder » et « Queen of Burlesque » en 1946. En 1947, il est visible dans « Violence », « The Crime Doctor's Gamble » et « Musique aux étoiles ». L’année 1948 le ramène vers « Blonde Ice » et « Un million clé en main », puis 1949 vers « Secret de femme » et « Mam’zelle mitraillette ».
Ce passage d’un film à l’autre dessine une familiarité avec les productions de genre. La comédie, le polar et le western croisent souvent sa présence, parfois dans des rôles non crédités comme dans « Sabrina » en 1954 ou « Le Faucon maltais » en 1941. Emory Parnell n’est pas filmé comme une vedette de premier plan ; il appartient plutôt à cette génération d’acteurs dont la régularité soutient le tissu d’un film.
Le passage aux années 1950
En 1950, Emory Parnell figure dans « Pour plaire à sa belle », « La Clé sous la porte » et « Kill the Umpire ». L’année suivante, il rejoint « Le Môme boule-de-gomme », puis 1952 le retrouve dans « Ma and Pa Kettle at the Fair », « Deux Nigauds en Alaska » et « Aventure à Rome ». Le registre s’oriente vers la comédie populaire, sans rompre avec les apparitions dans les récits d’aventure ou les films de studio.
En 1953, il est présent dans « Les Tuniques rouges » et dans plusieurs entrées de « The Life of Riley », où il figure comme Foreman, Hawkins et simple actor. Cette même année, la télévision prend une place nette dans sa filmographie. Deux ans plus tard, « La Bataille de Rogue River », « Pride of the Blue Grass » et « Deux Filles en escapade » prolongent son activité au cinéma, avec des titres qui gardent la couleur du western ou de la comédie.
La mention de « The Life of Riley » compte ici plus qu’un simple crédit. Elle montre qu’Emory Parnell trouve aussi sa place dans un format sériel, où la répétition des apparitions remplace la logique du film isolé. Quelques mois plus tard, il apparaît encore dans « The Real McCoys », puis dans « The Texan » en 1958.
Séries télévisées et figures de second plan
En 1951, Emory Parnell joue dans « I Love Lucy » comme Policeman et dans « Boston Blackie ». La télévision donne à son visage une visibilité nouvelle, tandis que le cinéma continue d’absorber sa présence dans des productions comme « Sabrina » ou « The Case of the Dangerous Robin » en 1960, où il tient le rôle de Arab # 1. Le passage d’un médium à l’autre ne l’éloigne pas des emplois courts, souvent identifiés par une fonction ou une position dans le récit.
En 1959, il figure dans « The Alaskans ». En 1968, il revient dans « Mayberry R.F.D. » comme Older Man. Cette présence tardive montre une continuité sur plus de 30 ans d’images, du cinéma de studio aux séries américaines de réseau. Emory Parnell meurt le 22 juin 1979, à 86 ans.
Repères de filmographie
- 1938 : « La Grande Débâcle » de B. Reeves Eason et John T. Coyle
- 1938 : « Jeunes Filles en surveillance » de William C. McGann
- 1938 : « Trafic illégal » de Louis King
- 1939 : « Le Secret du docteur Kildare » de Harold S. Bucquet
- 1941 : « L’Incorruptible Sénateur » d’Irving Cummings
- 1941 : « La Loi des tropiques » de Ray Enright
- 1943 : « La Manière forte » de Vincent Sherman
- 1944 : « Inconnu à cette adresse » de William Cameron Menzies
- 1944 : « L’Amazone aux yeux verts » d’Edwin L. Marin
- 1946 : « Ses premières ailes » de William A. Wellman
- 1948 : « Blonde Ice » de Jack Bernhard
- 1950 : « La Clé sous la porte » de George Sidney
- 1952 : « Deux Nigauds en Alaska » de Jean Yarbrough
- 1954 : « La Bataille de Rogue River » de William Castle
- 1958 : « L’Homme de l’Ouest » d’Anthony Mann
Films et séries avec Emory Parnell
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