Adele Sandrock: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Adele Sandrock en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
139
œuvres recensées
139 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1916
- Dernière année recensée
- 1936
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1911, Adele Sandrock entre au cinéma après une carrière théâtrale déjà installée. Née le 19 août 1863 à Rotterdam, elle meurt le 30 août 1937 à Berlin.
De Rotterdam à Berlin
Adele Sandrock grandit dans une famille liée au théâtre. Son père, Eduard Othello Sandrock, et sa mère, l’actrice néerlandaise Nans ten Hagen, l’inscrivent d’emblée dans un environnement de scène. À 15 ans, elle quitte Rotterdam pour Berlin afin de devenir actrice. Le geste est net, sans détour, et la ville allemande devient le point d’ancrage de sa formation.
Son premier grand rôle se trouve dans Mutter und Sohn de Charlotte Birch-Pfeiffer. Elle trouve ensuite un autre jalon avec Cabale et Amour de Friedrich von Schiller, joué à Meiningen. En 1889, elle s’installe à Vienne et y crée de nombreux rôles, au Raimundtheater par exemple, dans des pièces d’Henrik Ibsen et d’Arthur Schnitzler. Cette période viennoise la place au centre d’un répertoire exigeant, au contact direct des dramaturges les plus joués de son époque.
Vienne, Ibsen, Schnitzler
La scène viennoise lui offre un terrain de travail soutenu. Adele Sandrock y crée plusieurs rôles dans les textes d’Ibsen et de Schnitzler, deux écritures qui demandent une diction précise et une présence scénique ferme. Le nom de Schnitzler revient aussi dans sa biographie par la correspondance et les récits liés à cette période, signe d’un voisinage artistique durable.
La comédienne garde de cette époque une réputation scénique forte, nourrie par des emplois variés et une capacité à traverser les registres dramatiques. Elle apparaît en 1898 dans La Dame aux camélias, photographie de théâtre à l’appui, qui fixe une partie de son image publique à la fin du siècle. Le répertoire classique et les auteurs contemporains se croisent alors dans une pratique de plateau qui précède son passage à l’écran.
L’entrée au cinéma en 1911
Adele Sandrock commence sa carrière au cinéma en 1911. Le passage se fait après des années de scène et ne ressemble pas à une conversion tardive, mais à un prolongement du travail théâtral vers un autre médium. Elle tourne ensuite dans plus de 140 films, chiffre qui donne la mesure de sa présence dans le cinéma allemand des décennies suivantes.
Parmi les premiers titres retenus figurent Gebannt und erlöst en 1919 et Lucrezia Borgia en 1922, où elle tient le rôle de la Die Äbtissen. La même année, elle apparaît dans Docteur Mabuse le joueur sans mention de personnage. Ces films la placent dans un moment de mutation du cinéma allemand, où les actrices venues de la scène apportent une pratique du geste et de la diction déjà éprouvée.
Elle poursuit avec Le Favori de la reine en 1923 et Hélène de Troie en 1924. Quelques années plus tard, Die Geliebte de Robert Wiene en 1927 et Deutsche Frauen - Deutsche Treue la même année, où elle joue Madame Viard, confirment sa présence régulière dans les productions germanophones de l’entre-deux-guerres.
Les années 1928 à 1936
En 1928, Adele Sandrock apparaît dans Der Ladenprinz dans le rôle de Tatjanas Tante, puis dans Leontines Ehemänner. L’année suivante, Danseuse de corde prolonge cette série. La décennie suivante la voit encore dans Ma fiancée de Chicago et Le Roi du Danube en 1930, puis dans Le congrès s’amuse en 1931, où elle figure au générique d’une production coréalisée par Erik Charell et Jean Boyer.
Elle joue ensuite dans Ballhaus goldener Engel en 1932, puis dans L'Aube en 1933 dans le rôle de Mutter Liers. En 1934, elle apparaît dans Der Störenfried, La Jeune Fille d'une nuit et Fürst Woronzeff. Ces titres couvrent plusieurs formes de production germanophone et française, sans rompre avec un emploi d’actrice de composition.
Les dernières années connues de cette filmographie la montrent encore dans Mach mich glücklich en 1935, où elle interprète Die Garderobiere, puis dans Die Puppenfee en 1936 sous les traits de Konstanze Gräfin Reiffersperg. Le décès survient l’année suivante, à Berlin, le 30 août 1937.
Une place durable dans l’histoire du cinéma allemand
Adele Sandrock laisse derrière elle une biographie publiée sous le titre Mein Leben en 1940. La sépulture au cimetière évangélique de Matzleinsdorf inscrit son nom dans une géographie viennoise qui prolonge la période centrale de sa vie artistique. Son existence relie sans rupture visible la grande scène germanophone et les premières décennies du cinéma allemand.
Les crédits retenus dessinent une présence continue entre théâtre et écran, avec des apparitions chez Rochus Gliese, Paul Wegener, Lupu Pick, Richard Oswald, Manfred Noa, Robert Wiene, Karl Grune, Géza von Bolváry, Victor Janson, Reinhold Schünzel et Arthur Robison. Cette suite de collaborations montre une actrice appelée par des cinéastes très différents, des muets de l’après-guerre aux productions parlantes du début des années 1930.
Films et séries avec Adele Sandrock
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