Frank Hagney: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Frank Hagney en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
255
œuvres recensées
237 films · 18 séries
- Première année recensée
- 1919
- Dernière année recensée
- 1966
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1926, Le Mécano de la « General » place Frank Hagney dans le sillage de Buster Keaton et Clyde Bruckman. Le nom de Francis Sydney Hagney, né à Sydney le 20 mars 1884, circule alors déjà dans le cinéma américain depuis plusieurs années. Il signe le plus souvent des présences brèves, parfois sans mention au générique, dans des films muets puis parlants, des westerns et des séries télévisées.
Sydney, les rings et les plateaux
Frank Hagney naît à Sydney, en Nouvelle-Galles du Sud, le 20 mars 1884. Avant de se fixer dans le cinéma américain, il exerce aussi comme boxeur poids lourds de 1914 à 1921. Cette activité cohabite avec un travail de cascadeur qui traverse 25 films entre 1921 et 1957.
Les premières traces à l’écran le situent dès 1919 dans The Battler de Frank Reicher. L’année suivante, il apparaît encore dans plusieurs productions, puis en 1921 dans Un revenant plein d’esprit de F. Richard Jones. Sur cette période, sa présence se fixe surtout dans des rôles de second plan, avec des apparitions courtes qui l’installent dans le cinéma de studio américain.
En 1924, il figure dans Bring Him In d’Erle C. Kenton et dans The Pilgrims d’Edwin L. Hollywood. Quelques années plus tard, il retrouve l’affiche de Le Mécano de la « General », où il joue le sergent recruteur. Ce titre demeure l’un des repères les plus nets de sa période muette, aux côtés de The Sea Beast de Millard Webb, de Power d’Howard Higgin et de Vultures of the Sea de Richard Thorpe.
Les années 1930, le western et les seconds rôles
En 1930, Frank Hagney apparaît dans Billy le Kid de King Vidor, Son homme de Tay Garnett et The Phantom of the West de D. Ross Lederman. L’année suivante, il rejoint Le Champion de King Vidor, No Limit de Frank Tuttle, L’Attaque de la caravane d’Otto Brower et David Burton, I Like Your Nerve de William C. McGann, Orages de William Wyler et Le Mari de l’Indienne de Cecil B. DeMille.
Cette décennie le voit souvent revenir vers le western, dans des productions où sa silhouette sert des rôles de shérif, de renégat ou d’homme de main. En 1936, il joue dans Les Temps Modernes de Charlie Chaplin, crédité comme shipbuilder. La même année, il figure aussi dans Conflit de David Howard, aux côtés de John Wayne et Ward Bond.
À rebours d’une carrière centrée sur les grands noms, Frank Hagney s’inscrit dans une économie d’apparitions précises. Il traverse les plateaux avec The Last Trail, Le Fils de Kid Roberts, L’Imbattable et Capitaine Swing, sans que ces rôles ne prennent le pas sur l’architecture d’ensemble de sa présence à l’écran.
Frank Capra, DeMille et les grandes productions
En 1946, Frank Hagney joue Potter’s Bodyguard dans La vie est belle de Frank Capra. Le film l’inscrit dans une distribution plus large où sa fonction tient à une présence brève mais repérable. Deux ans plus tard, il apparaît dans Visage pâle de Norman Z. McLeod, puis dans Les Conquérants d’un nouveau monde de Cecil B. DeMille en 1947, où il intervient aussi comme cascadeur.
Le passage aux années 1950 le retrouve dans The Cisco Kid en 1950, avec les rôles de Henchman Connors et Henchman Lon. Il joue Mac, Guard et Charlie dans Public Defender en 1954, puis se glisse dans Les Révoltés de la cellule 11 de Don Siegel la même année. Ces crédits confirment une présence régulière dans des productions où l’action et le décor comptent autant que les personnages eux-mêmes.
En 1951, il figure dans Le Cavalier de la mort d’André de Toth. En 1956, il est Hebrew at Golden Calf dans Les Dix Commandements de Cecil B. DeMille. Trois ans plus tard, il apparaît dans Trois heures dix pour Yuma, crédité comme Townsman in Contention, puis dans The Deputy en 1959, où il joue Bartender et Townsman.
Les séries télévisées et la dernière période
À la télévision américaine, Frank Hagney participe à 35 séries, souvent dans le registre du western. Ses premières apparitions télévisées datent de 1950. Quelques années plus tard, il revient dans Cisco Kid pour 2 épisodes en 1954, puis dans The Lone Ranger pour 2 épisodes entre 1955 et 1956.
La fin des années 1950 le conduit aussi vers Perry Mason, où il joue dans 3 épisodes entre 1959 et 1962. Daniel Boone marque sa dernière série, avec 2 épisodes entre 1966 et 1967. Ces interventions s’étalent sur près de deux décennies, dans des formats qui prolongent sa familiarité avec les rôles de composition et les récits d’action.
Frank Hagney meurt à Los Angeles le 25 juin 1973, à 89 ans. Son nom demeure attaché à des films très différents par leur statut, de Le Mécano de la « General » à La vie est belle, de Le Mari de l’Indienne à Les Dix Commandements, avec une continuité qui traverse le muet, le parlant et la télévision.
Films et séries avec Frank Hagney
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