Frank Puglia: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Frank Puglia en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
184
œuvres recensées
144 films · 40 séries
- Première année recensée
- 1921
- Dernière année recensée
- 1975
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1921, D. W. Griffith choisit Frank Puglia pour « Les Deux Orphelines », où il tient le rôle de Pierre Frochard. Né en 1892 à Linguaglossa, en Sicile, l’acteur installé aux États-Unis dès 1907 traverse alors l’Atlantique professionnel du théâtre au cinéma muet. La suite de sa présence à l’écran se construit sur des emplois secondaires, souvent sans nom au générique, puis sur une longue série de participations à des films et des séries jusqu’en 1975.
Frank Puglia et les débuts américains
Frank Puglia naît le 9 mars 1892 à Linguaglossa, en Sicile, et meurt le 25 octobre 1975 à South Pasadena, en Californie. Installé aux États-Unis dès 1907, il attire l’attention de D. W. Griffith au théâtre avant d’être retenu pour « Les Deux Orphelines » en 1921.
Le film réunit Dorothy Gish et Lillian Gish autour de lui. Puglia y joue Pierre Frochard dans une distribution où son nom se trouve lancé par un cinéaste déjà majeur du muet américain. Deux ans plus tard, Griffith le rappelle pour « Isn't Life Wonderful? » en 1924, avant que Robert Z. Leonard, Henry King et Kenneth S. Webb ne le sollicitent à leur tour.
Cette première séquence de sa présence au cinéma se fait sans éclat de vedette. Elle repose sur des apparitions régulières dans des productions de studio, à une période où les acteurs venus de l’étranger trouvent souvent place dans des emplois de caractère. Son passage par le muet reste limité à six films, un chiffre qui fixe un cadre précis à sa première phase de travail.
Des studios aux seconds rôles
Dans les années 1930, Frank Puglia apparaît dans une série de productions très diverses. Il figure dans « Viva Villa! » de Jack Conway en 1934, puis dans « Capitaine Blood » de Michael Curtiz, « Ville frontière » d’Archie Mayo et « Le Jardin d’Allah » de Richard Boleslawski en 1935 et 1936.
Il passe d’un film à l’autre sans s’installer dans un type unique de production. On le retrouve chez W. S. Van Dyke dans « Loufoque et Cie » et « La Fièvre des tropiques », chez Rouben Mamoulian dans « Le Joyeux Bandit », chez Clarence Brown dans « Sa femme et sa secrétaire », puis chez Dorothy Arzner dans « L'Inconnue du palace » en 1937.
La liste de ses films mentionne aussi « Le Signe de Zorro » en 1940 et « Casablanca » en 1943. Dans ce dernier, il figure comme marchand de tapis. Le détail du rôle, réduit et non crédité, correspond bien à la manière dont il traverse une grande partie de sa filmographie américaine.
De Casablanca à la télévision
À partir des années 1950, Frank Puglia réduit sa présence au cinéma et travaille davantage pour la télévision, entre 1952 et 1973. Il apparaît dans « Lux Video Theatre » en 1950, puis dans « Westinghouse Desilu Playhouse » en 1958 et « The Texan » en 1958.
La décennie suivante le voit passer d’un format à l’autre avec « The Detectives » en 1959, « Law of the Plainsman » en 1959, « Bob Hope Presents the Chrysler Theatre » en 1963, puis « Le Fugitif » en 1963. Quelques mois plus tard viennent « Jinny de mes rêves » en 1965 et « Sauve qui peut » la même année.
Ces titres s’inscrivent dans une activité télévisuelle soutenue, où il tient des rôles comme Father Pensovecchio, Carlos Moreno, Guido, Don Esteban Ramores, Compadre ou Salvatori. En 1967, il apparaît encore dans « Le grand chaparral » et « La Sœur volante », deux séries où sa présence se prolonge dans des emplois de soutien.
Une présence continue jusqu’en 1975
Frank Puglia travaille jusqu’en 1975, année de sa mort. Son nom traverse près d’un demi-siècle de productions américaines, depuis le muet des années 1920 jusqu’aux séries télévisées des années 1960 et du début des années 1970. Cette durée s’appuie sur une pratique régulière des petits rôles, souvent distribués dans des récits situés dans un cadre italien, hispanique ou latino-américain.
La continuité de son activité passe aussi par la fidélité à certains cinéastes et formats. Griffith le rappelle après « Les Deux Orphelines », puis la télévision lui offre un espace plus stable à partir des années 1950. Son travail s’étend alors de « Lux Video Theatre » à « Le grand chaparral », en passant par des épisodes de séries populaires où il incarne des figures de pasteur, de guide, de notable ou de patriarche.
Le profil qui se dessine reste celui d’un acteur de composition, utilisé par Hollywood pour densifier une scène ou marquer un entourage. Sa mort à South Pasadena, le 25 octobre 1975, clôt une présence discrète mais constante dans le cinéma et la télévision américains.
- 1921: « Les Deux Orphelines » de D. W. Griffith, rôle de Pierre Frochard
- 1924: « Isn't Life Wonderful? » de D. W. Griffith
- 1934: « Viva Villa! » de Jack Conway
- 1935: « Capitaine Blood » de Michael Curtiz
- 1937: « L'Inconnue du palace » de Dorothy Arzner
- 1943: « Casablanca », marchand de tapis
- 1958: « The Texan » et « Westinghouse Desilu Playhouse »
- 1959: « The Detectives » et « Law of the Plainsman »
- 1963: « Bob Hope Presents the Chrysler Theatre » et « Le Fugitif »
- 1965: « Jinny de mes rêves » et « Sauve qui peut »
- 1967: « Le grand chaparral » et « La Sœur volante »
Films et séries avec Frank Puglia
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