Creighton Hale: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Creighton Hale en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
206
œuvres recensées
204 films · 2 séries
- Première année recensée
- 1914
- Dernière année recensée
- 1959
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1914, Creighton Hale apparaît dans The Million Dollar Mystery de Howell Hansel, un feuilleton où il tient un rôle de membre du gang. La même année, il figure dans The Stain de Frank Powell, puis dans The Three of Us de John W. Noble et dans Les Mystères de New York de Louis Gasnier et George B. Seitz. Né le 24 mai 1888 dans le comté de Cork, en Irlande, mort le 9 août 1965, il traverse l’époque muette puis le parlant avec une présence régulière dans des seconds rôles et des apparitions non créditées.
Les années muettes et les serials
Dès 1914, Creighton Hale circule d’un tournage à l’autre dans des productions très diverses. Il joue Walter Jameson dans plusieurs épisodes de Les Mystères de New York, puis passe en 1915 par Embrasse-moi, idiot de Frank Powell, avant The Old Homestead de James Kirkwood et The Romance of Elaine. Cette présence répétée dans les films à épisodes lui donne des partitions brèves, souvent assignées à des fonctions de récit plutôt qu’à des personnages centraux.
En 1916, il est Davey dans Le Masque aux dents blanches de George B. Seitz et Edward José, puis Pittacus Greene dans Hazel Kirke. L’année 1919 l’emmène vers Cœurs de vingt ans de James Kirkwood et La Treizième chaise, avant A Damsel in Distress où il tient le rôle de George Bevan. Ces titres installent un acteur fréquemment sollicité pour des jeunes premiers, des secrétaires ou des figures d’accompagnement, sans qu’il quitte les codes du mélodrame et de la comédie romantique.
Griffith, Lubitsch et les grands ensembles
En 1920, D. W. Griffith le choisit pour À travers l'orage, où il figure sous le nom du Professeur, puis, l’année suivante, pour Les Deux Orphelines, dans le rôle de Picard. Le passage par Griffith le mène vers une production plus ample, où la distribution se resserre autour de personnages nettement typés. Le même itinéraire passe en 1924 par Comédiennes d’Ernst Lubitsch, où il joue le docteur Gustav Mueller.
La décennie 1920 le voit apparaître dans Le Glaive de la loi de Victor Sjöström, Wine of Youth de King Vidor, The Circle de Frank Borzage et Si les hommes pouvaient, encore pour Borzage. Il tient aussi Alick Gell dans Le Glaive de la loi, Arnold Cheney dans The Circle et Danny Kester dans Si les hommes pouvaient. Ce réseau de réalisateurs fait de lui un interprète familier des studios, capable d’entrer dans des ensembles prestigieux sans occuper le devant de la scène.
Le passage au parlant
Au début des années 1930, Creighton Hale reste présent dans des productions où son nom apparaît souvent sans personnage détaillé. En 1934, il est Reporter dans L'Introuvable. Le film, signé W. S. Van Dyke, l’inscrit dans l’univers policier et mondain de la série des Thin Man. Dix ans plus tôt, il avait déjà traversé des comédies de studio et des drames de prestige; le parlant le ramène vers des emplois plus discrets, mais toujours récurrents.
En 1939, il figure parmi les clients des Fantastiques Années 20. En 1940, il joue un officier du navire dans L'Étrangère. L’année suivante, il est sténographe dans Le Faucon maltais et homme de l’Associated Press dans Sergent York. Ces apparitions, brèves et précises, le placent dans la mécanique des studios de l’âge classique, où des visages reviennent d’un film à l’autre pour faire tenir la continuité du monde filmé.
Des apparitions jusqu’aux années 1950
La suite de la filmographie conservée le montre encore actif dans les années 1940 et 1950. En 1943, il apparaît dans Casablanca comme client, puis en 1944 dans Femme aimée est toujours jolie dans le rôle de Casey. En 1947, il joue le premier rôle masculin de The Perils of Pauline, sous l’intitulé de Marcelled Leading Man, avant de revenir à des emplois plus brefs dans Le Rebelle en 1949.
Il figure aussi dans Boulevard du crépuscule de Billy Wilder en 1950, où il apparaît sous son propre nom, puis dans La Femme à abattre en 1951. Cette dernière présence ferme une séquence où il passe des grands films de studio aux silhouettes furtives, sans quitter un territoire marqué par les seconds rôles. Dans ces productions tardives, son visage s’inscrit dans la mémoire collective du cinéma américain classique, parfois sans nom de personnage, parfois avec une identité réduite à une fonction.
Alias et identité à l’écran
Creighton Hale a aussi utilisé les noms de Patrick C. Fitzgerald, Patrick Fitzgerald et Patrick Wills Fitzgerald. Ces alias accompagnent une carrière commencée très tôt dans les productions américaines du muet, à une période où les identités professionnelles circulent sous plusieurs formes selon les contrats et les génériques. La mention de ces variantes éclaire la manière dont il a pu être repéré dans les premières années de son activité.
Son jeu se fixe moins par des gestes spectaculaires que par la fréquence de ses apparitions. De Les Deux Orphelines à Casablanca, de Comédiennes à Boulevard du crépuscule, il traverse près de 4 décennies de cinéma américain. Mort en 1965, il laisse la trace d’un interprète dont la carrière épouse la transformation des studios, des serials du muet aux petits rôles du parlant, avec une continuité rare dans la durée.
Films et séries avec Creighton Hale
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Galerie photos de Creighton Hale
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