Leo White: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Leo White en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
319
œuvres recensées
319 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1913
- Dernière année recensée
- 1948
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1915, Leo White apparaît dans plusieurs courts métrages de Charlie Chaplin, parmi lesquels « Charlot débute », « Charlot en bombe » et « Charlot boxeur ». Né le 9 novembre 1873 à Graudenz, dans l’Empire allemand, il appartient à cette génération d’interprètes qui traversent le muet, puis les premières années du parlant, sans quitter les plateaux américains. Mort le 20 septembre 1948, il laisse une filmographie où reviennent les silhouettes de serveurs, de concierges, de clients et de passants.
Leo White, des comédies de Chaplin aux seconds rôles
Dans les films de Chaplin tournés en 1915, Leo White occupe souvent des places brèves mais immédiatement identifiables. Il joue un officier des hussards dans « Charlot débute », un dandy français et réceptionniste dans « Charlot en bombe », puis un joueur malhonnête dans « Charlot boxeur ». Cette même année, il apparaît encore en comte dans « Charlot dans le parc », en prétendant nommé Chloride de Lime dans « Charlot veut se marier », puis en premier voleur dans « Le Vagabond ».
Sa présence se prolonge dans « Mam’zelle Charlot », « Charlot garçon de banque », « Charlot marin » et « Charlot joue Carmen », où il passe d’un valet à un officier de la garde. L’année suivante, il revient dans « Charlot cambrioleur », « Charlot et le Comte » et « Charlot fait du ciné », avec des emplois de policier, de comte ou de simple figurant social. Sa silhouette s’inscrit dans le répertoire comique du muet, où la tenue, l’allure et le masque comptent autant que le dialogue absent.
Les années 1917 et 1918, entre Arvid E. Gillstrom et Charley Chase
En 1917, Leo White figure dans « Back Stage », « The Hero », « Dough Nuts » et « The Fly Cop », tous signés par Arvid E. Gillstrom. Il y joue un propriétaire, un maire, un personnage nommé Camembert ou encore le comte, selon les titres. Cette série de rôles montre une aisance particulière dans les emplois d’autorité légère, de faux notable ou de figure mondaine tournée vers la farce.
L’année 1918 le retrouve dans « Bright and Early » de Charley Chase, puis dans « The Rogue », « The Brazen Beauty », « Chase Me Charlie » et « Les Avatars de Charlot ». Il y compose un escroc, un comte, Duke De Durti-Dog ou encore un manicure dans « À chacun sa vie ». Peu après, ses personnages continuent de circuler dans des récits courts où le costume signale presque tout, des manières aristocratiques au simple opportunisme.
Des années 1920 au passage au parlant
Au début des années 1920, Leo White apparaît dans « Blind Youth », « An Adventuress », « Mrs. Temple’s Telegram », « Pals and Pugs » et « The Devil’s Passkey ». Il y joue Louis, le prince Halbere, John Brown, Beau Brummel ou Amadeus Malot. Ces noms indiquent une gamme de personnages allant du domestique au mondain, sans que l’un prenne définitivement le pas sur l’autre.
Plus tard, il traverse encore les années 1920 et le début des années 1930 avec « L’Aurore » en 1927, où il joue un barbier, puis « Grand Hotel » en 1932, dans le rôle d’un portier d’hôtel. À partir de là, il apparaît dans « L’Homme invisible » en 1933, « L’Introuvable » en 1934, puis « Guerre au crime » et « Femmes marquées » en 1937. Son profil se fixe dans des emplois de passage, intégrés à de grands ensembles hollywoodiens sans réclamer la première place.
Les années 1940, entre « Le Dictateur » et « Casablanca »
En 1940, Leo White est au générique de « Le Dictateur » et de « Ville conquise ». Dans le film de Chaplin, il tient le rôle du barbier de Hynkel, tandis que dans le second il figure parmi les observateurs d’un concours de danse. Quelques mois plus tard, il apparaît dans « Gentleman Jim » en maître d’hôtel, puis dans « Casablanca » en Emile, serveur.
En 1944, il est encore visible dans « Arsenic et vieille dentelle », où il joue un homme dans une cabine téléphonique. Cette présence tardive dans des productions marquantes des années 1940 prolonge une carrière commencée avant la Première Guerre mondiale. Leo White meurt le 20 septembre 1948, après être resté longtemps associé à ces apparitions brèves qui peuplent les comédies et les grands ensembles américains.
Filmographie sélective
Les titres retenus dessinent quelques jalons de son activité à l’écran, sans prétendre à l’exhaustivité.
- « Charlot débute » (1915)
- « Charlot en bombe » (1915)
- « Charlot boxeur » (1915)
- « Le Vagabond » (1915)
- « Charlot joue Carmen » (1915)
- « Charlot cambrioleur » (1916)
- « Charlot et le Comte » (1916)
- « Back Stage » (1917)
- « Dough Nuts » (1917)
- « The Fly Cop » (1917)
- « Bright and Early » (1918)
- « Les Avatars de Charlot » (1918)
- « An Adventuress » (1920)
- « L’Aurore » (1927)
- « Grand Hotel » (1932)
- « L’Homme invisible » (1933)
- « L’Introuvable » (1934)
- « Guerre au crime » (1936)
- « Le Dictateur » (1940)
- « Ville conquise » (1940)
- « Gentleman Jim » (1942)
- « Casablanca » (1943)
- « Arsenic et vieille dentelle » (1944)
- « Le Rebelle » (1949)
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