Fermer Le Menu
NRmagazine
    Facebook X (Twitter) Instagram
    NRmagazineNRmagazine
    • ECO
    • BUSINESS
    • CINEMA
      • Films
      • Séries
      • Acteurs
    • SOCIETE
      • People
      • Musique
        • Culture musique
      • Blog Entertainment
      • Blog bien-être
      • Blog relation
      • Actu
    • MODE
    • CULTURE
      • Quiz
    • TECH
      • Test et avis
    • VOYAGES
    • AUTO/MOTO
    • MAISON
      • Blog cuisine
    • Rubrique Cinéma
    • Films
    • Séries
    • Acteurs
    • Sorties cinéma
    • Awards
    • Programme TV
    NRmagazine
    • Rubrique Cinéma
    • Films
    • Séries
    • Acteurs
    • Sorties cinéma
    • Awards
    • Programme TV
    Nrmagazine » Woody Harrelson dans The Freak Brothers : la série animée stoner que Tubi a presque cachée
    Blog Entertainment 12 juillet 20266 Minutes de Lecture

    Woody Harrelson dans The Freak Brothers : la série animée stoner que Tubi a presque cachée

    Un casting en or pour une adaptation de comix underground, entre nostalgie hippie et chaos très 2020
    Partager
    Facebook Twitter E-mail WhatsApp

    On a parfois l’impression que certaines séries sont conçues pour être vues par accident, comme un vieux flyer collé au fond d’un bar. The Freak Brothers, avec Woody Harrelson, appartient à cette étrange catégorie : une adaptation de comix underground qui sent la fumée froide, le contre-culturel recyclé et la blague que l’algorithme n’a pas vraiment su vendre.

    À la base, il y a The Fabulous Furry Freak Brothers, créé en 1971 par Gilbert Shelton, l’un des totems du comix underground américain. Trois paumés, beaucoup de joints, San Francisco en toile de fond, et une galerie de situations où l’idiotie sert de moteur narratif. Le matériau est né dans le sillage post-Summer of Love, quand la contre-culture avait encore des dents et que choquer le bourgeois n’était pas encore devenu un format de marque. Adapter ça en 2021 sur Tubi, plateforme qui ne jouit pas exactement du prestige d’un mastodonte du streaming premium, relevait déjà du pari bizarre. Et pourtant, la série a tenu le cap jusqu’à une troisième saison lancée le 20 avril 2026, ce qui, soyons honnêtes, est une date choisie avec la finesse d’un panneau publicitaire au néon.

    Le vrai sujet, au fond, c’est moins l’adaptation d’un comic culte que la façon dont Hollywood recycle ses marginaux quand ils deviennent des produits de niche.

    Des freaks d’hier, des blagues d’aujourd’hui

    Le charme de The Freak Brothers tient à son décalage temporel. L’idée de départ est simple : les trois héros se retrouvent propulsés de 1969 à 2020 après avoir consommé une herbe trafiquée par un élixir louche. On a vu plus subtil, évidemment, mais le dispositif permet à la série de transformer le choc des époques en machine à gags. Jeff Bezos, les conventions techno, les robots girlfriends, un hologramme de Jim Morrison : la série empile les signes du présent comme on vide un tiroir de jouets cassés. Ça fait le boulot, sans prétendre à la grande fresque sociologique. On est plus près de la pochade débraillée que du traité sur la fin des utopies.

    Ce qui est malin, en revanche, c’est que la série ne renie pas l’esprit du comic. Les Freaks ne sont pas des héros, encore moins des modèles. Ce sont des types qui dérivent, qui bavardent, qui se plantent, qui s’auto-sabordent avec une constance presque admirable. L’animation conserve cette énergie de bande dessinée sale, un peu crasseuse, où le récit avance par à-coups et par mauvaise foi. Dans une époque où tant d’adaptations cherchent à lisser leur source pour la rendre exportable, The Freak Brothers fait presque figure d’anomalie sympathique. Pas une révolution. Une bizarrerie qui assume de sentir le vieux canapé.

    Affiche de The Freak Brothers
    Affiche de The Freak Brothers

    Harrelson, Davidson, Goodman : le casting fait le sale boulot

    Le coup de génie, c’est le casting vocal. Woody Harrelson en Freewheelin’ Franklin, Pete Davidson en Phineas, John Goodman en Fat Freddy : on a là un trio qui fonctionne d’abord parce qu’il colle à des persona publiques déjà très identifiables. Harrelson, militant, fumeur revendiqué, demi-dieu de la nonchalance politisée, apporte au personnage une évidence presque insolente. Davidson, avec son air de type qui a l’air de sortir d’une sieste prolongée, donne à Phineas une paresse parfaitement crédible. Goodman, lui, fait du Goodman : il remplit l’espace, il ancre le bordel, il donne du poids à ce qui pourrait sinon flotter dans la fumée. Le casting ne sauve pas la série, il lui donne sa colonne vertébrale.

    Il faut aussi saluer la logique de production. The Freak Brothers est la première série animée distribuée par Tubi, et ce simple détail dit beaucoup de la stratégie de la plateforme : aller chercher des objets un peu bancals, un peu cultes, un peu mal rangés, pour fabriquer une identité à contre-courant des géants du secteur. Là où Netflix et consorts ont longtemps joué la carte du volume et du prestige, Tubi mise sur l’angle mort, sur la curiosité de niche, sur le titre que personne n’attendait. C’est malin économiquement, et presque cohérent culturellement. Presque, parce que le mot “Tubi Original” n’a jamais eu le sex-appeal d’un label de prestige. Mais bon, on ne va pas demander à un service gratuit de se prendre pour l’Olympe.

    Une contre-culture devenue comfort food

    Le point le plus intéressant, c’est peut-être là : ce qui était autrefois subversif ressemble aujourd’hui à de la nostalgie de boomers. Le comix de Gilbert Shelton avait une vraie fonction de provocation, avec sa saleté assumée, son rapport frontal à la drogue et son refus des bonnes manières éditoriales. La série, elle, arrive dans un monde où le cannabis est déjà largement intégré à la pop culture, où les blagues sur les paumés défoncés ne choquent plus grand monde, et où la rébellion se consomme souvent entre deux notifications. D’où cette impression un peu piquante : The Freak Brothers est drôle, parfois bien sale, mais plus réconfortant que dangereux. La contre-culture a perdu ses crocs et gagné une playlist.

    Pour autant, la série ne manque pas de matière. Sa saison 1 joue la carte du choc des générations avec une certaine gourmandise, et la saison 3, arrivée en avril 2026, prouve que le projet a trouvé son rythme de croisière. On peut discuter sa portée, son ambition, sa capacité à faire autre chose que du gag à joints, mais on ne peut pas lui retirer une chose : elle a compris que l’adaptation d’un objet underground ne consiste pas à le rendre respectable. Il faut garder le désordre, la vulgarité, le côté bancal. Sinon, à quoi bon ?

    Au fond, The Freak Brothers raconte un petit miracle très moderne : des marginaux nés dans le chaos des années 1970 qui survivent en 2026 sous forme de série animée, portés par des voix célèbres et un diffuseur qui ne joue pas dans la même cour que les grands studios. Ce n’est pas la grande revanche du comix, ni un chef-d’œuvre caché sous le tapis. C’est mieux que ça, peut-être : un objet louche, drôle, mal peigné, qui rappelle qu’une adaptation peut encore préférer le décalage au prestige. Et ça, dans le marigot actuel, ça mérite bien un petit nuage de fumée. Ou deux.

    nrmagazine
    Vincent Bazire

    Journaliste citoyen depuis plus de 20 ans, passionné de cinéma et réalisateur de courts-métrages sur mon temps libre.

    • Vincent Bazire
      Métiers de la Robotique en 2026 : Pourquoi ce Secteur Recrute en Masse (et Paie Très Bien)
    • Vincent Bazire
      Canicule : pourquoi autant de mort en 2026 et comment limiter les risques ?
    • Vincent Bazire
      L’accessibilité des cartes crypto en Europe
    • Vincent Bazire
      Gestionnaire de mot de passe : pourquoi 94% se font piéger et comment y échapper

    Publications similaires :

    1. Crunchyroll et l’anime, l’Expo qui fait grimper la mise
    2. The Peripheral : l’adaptation de William Gibson que Prime Video a coupée en plein vol
    3. Margaret Atwood et The Handmaid’s Tale : quand la censure prouve que le cauchemar a du mordant
    4. Silo saison 3 : comment Juliette a enterré sa rébellion sans la tuer
    Série Streaming
    Part. Facebook Twitter E-mail Copier Le Lien WhatsApp

    Vous pourriez aimer aussi...

    Stranger Things : les 5 pires épisodes d’une série qui a quand même changé Netflix

    12 juillet 2026

    Daredevil : la scène qui a convaincu Vincent D’Onofrio que Charlie Cox était né pour Matt Murdock

    12 juillet 2026

    Marcus Welby, M.D. : la série médicale la plus regardée de 1970, puis avalée par l’oubli

    12 juillet 2026
    Ajouter Un Commentaire
    Laisser Une Réponse Annuler La Réponse

    X-Men ’97 : la mort de Magneto, ou comment la série Disney+ casse son roi sans perdre la couronne

    The Pitt saison 2 : deux acteurs ont décroché leurs Emmy sans le feu vert du studio

    Silo saison 3 : comment Juliette a enterré sa rébellion sans la tuer

    Dinosaurs of the Wild West : le western aux dinos qui rêve de faire son Yellowstone

    Margaret Atwood et The Handmaid’s Tale : quand la censure prouve que le cauchemar a du mordant

    The Peripheral : l’adaptation de William Gibson que Prime Video a coupée en plein vol

    Crunchyroll et l’anime, l’Expo qui fait grimper la mise

    House of the Dragon saison 3 : qui revient à Westeros ? Le casting, les survivants et les comptes à régler

    Rechercher
    Catégories
    • À propos
    • Espace Presse
    • Recrutement
    • Contact
    • Mentions légales
    © 2026 Nrmagazine

    Type ci-dessus et appuyez sur Enter pour la recherche. Appuyez sur Esc pour annuler.