Fermer Le Menu
NRmagazine
    Facebook X (Twitter) Instagram
    NRmagazineNRmagazine
    • ECO
    • BUSINESS
    • CINEMA
      • Films
      • Séries
      • Acteurs
    • SOCIETE
      • People
      • Musique
        • Culture musique
      • Blog Entertainment
      • Blog bien-être
      • Blog relation
      • Actu
    • MODE
    • CULTURE
      • Quiz
    • TECH
      • Test et avis
    • VOYAGES
    • AUTO/MOTO
    • MAISON
      • Blog cuisine
    • Rubrique Cinéma
    • Les films populaires
    • Les dernières séries
    • Les meilleurs acteurs
    NRmagazine
    • Rubrique Cinéma
    • Les films populaires
    • Les dernières séries
    • Les meilleurs acteurs
    Nrmagazine » Chris Pratt et Doris Kearns Goodwin lancent une comédie historique pour les 250 ans des États-Unis
    Blog Entertainment 19 juin 20265 Minutes de Lecture

    Chris Pratt et Doris Kearns Goodwin lancent une comédie historique pour les 250 ans des États-Unis

    ATTN: sort l’artillerie légère pour America 250, avec Chris Pratt en cavalier du passé et l’Histoire en complice
    Partager
    Facebook Twitter E-mail WhatsApp

    Chris Pratt va troquer les explosions pour les punchlines : l’acteur mène une série de courts métrages comiques sur l’histoire américaine, avec l’historienne Doris Kearns Goodwin en partenaire de jeu. Oui, l’État fédéral finance l’opération. On a connu des façons plus discrètes de célébrer un anniversaire national.

    Variety nous apprend que le projet s’inscrit dans le cadre d’America 250, la grande séquence commémorative des 250 ans des États-Unis, prévue pour 2026. L’idée est simple sur le papier, toujours un peu moins dans les faits : utiliser un format court, calibré pour le digital, afin de raconter l’histoire du pays à coups de sketches, de clins d’œil et de reconstitutions pas trop poussiéreuses. ATTN:, studio spécialisé dans les contenus numériques et les campagnes à vocation culturelle, pilote l’affaire avec Alex Gregory, Emmy winner passé par Veep et White House Plumbers, à la production.

    Le projet s’inscrit dans une logique très contemporaine de commande publique version soft power : faire de l’histoire un produit de circulation rapide, partageable, digestible, presque « meme-able ». Le budget n’a pas été détaillé publiquement, mais le financement par le gouvernement américain dit déjà tout du sous-texte : on ne parle pas d’un simple divertissement, on parle d’un outil de narration nationale, d’un petit fer de lance culturel emballé dans du comique.

    Et c’est là que le dossier devient intéressant : Chris Pratt, star de franchise et visage de blockbuster, va jouer les passeurs d’Histoire dans un format qui cherche à rendre le passé consommable sans le rendre inoffensif.

    Le passé en mode fast-food, mais avec costume trois pièces

    En apparence, le casting de Chris Pratt ressemble à un choix évident pour toucher large. L’acteur a déjà prouvé qu’il savait porter des machines à fantasme comme Guardians of the Galaxy ou Jurassic World, ces gros morceaux de cinéma industriel où l’on vend du spectacle avant de vendre du sens. Ici, le glissement est malin : on prend une tête d’affiche associée au grand public, on la jette dans la marmite historique, et on espère que le résultat aura le goût d’une leçon sans la migraine.

    Mais la vraie trouvaille du projet, c’est Doris Kearns Goodwin. Historienne présidentielle, autrice respectée, visage familier des plateaux américains quand il faut parler Lincoln, Roosevelt ou la mécanique du pouvoir, elle apporte ce que Pratt ne peut pas fabriquer tout seul : la caution, la gravité, le contrepoids. Le duo a quelque chose d’assez drôle en soi – le demi-dieu de la pop culture face à la mémoire institutionnelle. Ça sent la collision de deux Amériques qui se regardent en chien de faïence depuis longtemps.

    Le pari, au fond, c’est de faire croire que l’Histoire peut se raconter comme une buddy comedy sans perdre tout son nerf.

    ATTN: sort le drapeau, pas le bazooka

    Avec ATTN:, on est loin du grand studio qui aligne des centaines de millions de dollars de budget de production et de marketing pour un long-métrage de 140 minutes. Ici, on parle de courts formats, donc d’une autre économie : moins de temps, moins d’argent, moins de place pour les détours, mais aussi moins de risque de se prendre un bide en salle. Le projet n’est pas pensé pour l’exploitation en salles ni pour la fenêtre de diffusion traditionnelle ; il vise la circulation numérique, là où l’attention se gagne à coups de secondes et se perd encore plus vite.

    C’est précisément ce qui rend l’affaire intéressante d’un point de vue culturel. Dans une Amérique qui adore transformer ses commémorations en produit d’appel, America 250 ressemble à un exercice de pédagogie patriotique avec supplément autodérision. Le format court permet d’éviter le piège du grand film historique solennel – celui qui finit souvent par empiler les dates comme un manuel de terminale sous anxiolytiques. Là, on tente autre chose : un récit national en version légère, presque désinvolte, mais pas forcément creux.

    Reste la question qui fâche un peu : peut-on vraiment résumer deux siècles et demi d’histoire américaine sans lisser les conflits, les angles morts, les sales affaires ? La question est sans réponse pour le moment, mais ce ne serait pas franchement étonnant que la série choisisse la voie la plus sûre : l’humour pour faire passer la pilule, la célébrité pour faire venir le public, et la mémoire officielle pour éviter de trop gratter.

    Un bicentenaire et demi, ça se fête au montage

    Dans la plus pure tradition hollywoodienne, le projet semble vouloir faire passer le flambeau entre le sérieux des historiens et la mécanique du divertissement. Sauf qu’ici, le montage n’a rien d’anodin : il devient l’arme principale. Il faut condenser, rythmer, faire sauter les temps morts, histoire de ne pas transformer le tout en conférence filmée avec sourire obligatoire. C’est là que le nom d’Alex Gregory compte : son expérience sur Veep et White House Plumbers laisse espérer une écriture un peu plus mordante que le simple patriotisme tiède.

    On peut aussi lire le projet comme un symptôme. Les studios et les plateformes ne sont plus les seuls à fabriquer des récits de masse ; les institutions publiques elles-mêmes cherchent désormais des formats compatibles avec les usages numériques. Le résultat peut être brillant, ou un peu gênant, ou les deux à la fois – ce qui, soyons honnêtes, est souvent le meilleur carburant pour une curiosité saine. Le cinéma n’a pas le monopole de la mythologie nationale, mais il continue de servir de matrice à tout le reste. Même quand il s’agit de sketches.

    Au fond, America 250 dit quelque chose d’assez net sur l’époque : pour raconter la nation, il faut désormais une star, une historienne et un format court. Le reste, c’est du vernis ou du génie. Parfois les deux. Souvent le premier.

    Et si Chris Pratt réussit à faire rire l’Amérique avec ses propres fantômes, on aura peut-être droit à un petit miracle de commande publique. Sinon, on aura au moins appris une chose : l’Histoire, comme Hollywood, adore les bons castings. Le problème, c’est quand le scénario se prend pour le président.

    nrmagazine
    Vincent Bazire

    Un journaliste citoyen depuis plus de 20 ans qui alimente de nombreuses thématiques de magazine en ligne.

    • Vincent Bazire
      Ansel Elgort, Halle Bailey, Ludacris et Alan Ritchson prêtent leurs voix à Groove Tails (apparemment)
    • Vincent Bazire
      KPop Demon Hunters : un an de règne sur Netflix, le blockbuster qui ne voulait pas mourir (apparemment)
    • Vincent Bazire
      Belkis Bayrak prépare A Brighter Word Than Bright : le deuil en plein jour, ou presque
    • Vincent Bazire
      Jamie Bell veut remettre les claquettes au centre du jeu après l’échec du biopic Fred Astaire

    Publications similaires :

    1. Spielberg recalé par James Bond : Cubby Broccoli a dit non
    2. Disclosure Day : Spielberg reprend contact avec les extraterrestres et signe son meilleur démarrage de toute sa carrière
    3. WIA souffle ses 10 bougies à Annecy et sort Bonnie Arnold du chapeau (qu’on n’avait pas vu venir)
    4. Karlovy Vary : Bendita s’offre 3 Weeks After, le drame qui gratte là où ça fait mal (apparemment)
    Film
    Part. Facebook Twitter E-mail Copier Le Lien WhatsApp

    Vous pourriez aimer aussi...

    Taylor Swift a écrit un morceau en 8 heures après Toy Story 5

    18 juin 2026

    Le Grinch ressort les griffes : Jim Carrey et Ron Howard de retour pour une suite

    18 juin 2026

    Annecy : le CMF rejoint l’ONF et Téléfilm pour muscler l’animation canadienne

    18 juin 2026
    Ajouter Un Commentaire
    Laisser Une Réponse Annuler La Réponse

    Hollywood, ses murs et ses biais : les Latinos face au plafond de verre à 12 milliards

    Karlovy Vary : Bendita s’offre 3 Weeks After, le drame qui gratte là où ça fait mal (apparemment)

    Belkis Bayrak prépare A Brighter Word Than Bright : le deuil en plein jour, ou presque

    Jamie Bell veut remettre les claquettes au centre du jeu après l’échec du biopic Fred Astaire

    WIA souffle ses 10 bougies à Annecy et sort Bonnie Arnold du chapeau (qu’on n’avait pas vu venir)

    disclosure day

    Disclosure Day : Spielberg reprend contact avec les extraterrestres et signe son meilleur démarrage de toute sa carrière

    Spielberg

    Spielberg recalé par James Bond : Cubby Broccoli a dit non

    office romance

    [Critique] Office Romance : Jennifer Lopez retourne au bureau – et Netflix sort la boîte de pansements

    Rechercher
    Catégories
    • À propos
    • Espace Presse
    • Recrutement
    • Contact
    • Mentions légales
    © 2026 Nrmagazine

    Type ci-dessus et appuyez sur Enter pour la recherche. Appuyez sur Esc pour annuler.