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    Nrmagazine » You sur Netflix : la fin glaçante du stalker qui a obsédé des millions de spectateurs
    Inclassable

    You sur Netflix : la fin glaçante du stalker qui a obsédé des millions de spectateurs

    vincent11 février 2026Mise à jour:11 février 2026Aucun commentaire9 Minutes de Lecture
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    Il y a quelque chose de profondément dérangeant dans le silence d’une librairie après la fermeture. C’est là, entre deux rayonnages de classiques littéraires, que Joe Goldberg a commencé à tuer. Sept ans plus tard, le 24 avril 2025, Netflix a refermé la cage de verre sur son psychopathe le plus fascinant. Cinquante épisodes, vingt-trois victimes, douze femmes aimées – et une seule question qui hante : comment avons-nous pu autant nous attacher à un monstre ?

    L’essentiel sur You

    • Durée totale : 5 saisons (2018-2025), 50 épisodes
    • Acteur principal : Penn Badgley (Dan de Gossip Girl)
    • Origine : Adaptation des romans de Caroline Kepnes
    • Parcours : De Lifetime (saison 1) à Netflix (saisons 2-5)
    • Fin de la série : Joe condamné à perpétuité, impuissant et seul
    • Performance : Top 10 dans 90 pays pour la saison 4

    Un phénomène né dans l’indifférence

    Septembre 2018. You débarque discrètement sur Lifetime, chaîne câblée américaine qui peine à séduire le grand public. Les audiences sont tièdes, presque embarrassantes. Pourtant, quelque chose d’inhabituel se produit sur les réseaux sociaux : des spectateurs partagent des extraits, débattent furieusement du personnage de Joe. Netflix, qui détient les droits de diffusion internationale, observe ce buzz inattendu.

    Trois mois plus tard, la plateforme récupère intégralement la série. Le pari s’avère visionnaire : You explose, cumulant plusieurs centaines de millions d’heures de visionnage. Ce libraire séduisant qui traque, manipule et assassine au nom de l’amour devient l’anti-héros dont personne n’ose avouer l’attachement.

    Joe Goldberg : vingt-trois meurtres, zéro remords

    Penn Badgley incarne un paradoxe ambulant. Visage poupin, regard de chiot égaré, sourire désarmant – et mains tachées de sang. Le bilan macabre s’élève à vingt-trois victimes, chacune justifiée dans l’esprit tordu de ce romantique compulsif. Il ne tue pas par plaisir sadique, mais par conviction : éliminer les obstacles qui se dressent entre lui et son amour idéalisé.

    Cette rationalisation du meurtre constitue le cœur toxique de la série. Joe se présente comme un protecteur, un héros incompris qui sauve ses conquêtes d’elles-mêmes. La voix off omniprésente nous enferme dans sa psyché déformée, créant une proximité malaisante avec le spectateur. On ne regarde pas Joe de l’extérieur – on habite littéralement sa tête.

    Les showrunners Michael Foley et Justin W. Lo ont confié que Penn Badgley avait essayé quarante chapeaux différents pour trouver les couvre-chefs emblématiques de Joe. Ce détail presque dérisoire illustre l’obsession du personnage pour les identités factices : six pseudonymes au total, dont Will Bettelheim et le professeur Jonathan Moore. Maître du déguisement psychologique autant que vestimentaire.

    Douze femmes, une obsession sans fin

    Candace, Beck, Love, Marienne, Kate… Douze femmes ont cru séduire Joe Goldberg. Erreur fatale. C’est toujours lui qui choisit, qui observe, qui décide. La mécanique reste implacablement identique : repérage via les réseaux sociaux, stalking méthodique, approche calculée, puis élimination de tout concurrent potentiel.

    Beck, la poétesse fragile de la saison 1, incarne l’archétype de la victime parfaite. Joe lit ses publications Instagram comme des invitations personnelles, interprète ses failles émotionnelles comme des appels au secours destinés à lui seul. La cage de verre dans laquelle il l’enferme symbolise l’emprisonnement psychologique qu’il impose à toutes ses obsessions.

    Love Quinn, incarnée par Victoria Pedretti en saison 2, inverse magistralement la dynamique. Cette riche héritière de Los Angeles cache une nature aussi meurtrière que celle de Joe. Leur relation toxique culmine en saison 3 avec l’installation en banlieue cossue, parodie grinçante du rêve américain où deux tueurs jouent aux parents modèles.

    New York, Los Angeles, Londres : géographie d’un prédateur

    Chaque saison repositionne géographiquement Joe, créant une structure narrative cyclique. New York pour les saisons 1 et 5, Los Angeles pour les saisons 2-3, Londres pour la saison 4. Cette errance géographique reflète l’incapacité fondamentale du personnage à échapper à lui-même.

    Le retour final à Manhattan n’est pas anodin. Marié à Kate Lockwood, héritière d’un empire financier, Joe semble avoir atteint le sommet de sa réinvention. Trois ans se sont écoulés depuis la saison 4. La façade lisse craque rapidement : guerre d’influence entre les jumelles Lockwood, réapparition de Marienne et Nadia, confrontation avec Bronte, nouvelle obsession meurtrière.

    Penn Badgley a déclaré : « Revenir à New York a permis à la série de retrouver ses racines, tout en offrant une fin spectaculaire. C’était nécessaire pour rendre cette conclusion organique. »

    La saison 5 : quand les femmes reprennent le pouvoir

    Netflix a mis en ligne les dix épisodes finaux le 24 avril 2025. Contrairement aux saisons précédentes, aucune division en deux parties – la plateforme a choisi de délivrer d’un coup le dénouement attendu depuis sept ans.

    L’intrigue finale inverse radicalement la dynamique de pouvoir. Bronte, incarnée par Madeline Brewer, devient l’instrument de la chute de Joe. Lors d’une confrontation finale, elle lui tire dessus, le blessant gravement à l’entrejambe. Symbolisme brutal : l’homme qui utilisait sa séduction comme arme se retrouve physiquement castré, incapable de nouer la moindre relation intime.

    Grâce aux preuves accumulées par Louise, Kate et Nadia, Joe est condamné à perpétuité. Derrière les barreaux, il continue d’être idolâtré par certaines admiratrices – commentaire glaçant sur notre fascination culturelle pour les tueurs charismatiques. Joe reste persuadé que le problème n’est pas lui, mais « toi ». Le titre de la série révèle alors toute son ironie : l’accusation perpétuelle du narcissique qui refuse toute responsabilité.

    Kate survit miraculeusement à l’incendie, marquée à vie par ses blessures. Elle devient tutrice d’Henry, le fils de Joe, et transforme l’empire Lockwood en association caritative. Nadia retrouve sa liberté et enseigne auprès des détenus. Marienne s’épanouit comme artiste. Bronte honore la mémoire de Beck en publiant son véritable manuscrit.

    Les amies de Bronte prolongent le combat : elles chassent désormais les tueurs en série et les pervers narcissiques, s’assurant que la fin de Joe marque le début d’un mouvement plus large contre la violence dissimulée derrière l’amour toxique.

    Pourquoi il n’y aura jamais de saison 6

    Certains fans réclament une suite. Netflix a fermement répondu : non. Cette décision créative mérite d’être saluée dans une industrie obsédée par l’exploitation commerciale des succès.

    Les co-showrunners Michael Foley et Justin W. Lo ont toujours envisagé You comme une histoire en cinq actes. « Nous avons eu la chance rare de pouvoir raconter une histoire complète, en ramenant Joe là où tout a commencé », affirment-ils. Penn Badgley insiste : « Ce personnage est allé au bout de ce qu’il pouvait explorer. Et l’issue – une mise à nu totale, une confrontation avec ses actes – est la seule vraie fin possible. »

    Aucun spin-off, aucune relance, aucune suite n’est prévue. Rareté absolue dans l’écosystème Netflix, où même les échecs sont parfois ressuscités pour surfer sur la nostalgie.

    Les chiffres qui racontent une obsession collective

    La saison 4 a atteint le Top 10 dans quatre-vingt-dix pays. La saison 5 est devenue en quelques heures le programme le plus visionné du catalogue Netflix lors de sa sortie. Ces chiffres vertigineux posent une question inconfortable : pourquoi sommes-nous si nombreux à dévorer les confessions d’un tueur en série ?

    Cent trente-huit livres sont mentionnés, portés ou aperçus sur les étagères au fil de la série. De Crime et châtiment de Dostoïevski à Gatsby le magnifique de Fitzgerald, Joe se construit une légitimité intellectuelle à travers la littérature. Cette bibliophilie obsessionnelle n’est pas anodine : elle transforme un criminel banal en romantique tragique, archétype bien plus séduisant dans l’imaginaire collectif.

    Les producteurs Sera Gamble et Greg Berlanti ont cédé leurs places à Foley et Lo pour cette dernière saison, tout en restant producteurs exécutifs. Gamble a déclaré : « Travailler sur You a été un honneur, et Penn Badgley est un acteur exceptionnel, capable de rendre fascinant l’un des personnages les plus dérangeants de la télévision. »

    Le miroir dérangeant qu’on refuse de regarder

    You fonctionne comme une expérience psychologique grandeur nature. La série nous force à reconnaître notre propre fascination pour les prédateurs charismatiques, notre tendance à romancer la toxicité, notre complaisance envers les hommes qui se présentent comme des victimes de leurs émotions.

    Penn Badgley lui-même a régulièrement exprimé son malaise face aux fans qui trouvent Joe « sexy » ou « attachant ». L’acteur refuse catégoriquement de glamouriser le personnage, rappelant inlassablement qu’il s’agit d’un tueur en série manipulateur, pas d’un héros romantique incompris.

    Cette tension entre l’intention des créateurs et la réception du public constitue peut-être le véritable succès de You. La série révèle nos angles morts culturels concernant la violence masculine, le stalking romantisé et la dangerosité des « nice guys ». Joe incarne la version extrême de comportements que notre société minimise constamment : la surveillance obsessionnelle via les réseaux sociaux, l’entêtement romantique présenté comme preuve d’amour, la possession déguisée en dévotion.

    La fin choisie par les showrunners – Joe enfermé, impuissant, toujours aussi convaincu de sa propre justification – refuse toute forme de rédemption. Il n’y a pas de prise de conscience finale, pas de transformation morale. Le monstre reste un monstre, simplement privé de sa capacité à nuire.

    Héritage d’une série qui a tout compris de notre époque

    Sept ans après son lancement discret sur Lifetime, You laisse une empreinte indélébile dans le paysage sériel. La série a démontré qu’on pouvait construire un succès massif autour d’un personnage profondément antipathique, à condition de ne jamais tricher avec sa nature.

    L’adaptation des romans de Caroline Kepnes s’est progressivement émancipée de son matériau source. Les saisons 3 à 5 proposent des histoires inédites, preuve que les personnages avaient acquis une vie propre au-delà des pages originales.

    Le changement de chaîne entre la saison 1 et les suivantes illustre parfaitement l’évolution du paysage télévisuel. Lifetime, réseau câblé traditionnel, n’a pas su capitaliser sur le potentiel viral de You. Netflix, en récupérant la série, a transformé un semi-échec en phénomène mondial. Cette migration symbolise le transfert de pouvoir des networks classiques vers les plateformes de streaming.

    You s’achève donc comme elle a commencé : dans une librairie, entourée de livres, avec Joe Goldberg convaincu d’être le héros de sa propre histoire. Sauf que cette fois, personne ne vient le libérer. Les femmes qu’il a traquées, manipulées, parfois tuées, ont repris le contrôle du récit. Elles ont transformé leur victimisation en force collective, prouvant que la meilleure réponse à la violence masculine n’est pas la vengeance individuelle, mais la solidarité organisée.

    Le dernier plan ne montre pas Joe triomphant, mais Joe enfermé. Physiquement, psychologiquement, définitivement. La cage de verre qu’il utilisait pour emprisonner ses obsessions est devenue sa propre prison. Justice poétique pour un homme qui n’a jamais compris que l’amour ne peut exister sans liberté.

    Sept années, cinquante épisodes, vingt-trois victimes. Et une seule leçon, glaçante dans sa simplicité : le véritable monstre n’est pas celui qui avoue sa nature, mais celui qui la dissimule derrière un sourire charmant et des déclarations d’amour.

     

    vincent
    vincent

    Un journaliste citoyen depuis plus de 20 ans qui alimente de nombreuses thématiques de magazine en ligne.

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