Cinéma & Divertissement

Vintage Violence : Singapour retrouve sa soirée de clôture

Après douze ans sans clôture autonome, le festival accueille Cole Sprouse et Mizuhara Kiko, tandis que son ouverture reste contestée.

Publié le 2 min de lecture

Après douze ans sans clôture autonome, le festival accueille Cole Sprouse et Mizuhara Kiko, tandis que son ouverture reste contestée.

Le Singapore International Film Festival clôturera sa 37e édition avec Vintage Violence le 1er novembre 2026. Derrière le choix du film d’Eugene Kotlyarenko, un retour concret : la soirée de clôture autonome, disparue du programme depuis 2014.

Sommaire2 sections
  1. 01Le mot de la fin revient à Kotlyarenko
  2. 02À l’ouverture, la politique veut couper

La projection se tiendra au Capitol Theatre de Singapour et constituera la première asiatique du long métrage, après sa présentation dans la section Midnight Madness du Festival de Toronto. Eugene Kotlyarenko et ses deux têtes d’affiche, Cole Sprouse et Mizuhara Kiko, sont annoncés présents. Le festival ne se contente donc pas de désigner un dernier film : il lui redonne un rendez-vous à part entière.

Douze ans séparent cette soirée de la précédente clôture autonome. C’est ce changement de format, davantage que la seule présence des acteurs, qui distingue l’annonce. Le dernier soir retrouve son propre écran, et sa propre affiche.

Le mot de la fin revient à Kotlyarenko

Scène officielle : Vintage Violence
Vintage Violence © Droits réservés

Pour Vintage Violence, Singapour marque une nouvelle étape dans le parcours festivalier : Toronto d’abord, puis cette première asiatique au Capitol Theatre. Les deux présentations n’ont pas le même statut. Midnight Madness était sa section d’accueil à Toronto; à Singapour, le film porte la clôture de l’édition. On peut parler d’une place de choix, sans lui coller au passage un verdict critique que cette annonce ne permet pas.

La présence annoncée du réalisateur et des deux interprètes accompagne ce retour à une soirée distincte. Pas besoin de sortir les trompettes : une date, une salle et une équipe attendue donnent déjà à cette clôture des contours précis.

À l’ouverture, la politique veut couper

L’autre extrémité du programme fait l’objet d’une contestation. Le festival commencera le 21 octobre 2026 avec The Assassin(s), de Hur Jin-ho. Le Parti du pouvoir populaire sud-coréen a demandé son retrait au nom de ses 109 élus, reprochant au film de déformer l’histoire.

Cette accusation appartient au parti; elle ne constitue pas un constat sur le contenu du long métrage. La décision du festival, elle, est nette : la demande de retrait n’a pas changé le film d’ouverture. Le SGIFF maintient The Assassin(s) à l’affiche du 21 octobre.

Vincent Bazire
Écrit par

Journaliste citoyen depuis plus de 20 ans, passionné de cinéma et réalisateur de courts-métrages sur mon temps libre.

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