
L’acteur revient sur le rôle de Lucie dans le destin de Sydney Carton et sur la violence du tournage final.
Pour Kit Harington, Sydney Carton ne se trompe pas sur ce qui l’attend au terme du Conte de deux cités : prendre la place de Charles est, à ses yeux, la seule issue pour sauver celui-ci et sa famille. L’acteur décrit un personnage qui comprend clairement la nécessité de son sacrifice. Attention, cet article dévoile le dénouement de la série.

La lecture de Harington passe aussi par la place qu’occupe Lucie dans la vie de Sydney. Elle représente d’abord une source d’espoir. Mais le personnage finit par lui attribuer un pouvoir qu’elle n’a pas : celui de le sauver. L’acteur distingue donc ce qu’elle lui apporte de ce qu’il projette sur elle.
Cette distinction éclaire son parcours sans faire de Lucie la responsable de son destin. Dans l’interprétation proposée par Harington, Sydney voit en elle un remède à ses difficultés. C’est une attente erronée, différente de la lucidité avec laquelle il envisage finalement de prendre la place de Charles.

Le sacrifice final et cet espoir placé en Lucie ne relèvent donc pas du même rapport à la réalité. D’un côté, Sydney prête à une autre personne la capacité de le sauver; de l’autre, il mesure ce qu’il doit accomplir pour sauver Charles et sa famille. Harington situe la décision finale dans cette compréhension, plutôt que dans l’incertitude.
Le tournage a donné une dimension physique à ce dénouement. Harington raconte que le décor de la guillotine, notamment le panier taché de faux sang, lui a fait ressentir la violence de la scène. Cet accessoire lui a évoqué les victimes de la guillotine : au-delà du geste de Sydney, le dispositif rendait tangible la brutalité de sa mort.
La série A Tale of Two Cities, présentée en français sous le titre Le Conte de deux cités, est annoncée en streaming sur MGM+.