
Préserver les studios pendant cinq ans ne suffit pas à l’acteur, qui réclame le maintien des productions à Los Angeles.
Garder les studios, oui. Mais pour y faire du cinéma : John Leguizamo juge insuffisant l’engagement empêchant leur vente pendant au moins cinq ans.
Le 2 octobre 2026, lors de la célébration annuelle du cinéma et de la télévision de la Critics Choice Association, l’acteur a interpellé David Ellison sur les besoins du public américain et de l’industrie audiovisuelle. Son appel porte notamment sur Los Angeles, où il estime que les productions doivent rester. C’est une demande de maintien de l’activité, pas l’annonce d’un départ des tournages.
Cette intervention prolonge une opposition déjà exprimée au printemps. En avril 2026, Leguizamo figurait parmi plus de 4 000 professionnels du cinéma et de la télévision signataires d’une lettre contre le projet d’acquisition de Warner Bros. Discovery par Paramount Skydance. Il revient aujourd’hui sur un point précis : la portée des engagements concernant les studios californiens de Paramount et Warner Bros.
Protéger les murs et garder les productions sur place, ce n’est pas la même promesse.

L’engagement contesté empêche la vente de ces studios pendant au moins cinq ans. Leguizamo le juge insuffisant : sa position ne se limite pas à la conservation des sites, elle porte sur le maintien des productions à Los Angeles. On peut préserver une adresse sans répondre à la question qu’il pose sur l’activité. Voilà le nœud de son intervention, et pas seulement une querelle de calendrier.
Cette distinction donne à son appel une cible concrète. L’acteur demande à Ellison de prendre en compte les besoins de l’industrie et du public, tout en contestant la suffisance de la garantie de cinq ans. Il ne présente pas cette garantie comme inexistante; il réclame davantage. Cinq ans sur le papier, ce n’est donc pas, à ses yeux, de quoi ranger les inquiétudes au placard.

La lettre d’avril visait l’opération envisagée entre Paramount Skydance et Warner Bros. Discovery. La prise de parole d’octobre s’adresse directement à David Ellison et resserre le propos sur l’avenir des productions à Los Angeles. Les deux démarches s’inscrivent dans la même opposition, mais elles n’ont pas exactement le même objet : contester un projet d’acquisition, puis mettre en cause la portée d’un engagement concernant les studios.
Le chiffre de plus de 4 000 signataires situe la première démarche au-delà du seul acteur. Il ne vaut ni décision sur l’opération ni garantie sur l’avenir des tournages. Leguizamo, lui, formule une exigence précise : que les productions restent à Los Angeles, au-delà de la protection contre la vente des studios pendant au moins cinq ans.