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    Nrmagazine » [Critique] Euphoria (HBO Max) : une série qui a tout osé, tout brûlé, et laissé des cendres
    Blog Entertainment 12 avril 2026Mise à jour:12 avril 20268 Minutes de Lecture

    [Critique] Euphoria (HBO Max) : une série qui a tout osé, tout brûlé, et laissé des cendres

    Euphoria sur HBO Max : fulgurance visuelle, chaos narratif et jeu bouleversant de Zendaya. La série de Sam Levinson mérite-t-elle encore son piédestal en 2026 ?
    euphoria
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    Seize virgule trois millions de téléspectateurs américains pour le final de la saison 2, selon HBO. Deuxième meilleure audience d’une série HBO depuis dix-huit ans, juste derrière Game of Thrones. Série la plus tweetée de la décennie entière, d’après Twitter. Personne ne s’y attendait vraiment, surtout pas pour une fiction sur des lycéens qui se droguent dans des salles de bains trop bien éclairées. Euphoria n’est pas une série normale. Ce n’est pas non plus, et c’est là tout le nœud du problème, une série entièrement maîtrisée.

    Ce que la saison 1 a compris que le reste de la télévision ignorait

    Juin 2019. HBO lâche les deux premiers épisodes sans trop prévenir. Sam Levinson, fils de Barry Levinson, cinéaste à l’ego calibré pour Hollywood, adapte une série israélienne du même nom et en fait quelque chose de radicalement différent : une radiographie émotionnelle d’une génération qui n’a jamais connu le monde sans smartphone ni sans anxiété chronique.

    Ce qui frappe dès le premier plan, c’est l’image. Le directeur de la photographie Marcell Rév traite chaque séquence comme si c’était la dernière d’un film de Terrence Malick croisé avec un clip de Billie Eilish. Les paillettes sur les visages ne sont pas un artifice esthétique gratuit : elles disent quelque chose sur la façon dont cette génération se construit une armure de lumière pour traverser l’obscurité. La forme est le fond. C’est rare. C’est précieux. Et c’est aussi ce qui rend les failles ultérieures de la série d’autant plus frustrantes.

    La première saison récolte 80 % d’avis positifs sur Rotten Tomatoes. Les épisodes spéciaux tournés pendant le confinement Covid, consacrés respectivement à Rue et à Jules, frôlent la perfection avec 97 % et 96 % de critiques favorables selon l’agrégateur américain. Ces deux épisodes, filmés en huis clos avec presque rien, révèlent ce que Levinson peut produire quand il se contraint : filmer l’intime avec une sincérité qui coupe le souffle.

    Sam Levinson : le problème s’appelle la liberté totale

    Il existe une théorie dans l’industrie créative selon laquelle les œuvres les plus réussies naissent de la contrainte. Levinson semble avoir tiré la conclusion opposée de son succès. Après la saison 1, il a obtenu une latitude quasi totale sur la série. Et c’est là que les choses se compliquent vraiment.

    La saison 2 fascine par ses excès autant qu’elle agace par ses facilités. Elle double les audiences (16,3 millions de viewers en moyenne selon HBO) mais elle commence aussi à exposer les penchants problématiques du créateur : une vision de la féminité souvent objectifiante, des intrigues qui s’emballent sans logique interne, un rapport à la violence et à la sexualité qui frôle parfois la complaisance pure. Les critiques se divisent. Les fans, eux, restent. L’intensité de la série crée une dépendance qui ressemble, ironiquement, à ce qu’elle prétend dénoncer.

    Le tournage de la saison 3 a été un désastre ouvert. Repoussée quatre ans après la fin de la saison 2, plombée par les grèves conjuguées de la WGA et de la SAG-AFTRA, par les conflits internes entre Levinson et certains membres du casting, par la mort tragique d’Angus Cloud en 2023 qui incarnait Fez avec une douceur dévastante. La série arrive sur HBO Max le 13 avril 2026, portant le poids de tout cela sur les épaules d’une équipe visiblement épuisée.

    Zendaya : une actrice qui porte une série sur des épaules qui ne devraient pas avoir à le faire seules

    Parlons de l’éléphant dans la pièce. Zendaya a remporté deux Emmy Awards pour ce rôle, faisant d’elle la plus jeune actrice primée deux fois dans la catégorie Meilleure actrice dans une série dramatique. Ces chiffres ne rendent pas compte de ce qu’elle fait réellement à l’écran.

    Rue Bennett est un personnage conçu pour être difficile à aimer. Addict, menteuse, autodestructrice, parfois cruelle envers ceux qui l’aiment le plus sincèrement. Zendaya ne cherche pas à la rendre sympathique. Elle cherche à la rendre vraie. Il y a dans son jeu une économie de moyens qui tranche avec l’esthétique baroque de la série. Quand les décors crient, elle chuchote. Quand la mise en scène sur-explique, son visage garde le silence. C’est cette tension permanente qui rend ses scènes regardables même quand tout le reste part dans tous les sens.

    Ce que Zendaya dit elle-même de la série résonne avec force : « Le sentiment derrière Euphoria, c’est d’aider les gens à se sentir un peu moins seuls face à leur douleur. Peut-être qu’ils n’ont pas l’impression d’être les seuls à vivre ce qu’ils vivent », a-t-elle confié à Entertainment Weekly. Cette intention-là, portée par une actrice de cette trempe, dépasse largement les maladresses scénaristiques de Levinson. Pour comprendre l’ampleur de sa trajectoire, le fil Zendaya sur NR Magazine retrace comment cette actrice est passée des productions Disney à l’icône d’une génération entière.

    Sydney Sweeney et les autres : ce que la série fait à ses personnages secondaires

    Sydney Sweeney représente le cas le plus intéressant du casting. Cassie Howard, cheerleader qui tombe amoureuse du petit ami de sa meilleure amie, est un personnage que la série aurait pu condamner à être une clichée de plus. Ce qu’en fait Sweeney dans la saison 2 tient du tour de force : elle transforme une spirale de mauvaises décisions en quelque chose de tragiquement humain, presque grec. La scène de la baignoire, celle du karaoké improvisé qui vire au naufrage émotionnel. On ne les oublie pas.

    Le problème, c’est que Levinson traite ses personnages secondaires comme des instruments d’une symphonie dont seule Rue compterait vraiment. Maddy, Kat, Cal Jacobs : des arcs narratifs lancés avec une énergie réelle, puis abandonnés faute d’attention soutenue. Comme le souligne Screen Rant à propos de la saison 3, « sans le cadre du lycée, il ne reste plus que les personnages à quoi se raccrocher, ce qui rend encore plus évident que Levinson ne les maîtrisait peut-être pas bien dès le départ ». Pour une série qui se veut portrait d’une génération, c’est une accusation sérieuse. La suite de carrière de Sydney Sweeney post-Euphoria prouve d’ailleurs qu’elle valait bien plus que ce que la série lui a offert.

    La saison 3 et l’art de rater son propre héritage

    Les premiers retours critiques sont tombés avant la diffusion française. Le score sur Rotten Tomatoes s’établit à 56 % sur la base des 18 premières critiques professionnelles recensées en ligne, contre 78 % pour la saison 2 et 80 % pour la première. La trajectoire parle d’elle-même.

    Roxana Hadadi du New York Magazine parle d’« épisodes excessivement lents en raison d’une narration fastidieuse ». IndieWire diagnostique que « la série de Levinson n’a jamais été aussi spirituellement vide ». Le New York Post va jusqu’au qualificatif de « désastre incontrôlable ». Mashable, plus chirurgical, note que « le chemin choisi expose la série à ses pires penchants, gâchant sa splendeur technique par des intrigues opportunistes qui semblent taillées pour susciter l’indignation sur Internet ». Ce que ces critiques décrivent, au fond, c’est une série qui a perdu confiance en ses propres thèmes. La foi, la rédemption, le mal : le synopsis officiel de la saison 3 sonne comme un cours de philosophie de terminale plaqué sur une esthétique de clip luxueux.

    Ce qui est troublant, c’est que la forme reste là. Levinson sait toujours filmer. Mais la beauté sans nécessité narrative devient du décor. Et le décor, aussi somptueux soit-il, ne sauve pas une pièce de théâtre qui n’a plus rien à dire.

    Ce qu’Euphoria dit vraiment de notre rapport aux séries

    Il y a quelque chose de révélateur dans le fait qu’Euphoria ait été la série la plus tweetée de la décennie, selon Twitter. Non pas la plus discutée en profondeur, la plus analysée, mais la plus tweetée. La nuance est capitale. La série a fonctionné comme une machine à réactions instantanées, à captures d’écran virales, à débats identitaires sur la représentation. Elle a construit sa popularité sur la même économie de l’attention qu’elle prétendait critiquer.

    Ce paradoxe est peut-être la chose la plus honnête qu’Euphoria ait jamais produite, involontairement. Regarder la série, c’est participer exactement au système qu’elle dénonce. L’hyperstimulation visuelle, la surconsommation émotionnelle, l’addiction au prochain épisode. Rue se drogue ; nous, nous streamons sans pouvoir arrêter. La frontière est floue, et Euphoria a toujours eu l’intelligence de ne pas la tracer trop nettement.

    La série a ouvert des portes importantes sur des sujets que la télévision mainstream évitait soigneusement. La transidentité avec Jules (Hunter Schafer, elle-même trans, dans un rôle co-construit avec elle), les troubles de l’image corporelle, la violence domestique adolescente. Ces représentations ont eu un impact réel sur des publics qui ne se voyaient nulle part à l’écran. Retrouvez d’autres séries qui ont changé ce rapport au réel dans notre sélection cinéma et séries sur NR Magazine.

    Faut-il vraiment regarder Euphoria en 2026 ?

    La réponse honnête : les deux premières saisons, oui, absolument, à condition d’accepter d’être dérangé. Les épisodes spéciaux Covid encore plus. Ils représentent ce que la série aurait pu être si elle s’était toujours imposé la contrainte de l’essentiel.

    Pour la saison 3, la prudence s’impose. Pas parce qu’elle sera forcément mauvaise, mais parce que les attentes créées par ce qui précède rendent la déception possible à chaque tournant. Ce qui est certain en revanche, c’est qu’Euphoria restera. Pas comme une série parfaite, mais comme un document d’époque irremplaçable : la chose la plus honnête et la plus contradictoire que la télévision américaine ait produite sur la génération Z, faite par quelqu’un qui ne la comprend pas toujours mais qui a eu, au moins une fois, la grâce de la voir vraiment. Levinson n’est pas un génie. Mais il a eu des moments de génie. C’est déjà plus que la plupart de ses contemporains.

    Vincent
    Vincent

    Un journaliste citoyen depuis plus de 20 ans qui alimente de nombreuses thématiques de magazine en ligne.

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