Cinéma & Divertissement

Clayface : James Gunn défend le cinéma sans vote préalable

Face à une critique sur le choix du personnage, Gunn oppose l’élan des créateurs à la seule demande du public.

Publié le 3 min de lecture

Face à une critique sur le choix du personnage, Gunn oppose l’élan des créateurs à la seule demande du public.

James Gunn défend Clayface contre une objection simple : qui avait demandé ce film? Sa réponse refuse de faire des envies exprimées par le public le seul feu vert possible. Le cinéma n’est pas un formulaire de commande.

Sommaire2 sections
  1. 01Pas de pétition, mais une impulsion
  2. 02Une idée prend visage

L’échange a lieu sur Threads, où un internaute l’interroge sur la pertinence de consacrer un long métrage à ce personnage. Gunn conteste le présupposé de la question : les studios ne devraient pas se limiter aux propriétés intellectuelles déjà connues que les spectateurs réclament. Il défend une autre porte d’entrée, celle d’une histoire que des créateurs ont envie de raconter.

La nuance compte. Gunn ne dit pas que les attentes du public doivent être ignorées; il refuse qu’elles constituent l’unique méthode pour décider quels films produire. On peut vouloir retrouver ses personnages favoris sans transformer cette préférence en droit de veto sur tous les autres. Une demande préalable n’est pas, dans son raisonnement, un permis de cinéma.

Pas de pétition, mais une impulsion

Scène officielle : Clayface
Clayface © Droits réservés

Pour expliquer le choix de Clayface, Gunn avance une chronologie créative. Mike Flanagan a d’abord été inspiré par le personnage. James Watkins et Hossein Amini ont ensuite développé une histoire autour de lui. Son argument repose donc sur des personnes et sur un travail de développement, pas sur une popularité qu’il chercherait à démontrer.

Ce déplacement est le cœur de sa réponse : à la question de savoir qui voulait voir Clayface à l’écran, il répond en identifiant ceux qui voulaient en faire un film. Ce n’est pas la même chose. L’envie des auteurs ne garantit ni la qualité du résultat ni l’adhésion des spectateurs, mais elle explique pourquoi le projet existe. Pas besoin de lui coller une couronne avant la séance.

Une idée prend visage

Scène officielle : Clayface
Clayface © Droits réservés

James Watkins réalise le long métrage, tandis que Tom Rhys Harries interprète Clayface, également appelé Matt Hagen. Watkins occupe donc deux places dans le récit présenté par Gunn : il participe au développement de l’histoire avec Hossein Amini, puis en assure la mise en scène. Harries, lui, donne son visage au personnage qui cristallise cette discussion.

La défense de Gunn porte sur la légitimité de ce choix de production, pas sur un verdict concernant le film. C’est là qu’elle mérite d’être prise au sérieux : défendre la possibilité d’un projet ne revient pas à exiger qu’on l’aime. L’argument laisse entière la rencontre entre le long métrage et son public.

La sortie en salles de Clayface est annoncée pour le 23 octobre. Cette date n’est pas identifiée comme une sortie française.

Bande-annonce VF de Clayface

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Vincent Bazire
Écrit par

Journaliste citoyen depuis plus de 20 ans, passionné de cinéma et réalisateur de courts-métrages sur mon temps libre.

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