Brian Donlevy: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Brian Donlevy en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
117
œuvres recensées
103 films · 14 séries
- Première année recensée
- 1923
- Dernière année recensée
- 1969
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1935, Brian Donlevy apparaît dans « Ville sans loi » de Howard Hawks, aux côtés d’Edward G. Robinson. Le rôle de Knuckles Jacoby, modeste dans le récit, attire l’attention sur un acteur déjà passé par le théâtre new-yorkais et quelques films muets. Cette date marque un déplacement net vers le cinéma pour celui qui, né le 9 février 1901 à Portadown, dans le comté d’Armagh, meurt le 5 avril 1972 à Los Angeles.
Du théâtre de New York à Howard Hawks
Au début des années 1920, Donlevy travaille dans les théâtres de New York. Il joue dans de nombreuses productions et tourne aussi quelques films muets, sans quitter d’abord l’idée que la scène resterait son terrain principal.
En 1935, « Ville sans loi » change la donne. Howard Hawks lui confie Knuckles Jacoby dans Barbary Coast, et le milieu du cinéma le remarque. L’année suivante, il tourne « Treize Heures dans l’air », « Cargaison humaine » et « Sous le masque », trois films où son nom circule désormais sur plusieurs affiches d’affilée.
En 1937 et 1938, il apparaît dans « L’Incendie de Chicago », « Sa dernière chance », « Le Brigand bien-aimé » et « Pacific Express ». Cette série installe une présence régulière dans des productions de studio très diverses, du drame historique au film d’action ferroviaire.
Les années 1940 et les rôles de premier plan
En 1939, le rôle du sergent Markoff dans « Beau Geste » lui vaut une nomination à l’Oscar du meilleur acteur dans un second rôle. L’année suivante, il joue le gouverneur McGinty dans « Gouverneur malgré lui », puis reprend ce personnage quatre ans plus tard dans « Miracle au village ».
En 1942, il tient le rôle principal de « La Sentinelle du Pacifique » de John Farrow et interprète Paul Madvig dans « La Clé de verre », adaptation du roman de Dashiell Hammett. Alan Ladd et Veronica Lake partagent alors l’affiche avec lui. L’année suivante, il figure parmi les deux rôles majeurs des « Bourreaux meurent aussi » de Fritz Lang.
Dans ces films, Donlevy travaille souvent sur des personnages de pouvoir, de contrainte ou d’autorité. Le cinéma américain des années 1940 lui confie des figures nettes, sans détour psychologique affiché, et il occupe ces espaces avec une constance remarquable.
Radio, télévision et séries d’anthologie
Donlevy mène aussi une activité radiophonique suivie. Entre 1949 et 1954, il crée et joue Steve Mitchell dans « Dangerous Assignment », d’abord à la radio, puis à la télévision à partir de 1951. En 1952, la série passe complètement au format télévisé.
À cette période, il apparaît dans plusieurs émissions d’anthologie. En 1948, « Studio One » lui donne le rôle de Jim. En 1950, il est au générique de « Robert Montgomery Presents » et de « Lux Video Theatre », où il interprète Dan Carmody. La même année, il figure aussi dans « The Colgate Comedy Hour ».
Par la suite, il passe par « Climax! » en 1954, « Dick Powell's Zane Grey Theatre » en 1956, puis « Perry Mason » en 1957, où il joue le général Roger Brandon. Il apparaît encore dans « The Texan » et « Rawhide » en 1958 et 1959, sans quitter un terrain où la télévision américaine cherche alors des visages déjà identifiés par le cinéma.
Des années 1950 à la fin des écrans
La décennie 1950 le voit surtout dans des productions de série B et des films de genre. En 1955, il tient le rôle principal de « Le Monstre », version britannique de The Quatermass Xperiment produite par Hammer Film Productions, puis reprend le personnage dans « La Marque » en 1957.
Il revient régulièrement à la télévision. En 1959, il joue John Ridges dans « The DuPont Show with June Allyson », puis apparaît dans « Target: The Corruptors! » en 1961. En 1966, il figure dans « Cher Oncle Bill ».
Son dernier passage relevé à l’écran le montre dans un espace télévisuel très codifié, fait de rôles précis et de formats courts. Donlevy y conserve une présence fonctionnelle, sans chercher à capter la scène pour lui seul.
Les visages de Donlevy
Dans les années 1930 et 1940, le nom de Donlevy revient souvent pour des personnages durs, des militaires, des policiers, des chefs ou des hommes de pouvoir. Cette constante ressort dans « Beau Geste », « Gouverneur malgré lui », « La Sentinelle du Pacifique » et « Perry Mason ».
Ses passages à la radio et à la télévision prolongent cette matière. Steve Mitchell dans « Dangerous Assignment », Jim dans « Studio One », Dan Carmody dans « Lux Video Theatre » ou General Roger Brandon dans « Perry Mason » appartiennent à des formats différents, mais reposent sur la même lisibilité immédiate.
Mort en 1972, Brian Donlevy laisse une présence reconnaissable dans plusieurs décennies de production américaine. Son nom reste lié à des films de studio, à quelques rôles dominants et à un passage continu par les séries télévisées de l’après-guerre.
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