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Les Grandes Gueules - Image de fond
Les Grandes Gueules (1965) - Affiche
Langue originale
French
Classification
u
Pays d’origine
FR
Sorties en France
  • Cinéma : 22/10/1965 (U)
Sociétés de production
Audio
Français
Pays producteurs

Les Grandes Gueules(film) : casting, distribution, bande annonce et critique

22/10/1965
•
u
•
2heure 5min
7.9 / 10

Film franco-italien réalisé par Robert Enrico, « Les Grandes Gueules » suit Hector Valentin, héritier d’une scierie des Vosges en déshérence, qui revient du Canada pour tenter de relancer l’entreprise familiale, confronté à la fois à l’hostilité d’un concurrent local et à la fragilité de ses alliances personnelles (Source : Unifrance, 2019 ; Wikipédia, 2004). Pour remettre la scierie en activité, il accepte, sur la proposition de Laurent Dannecker, ancien détenu, d’employer des prisonniers en liberté conditionnelle, dont la présence ravive les tensions sociales au sein du village (Source : Unifrance, 2019 ; Wikipédia, 2004). Le récit mêle ainsi chronique de travail, film d’aventures et observation des rapports de force économiques dans une région forestière, sans s’interdire une dimension tragique autour de la loyauté, de la vengeance et de la seconde chance (Source : Wikipédia, 2004 ; The Wise Guys – IMDb, 2025).

Fiche artistique, technique et production

« Les Grandes Gueules » est un film majoritairement français coproduit par la France et l’Italie, tourné en 35 mm couleur au format Scope et mixé en mono, avec une durée de 2 h 8 min (Source : Unifrance, 2019). Réalisé par Robert Enrico, le long métrage est adapté d’un roman de José Giovanni, scénariste et romancier associé à plusieurs œuvres du polar et du film noir français (Source : Wikipédia, 2014 ; Wikipédia, 2004). La production est assurée notamment par Les Productions Belles Rives, Alexandra Film et la Société Nouvelle de Cinématographie (SNC), structures actives dans la coproduction de films de genre et de cinéma populaire dans les années 1960 (Source : IMDb, 2025). Le film obtient un visa d’exploitation en France sous le numéro 30332, délivré le 20 octobre 1965, ce qui ancre sa sortie dans un contexte de forte production nationale, marqué par la coexistence du cinéma commercial et de la Nouvelle Vague (Source : Unifrance, 2019). Cette même année, l’œuvre s’inscrit dans un paysage où les coproductions franco-italiennes structurent une part importante de la circulation des films en Europe de l’Ouest (Source : Unifrance, 2019).

La distribution principale réunit Bourvil dans le rôle d’Hector Valentin et Lino Ventura dans celui de Laurent Dannecker, deux acteurs alors très identifiés par le public pour leurs emplois respectifs de comédie dramatique et de film policier (Source : Wikipédia, 2004 ; SensCritique, 2014). À leurs côtés, Marie Dubois interprète Jackie Keller, figure féminine située entre le milieu local et le groupe des détenus, tandis que Jess Hahn incarne Calderon dit « Nénesse », situé dans la galerie des personnages liés au passé carcéral (Source : Wikipédia, 2004). Le casting comprend également Michel Constantin en Skida, Paul Crauchet en Pélissier le comptable, Jean-Claude Rolland en Mick, ainsi que plusieurs seconds rôles comme Nick Stephanini, Roger Jacquet, Marc Eyraud, François Vibert ou Mick Besson, qui composent la main-d’œuvre de la scierie et l’entourage du concurrent Therraz (Source : Wikipédia, 2004 ; Première, 2024). Cette distribution contribue à ancrer le film dans un registre où se croisent vedettes populaires et seconds rôles familiers du cinéma français de cette décennie (Source : Première, 2024).

Intrigue, personnages et enjeux dramatiques

L’histoire s’ouvre sur le retour d’Hector Valentin dans les Vosges, après un séjour contraint au Canada, avec la volonté de remettre en marche la scierie familiale ruinée et de se réinscrire dans un territoire marqué par la concurrence économique (Source : Unifrance, 2019). Dès le début, l’opposition avec Therraz, entrepreneur local, structure le récit : ce dernier cherche à empêcher la reprise de l’activité, notamment en perturbant l’approvisionnement en bois et en jouant sur l’isolement social d’Hector (Source : Unifrance, 2019 ; Wikipédia, 2004). Laurent Dannecker, ancien détenu, lui propose alors d’engager une douzaine de prisonniers en liberté conditionnelle, ce qui introduit dans la scierie une main-d’œuvre perçue comme marginale par le village, mais aussi porteuse d’un potentiel de solidarité et de tension interne (Source : Unifrance, 2019). Peu à peu, la scierie redémarre, tandis que les hommes de Therraz multiplient les provocations, jusqu’à une bagarre au cours de laquelle Mick, fragilisé par sa situation personnelle, est battu à mort, événement qui déclenche une réaction des autorités (Source : Unifrance, 2019).

À la suite de ce drame, l’administration pénitentiaire met fin à l’expérience de liberté conditionnelle, renvoyant les détenus en prison et ruinant le projet industriel d’Hector (Source : Unifrance, 2019). Avant son départ, l’un des détenus révèle à Hector que Laurent n’était venu à la scierie que pour attirer sur place un certain Reichmann, ancien codétenu qu’il entendait tuer pour solder un compte ancien, ce qui reconfigure la perception des alliances nouées autour du travail (Source : Unifrance, 2019 ; Wikipédia, 2004). Désespéré par cet enchaînement d’échecs et ce sentiment de trahison, Hector met le feu à la scierie, envisageant de mourir dans l’incendie, geste qui donne au film une dimension tragique centrée sur la faillite économique et morale (Source : Unifrance, 2019). Cependant, Laurent, qui vient de renoncer à sa vengeance en mémoire de Mick, parvient à sauver Hector des flammes, et les deux hommes quittent ensemble la région, en direction de l’Italie, laissant la scierie détruite mais dessinant la possibilité d’un nouveau départ hors du cadre initial (Source : Unifrance, 2019 ; Wikipédia, 2004).

Contexte de production et inscription dans le cinéma français

« Les Grandes Gueules » sort en France en octobre 1965, dans un contexte où le cinéma national se caractérise par une coexistence entre la Nouvelle Vague, les comédies populaires et les films d’aventures ou de genre produits dans un cadre industriel classique (Source : Unifrance, 2019 ; Wikipédia, 2004). Le film se situe à la croisée de plusieurs tendances : il emprunte au film d’aventures ses séquences de travail forestier, de bagarre et d’action, tout en mettant en avant un cadre social précis, celui d’une région de scieries confrontée à la concurrence et aux transformations économiques (Source : Wikipédia, 2004). Par ailleurs, l’emploi de détenus en liberté conditionnelle comme main-d’œuvre introduit une dimension sociale et pénitentiaire, en écho à l’univers narratif de José Giovanni, souvent centré sur les marges, le code d’honneur et la sortie de prison (Source : Wikipédia, 2014 ; Unifrance, 2019). Quelques années plus tôt et plus tard, cette collaboration entre Enrico et Giovanni s’inscrit dans une série de projets français qui interrogent le milieu criminel et la rédemption, contribuant à articuler divertissement et observation des institutions (Source : Wikipédia, 2014).

Sur le plan esthétique, le tournage en Scope et en décors naturels dans les Vosges inscrit le film dans une tradition du cinéma français de plein air, où l’environnement participe directement de la dramaturgie, en particulier à travers les scènes de bûcheronnage, de transport du bois et de confrontation autour du barrage (Source : IMDb, 2025 ; Unifrance, 2019). Le recours à une distribution mêlant vedettes comiques et acteurs associés au polar illustre aussi les circulations entre registres au milieu des années 1960, Bourvil étant à cette date connu pour ses rôles comiques et dramatiques, et Ventura pour ses personnages de figures viriles et taciturnes du film policier (Source : Wikipédia, 2004). En parallèle, le film se distingue de la Nouvelle Vague par son dispositif plus classique de mise en scène et sa structure narrative linéaire, tout en partageant avec certains titres contemporains une attention aux mutations sociales de la province française (Source : Wikipédia, 2004). Cette inscription à la fois dans le cinéma populaire et dans une veine plus sombre contribue à la durabilité de l’œuvre dans les filmographies de ses principaux interprètes (Source : AlloCiné, 2018).

Réception, carrière en salles et postérité

À sa sortie, « Les Grandes Gueules » rencontre un succès notable en salles, se classant huitième film le plus vu au box-office français pour l’année 1965, ce qui atteste d’une forte audience dans un paysage concurrentiel dominé par de grandes productions nationales et internationales (Source : Wikipédia, 2014 ; Wikipédia, 2004). Cette même année, la présence d’acteurs populaires comme Bourvil et Ventura constitue un atout commercial, renforcé par l’attrait du cadre vosgien et de la thématique du travail forestier, peu fréquente dans la production courante (Source : Wikipédia, 2004). Les bases de données spécialisées indiquent aujourd’hui des notes spectatorielles situées autour de 6,9 sur IMDb et 3,9 sur AlloCiné, ce qui témoigne d’une réception globalement favorable du public sur la durée, sans unanimité ni rejet massif (Source : IMDb, 2025 ; AlloCiné, 2018). Le film continue d’être régulièrement diffusé à la télévision française et de figurer dans les programmations de rétrospectives consacrées à Lino Ventura, Bourvil ou Robert Enrico, ce qui entretient sa visibilité dans la mémoire du cinéma des années 1960 (Source : Unifrance, 2019).

Sur le plan critique, « Les Grandes Gueules » est généralement décrit comme un film d’aventures dramatique intégrant un contexte social, sans être explicitement associé à un mouvement ou manifeste esthétique particulier, ce qui contribue à son inscription dans une histoire du cinéma français « intermédiaire » entre auteurisme et production industrielle (Source : Wikipédia, 2004 ; Unifrance, 2019). Certains supports mettent en avant la dimension de chronique ouvrière et la réflexion sur la réinsertion des détenus, tandis que d’autres soulignent surtout l’efficacité du récit et la complémentarité du duo de têtes d’affiche (Source : AlloCiné, 2018). En parallèle, le titre international « The Wise Guys » ou « Jailbirds’ Vacation » pour certaines éditions vidéo témoigne d’un effort de circulation à l’étranger, dans la lignée des coproductions franco-italiennes de l’époque (Source : IMDb, 2025). La postérité du film s’ancre ainsi dans un double mouvement : d’une part, la place qu’il occupe dans les filmographies de ses interprètes et de son scénariste, d’autre part, son maintien dans les catalogues de plateformes et de distributeurs patrimoniaux, qui le présentent comme un jalon représentatif du cinéma populaire français des années 1960 (Source : Unifrance, 2019 ; Wikipédia, 2004).

Filmographies et repères complémentaires

Dans la trajectoire de Bourvil, « Les Grandes Gueules » se situe parmi les rôles dramatiques et comiques de la seconde moitié des années 1960, aux côtés de films comme « Le Corniaud » (1965) et « La Grande Vadrouille » (1966), qui renforcent son statut de figure majeure du cinéma français (Source : Wikipédia, 2004). Pour Lino Ventura, le film prolonge une série de compositions où il incarne des personnages marqués par un passé criminel ou une autorité morale ambivalente, dans un continuum qui va des polars des années 1950 à des rôles plus nuancés à la fin des années 1960 (Source : Wikipédia, 2004). Marie Dubois, déjà révélée par des films de la Nouvelle Vague, poursuit avec ce rôle un parcours qui alterne œuvres d’auteur et productions plus largement distribuées (Source : Wikipédia, 2004). Quant à Robert Enrico, « Les Grandes Gueules » s’insère dans une filmographie qui comprend notamment, avant et après, des films comme « La Rivière du hibou » et « Le Vieux Fusil », illustrant son intérêt pour les récits dramatiques ancrés dans un contexte historique ou social (Source : Wikipédia, 2004).

  • « Les Grandes Gueules », réalisation : Robert Enrico, France/Italie, 1965 (Source : Unifrance, 2019 ; Wikipédia, 2004).
  • Principaux interprètes : Bourvil (Hector Valentin), Lino Ventura (Laurent Dannecker), Marie Dubois (Jackie Keller), Jess Hahn (Calderon dit « Nénesse »), Michel Constantin (Skida), Paul Crauchet (Pélissier), Jean-Claude Rolland (Mick) (Source : Wikipédia, 2004 ; SensCritique, 2014).
  • Production : Les Productions Belles Rives, Alexandra Film, Société Nouvelle de Cinématographie (SNC) (Source : IMDb, 2025).
  • Durée : 2 h 8 min ; format 35 mm, Scope, couleur ; son mono (Source : Unifrance, 2019).
  • Sortie en France : 20–22 octobre 1965, visa n° 30332 (Source : Unifrance, 2019 ; IMDb, 2025).
  • Classement au box-office : huitième film le plus populaire en France en 1965 (Source : Wikipédia, 2014).

Critique sur Les Grandes Gueules

7.9 / 10
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Casting et distribution

Parmi les rôles crédités de Les Grandes Gueules figurent Laurent Dannecker, interprété par Lino Ventura, Hector Valentin, interprété par Bourvil et Jackie Keller, interprété par Marie Dubois. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.

Lino Ventura - Photo
Lino Ventura
Laurent Dannecker
Bourvil - Photo
Bourvil
Hector Valentin
Marie Dubois - Photo
Marie Dubois
Jackie Keller
Jean-Claude Rolland - Photo
Jean-Claude Rolland
Mick Évratte
Jess Hahn - Photo
Jess Hahn
Calderon aka "Nénesse"
Hénia Suchar - Photo
Hénia Suchar
Christiane, Mick's wife
Reine Courtois - Photo
Reine Courtois
Yvonne Didier
Nick Stephanini
Casimir Therraz, contractor
Roger Jacquet - Photo
Roger Jacquet
Capester, trucker
Michel Charrel - Photo
Michel Charrel
Cuirzepas, man on the radio
Pierre Frag - Photo
Pierre Frag
Bouvreuil aka "Fanfan", the injured
Marcel Pérès - Photo
Marcel Pérès
Jubo, cook
Marc Eyraud - Photo
Marc Eyraud
Monsieur Mulot, educator

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