Ursula Herking: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Ursula Herking en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
131
œuvres recensées
130 films · 1 série
- Première année recensée
- 1935
- Dernière année recensée
- 1973
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Le 28 janvier 1912, Ursula Herking naît à Dessau. L’actrice allemande meurt le 17 novembre 1974 à Munich, à 62 ans. Son nom circule d’abord dans le cinéma allemand des années 1930, puis dans plusieurs comédies des décennies suivantes, avant que la scène du cabaret ne lui vaille en 1967 le Schwabing Art Prize.
Dessau, théâtre et cabaret
Ursula Herking appartient à une génération d’artistes pour qui le cabaret reste un espace de jeu, de chanson et de satire. L’état civil la fait naître à Dessau, en 1912, et la presse allemande retiendra plus tard son nom sur le Walk of Fame of Cabaret de Mayence.
Le Schwabing Art Prize lui est attribué en 1967. Cette distinction la place dans un paysage culturel où l’adresse verbale compte autant que la présence physique, avec une activité signalée comme actrice, chanteuse, artiste de cabaret, compositrice et musicienne.
Herking ne se laisse pas enfermer dans un seul médium. Le cabaret et la musique restent liés à son nom, tandis que le cinéma l’emploie régulièrement dans des rôles de femme de caractère, souvent au cœur de comédies de mœurs ou d’intrigues domestiques.
Les années 1940 au cinéma
En 1941, Ursula Herking apparaît dans « Frau Luna », de Carl Boese, dans le rôle de Cäcilie. Cette même année, elle figure au générique de « La Belle Diplomate » de Georg Jacoby, un titre qui l’inscrit dans le cinéma de divertissement allemand de l’époque.
Quelques années plus tard, « L'Extravagant Millionnaire » de Karl Anton la retrouve en 1946. Le film intervient après la guerre et prolonge une présence déjà repérable avant le conflit, sans que son emploi se limite à un seul type de rôle ou à un seul réalisateur.
Le choix des titres montre une actrice sollicitée dans des récits où les rapports sociaux, le quiproquo et la galerie de personnages priment souvent sur l’épanchement. Herking y avance avec un sens net de la repartie, que le cabaret a sans doute nourri sans l’écraser.
Comédies, couples et domestiques
Le début des années 1950 la voit revenir dans plusieurs comédies populaires. En 1950, elle joue dans « Furioso » le personnage d’Erna, puis en 1951 dans « Die Frauen des Herrn S. » sous les traits de Sibylle. La même période la conduit vers « Der keusche Lebemann » en 1951, où elle interprète Anna.
En 1954, « Keine Angst vor Schwiegermüttern » la ramène vers un titre ouvertement comique. L’année suivante, « Die spanische Fliege » de 1955 lui confie Frau Hartmann, puis « Hauen Sie ab mit Heldentum » le personnage de Dr. Behrens. Le ton reste léger, mais les figures qu’elle traverse ne sont jamais décoratives.
Herking passe ensuite par « Kirschen in Nachbars Garten » en 1956, dans le rôle de Berta, 1. Dienstmädchen. Ce type de distribution la rapproche des mondes du foyer, du voisinage et des rapports de service, un terrain où sa diction et sa tenue de scène trouvent un usage direct.
Années 1950 et 1960, de la farce au vaudeville
En 1958, Ursula Herking joue dans « Face à la mort » de Alfred Weidenmann, puis dans « Münchhausen en Afrique » de Werner Jacobs. L’année suivante, « Frau im besten Mannesalter » lui confie Tante Bienchen, un rôle dont le titre annonce déjà le jeu sur les convenances et les âges sociaux.
Le film « Pension Schöller », réalisé par Georg Jacoby en 1960, la retrouve dans Josefine Krüger. Le choix du titre renvoie à une tradition de vaudeville et de comédie d’ensemble, terrain où l’actrice garde une place lisible sans qu’un personnage unique vienne absorber sa présence.
La décennie suivante ne la fait pas disparaître des écrans. En 1970, elle apparaît dans « Sur les lieux du crime » en Madame Silvia, puis en 1973 dans « Je später der Abend ». Ces deux titres disent une carrière qui se prolonge jusque dans les années 1970, avec des apparitions encore repérables au moment où le cinéma allemand change de visages.
Une présence qui traverse les formats
Herking ne se réduit ni au cinéma ni à une seule forme de jeu. Les sources la donnent aussi comme chanteuse, compositrice et musicienne, et cette multiplicité éclaire le rapport particulier qu’elle entretient avec la scène de cabaret, où la parole, le rythme et le geste se répondent.
Le relief de sa filmographie tient moins à l’accumulation qu’à la continuité des usages. Les réalisateurs l’emploient dans des comédies familiales, des pièces filmées, des farces de mœurs et des récits plus tendus, sans l’enfermer dans un seul type de personnage.
Sa mort à Munich, en 1974, referme une présence très identifiable dans le paysage allemand du XXe siècle. L’étoile du Walk of Fame of Cabaret, à Mayence, garde le souvenir d’une artiste que le jeu, la chanson et la satire ont tenue au même niveau d’exigence.
Films et séries avec Ursula Herking
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