Hubert von Meyerinck: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Hubert von Meyerinck en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
255
œuvres recensées
255 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1926
- Dernière année recensée
- 1971
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1917, il entre au Schauspielhaus de Berlin, après une jeunesse passée entre Potsdam et la propriété familiale de Poznań. Hubert von Meyerinck, né le 23 août 1896 à Potsdam et mort le 13 mai 1971 à Hambourg, appartient à cette génération d’acteurs allemands passés du théâtre au cinéma muet puis au parlant. Sa silhouette de dandy maigre, le monocle et la fine moustache l’installent très tôt dans des emplois de nobles trouble-fête, d’imposteurs ou de fonctionnaires hauts en couleur.
Hubert von Meyerinck au théâtre
Le 1917 du Schauspielhaus de Berlin ouvre une première période scénique nourrie par plusieurs maisons. De 1918 à 1920, il est engagé au Hamburger Kammerspiele, puis revient à Berlin travailler avec Carl Sternheim. Il fréquente aussi les revues et les cabarets, avant de passer par le Deutsches Theater et le théâtre Lessing. Ces lieux dessinent une formation pratique, au contact d’auteurs et de formes très diverses.
L’abitur obtenu, il a été brièvement mobilisé pendant la Première Guerre mondiale. Une affection pulmonaire l’oblige ensuite à des séjours en sanatorium. Le théâtre reprend vite la main, avec des engagements qui l’installent dans le milieu berlinois. Cette base scénique nourrit ensuite son jeu au cinéma, où sa manière d’occuper l’espace et de porter le costume compte autant que les répliques.
Du muet aux premières années parlantes
En 1920, il arrive au cinéma avec Die Todesmaske. L’année suivante, il apparaît dans Sehnsucht de Friedrich Wilhelm Murnau et dans L’Homme sans nom de Georg Jacoby. Manon Lescaut, réalisé par Arthur Robison en 1926, compte parmi les titres de cette première période, tout comme Le Rouge et le Noir de Gennaro Righelli en 1928.
La fin des années 1920 et le début des années 1930 le voient passer d’un univers à l’autre. Il travaille avec William Dieterle sur Ludwig der Zweite, König von Bayern en 1929, puis avec Gustav Ucicky pour Le Concert de flûte de Sans-Souci en 1930. Viennent ensuite Le Vol de la Joconde de Géza von Bolváry en 1931 et Le Studio amoureux de Max Ophuls en 1932. Dans Moi et l’Impératrice et The Only Girl, tous deux signés Friedrich Hollaender en 1933, puis dans Avril, Avril! de Douglas Sirk en 1935, il s’installe dans des rôles de notables ou de personnages à l’air plus grand que nature.
Les années 1930, un visage de comédie et d’imposture
Sous le nazisme, il continue à tourner et se consacre davantage au théâtre. Le cinéma ne le quitte pas pour autant. Die Nacht der Entscheidung en 1938, où il joue le chef des modesalons, puis Le Chapeau florentin, Bel-Ami de Willi Forst, La Lutte héroïque, Kitty et la conférence mondiale et Allô Janine en 1939, composent une série où il retrouve des emplois de mondain, de fonctionnaire ou d’ombre légère derrière les apparences.
En 1940, il apparaît dans Marie Stuart, Trenck, der Pandur, Les Rothschilds et Ihr Privatsekretär. L’année suivante, Frau Luna lui vaut le rôle de Rat Haschke, tandis que Die keusche Geliebte et Vénus au tribunal poursuivent cette veine. Le personnage-type s’affine au fil de ces films: homme de rang, petit chef, baron, directeur ou général, autant de figures qui reposent sur la tenue et sur le décalage entre l’allure et la réalité.
Après 1945, les comédies et les figures d’autorité
La guerre terminée, il reprend avec Das Mädchen Juanita en 1945, puis L’Étrange aventure de Monsieur Fridolin B. en 1948 et Blockierte Signale, où il joue Der Baron. Liebe 47, en 1949, lui confie le rôle de Direktor Engelbrecht. La même année, il est au générique de Der große Mandarin. Ces titres l’inscrivent dans une Allemagne cinématographique de l’après-guerre, où il devient volontiers fonctionnaire, directeur ou aristocrate.
En 1951, Die Frauen des Herrn S. lui donne le rôle de Korinthischer General. Suivent La Voleuse de Bagdad en 1952, puis plusieurs comédies et films musicaux au milieu de la décennie, dont Les Fanfares du mariage de Hans Grimm, Ne craignez pas les grosses bêtes, Keine Angst vor Schwiegermüttern, Dix à chaque doigt d’Erik Ode, La Princesse du Danube bleu de Hans Schweikart et Amour, danse et mille refrains de Paul Martin. Dans ce répertoire, il reste fidèle aux emplois qui exploitent sa prestance et son ironie sèche.
Les dernières apparitions et le Thalia de Hambourg
En 1961, il se glisse dans Un, deux, trois de Billy Wilder sous les traits du comte von Droste Schattenburg. La même année, il joue Sheffler dans Le Dernier Passage. Deux ans plus tard, Die türkischen Gurken le crédite du rôle de Rubin y Soliman. Ces apparitions prolongent une carrière qui s’étire jusque dans les dernières années de sa vie, sans rupture brutale avec les emplois de caractère qui l’avaient installé dès les années 1920.
En 1966, il obtient un engagement au théâtre Thalia de Hambourg, qu’il quitte le 4 mars 1971. Il meurt à Hambourg le 13 mai 1971, à 74 ans. Sur l’ensemble de sa vie professionnelle, il a joué dans 275 films. Les écrans allemands et quelques productions internationales gardent surtout de lui cette figure de comédien à l’allure aristocratique, capable de faire tenir un personnage dans un seul geste, une entrée ou un regard appuyé.
Films et séries avec Hubert von Meyerinck
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