Karl Schönböck: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Karl Schönböck en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
159
œuvres recensées
154 films · 5 séries
- Première année recensée
- 1936
- Dernière année recensée
- 2001
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1930, Karl Schönböck fait ses débuts au théâtre à Meißen après des études de philologie puis un passage par l’Académie de musique et d’arts du spectacle de Vienne. Né à Vienne le 4 février 1909, mort à Munich le 24 mars 2001, il traverse ensuite la scène allemande avant de passer au cinéma en 1936 avec « Das Mädchen Irene », de Reinhold Schünzel.
De Vienne à l’Académie
Le nom complet de Karl Ludwig Josef Maria Schönböck s’attache d’abord à Vienne, où il naît en 1909. Après la maturité, il commence la philologie, puis change d’orientation au bout de 2 semestres pour entrer à l’Académie de musique et d’arts du spectacle de Vienne, où il prend des cours de chant.
Ce déplacement vers le jeu et la voix annonce un premier terrain d’exercice très concret. En 1930, il joue à Meißen, avant des engagements à Salzbourg, Königsberg, Bonn, Berlin et Munich.
Théâtre, cabaret, boulevard
Munich devient un point d’ancrage pendant la Seconde Guerre mondiale. Schönböck y passe par le cabaret Die Schaubude, où il retrouve un usage plus direct de la scène et rencontre Herta Saal, puis il fonde après la guerre Die Kleine Freiheit.
Le répertoire qu’il adopte ensuite se détourne des rôles dramatiques de ses débuts. Il se consacre au théâtre de boulevard, jouant des bons vivants et des grands seigneurs, tout en gardant le registre comique du cabaret.
Cette inflexion fixe une silhouette de scène reconnaissable dans plusieurs villes allemandes. Elle éclaire aussi la manière dont il passe d’un répertoire à l’autre sans rompre avec le jeu de présence et la vivacité verbale.
Le cinéma des années 1930 et 1940
Le cinéma arrive en 1936 avec « Das Mädchen Irene » de Reinhold Schünzel. La même année, il apparaît dans « Blumen aus Nizza » d’Augusto Genina, puis dans plusieurs productions de l’avant-guerre et des années 1940.
Parmi ces titres, « Bismarck » en 1940, de Wolfgang Liebeneiner, « Frau Luna » en 1941, « Titanic » en 1943, d’Herbert Selpin et Werner Klingler, ou encore « La parole est à la défense » en 1944 montrent une présence régulière à l’écran. Il y joue souvent des hommes de rang, des notables ou des figures mondaines, comme John Jacob Astor dans « Titanic ».
À rebours d’une carrière limitée à la scène, cette période installe un acteur fréquent des productions germanophones. On le retrouve ensuite dans « Peter Voss, der Millionendieb » en 1946 et « Ballade berlinoise » en 1948, avant « Meine Nichte Susanne », « Sensation im Savoy » et « Taxi-Kitty » en 1950.
Années 1950 et écran de télévision
Au début des années 1950, Schönböck reste très présent au cinéma avec « Der keusche Lebemann » en 1951, puis « Die Försterchristel » et d’autres films de 1952 et 1953. Il tourne encore dans « Feu d'artifice » de Kurt Hoffmann en 1954, « Le Congrès s'amuse » en 1955, puis « Durch die Wälder, durch die Auen » de Georg Wilhelm Pabst en 1956.
La télévision ouvre une autre série de rôles dès 1955 avec « Feuerwerk ». Il apparaît ensuite dans « Notturno », « Das Abgründige in Herrn Gerstenberg » et « Unentschuldigte Stunde » en 1957, puis dans « Das Prinzip » et « Der Misanthrop » en 1958 et 1959.
Le médium télévisuel lui offre un autre cadre de jeu sans effacer le reste. Il figure encore dans « Olivia », « Es geschah in Paris » et « Ein Tag im Leben von... » au tournant des années 1960 et 1961, puis dans « Lady Frederick » et « Mamsell Nitouche » en 1963.
Des seconds rôles jusqu’aux années 1990
Les années 1960 et 1970 le voient dans des productions allemandes et françaises comme « C'est pas toujours du caviar » de Géza von Radványi en 1961, « Le Franciscain de Bourges » en 1968, « 7 morts sur ordonnance » de Jacques Rouffio en 1975, puis « Au plaisir de Dieu » en 1977 dans le rôle du général Von Stupnagel.
À cette époque, il passe encore par des œuvres de télévision, parmi lesquelles « Liebe für Liebe » en 1967, « Christa » en 1971 et « Klimbim » en 1973. Sa présence reprend aussi dans les années 1980 avec « Otto – Der Film » en 1985, puis dans les années 1990 avec « Schtonk! » en 1992, où il joue August Strasser.
Il apparaît encore dans « Halali oder Der Schuß ins Brötchen » en 1994, « Charly la malice » en 1995 dans le rôle de Johann Mahlberg, et « Schlosshotel Orth » en 1996, où il interprète Felix Lanz. Son dernier passage repérable dans le corpus fourni se situe avec « Bellaria – So lange wir leben! » en 2000, documentaire qui le replace dans un paysage de mémoire cinéphile plutôt que dans une simple sortie de répertoire.
Films et séries avec Karl Schönböck
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