Clu Gulager: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Clu Gulager en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
142
œuvres recensées
75 films · 67 séries
- Première année recensée
- 1956
- Dernière année recensée
- 2019
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1967, Clu Gulager apparaît dans « L'Homme de fer », avec le rôle de Jack Brody. L’année suivante, « Hawaï police d'État » lui donne deux personnages, Jack Gulley et Arthur Lambert, tandis que « Wagon Train » l’avait déjà placé à l’écran en 1957 sous les traits de Harry Diel et Sam Spicer. Né le 16 novembre 1928 à Holdenville, en Oklahoma, et mort le 5 août 2022 à Los Angeles, il a traversé plusieurs décennies de télévision et de cinéma américain.
De Holdenville aux séries américaines
Sous le nom de naissance William Martin Gulager, l’acteur grandit en Oklahoma avant d’entrer dans les productions télévisées des années 1950. En 1957, « Wagon Train » le place dans deux épisodes ou deux rôles listés sous les noms de Harry Diel et Sam Spicer. Cette présence précoce dans une série d’aventure installée aux États-Unis fixe un cadre de travail où les apparitions successives comptent autant que les têtes d’affiche.
À cette époque, la télévision américaine multiplie les formats à épisodes, et Gulager y trouve des espaces réguliers. En 1959, « Au nom de la loi » le crédite dans l’épisode Carrefour, sous le nom de John Collins. Le passage d’un programme à l’autre dessine une présence continue dans les séries de l’époque, sans l’enfermer dans un seul registre ni dans un seul type de production.
Par ailleurs, son nom circule aussi dans des distributions plus étendues. « Le Virginien » l’accompagne de 1964 à 1970, d’abord comme adjoint puis comme shérif Emmett Ryker. Cette durée l’installe au cœur d’une série qui occupe une place durable sur le petit écran américain, avec un personnage identifié sur la longueur plutôt que par une apparition brève.
Du western au polar de studio
En 1964, « À bout portant » de Don Siegel le réunit à un film de studio où il joue Lee. Trois ans plus tard, « L'Homme de fer » lui donne Jack Brody, puis « Virages » en 1969 le place dans le rôle de Larry pour James Goldstone. Ces titres installent Gulager dans des productions de genre très codées, où la précision du rôle compte davantage que l’ampleur du temps d’écran.
Le début des années 1970 le conduit vers d’autres cinéastes. En 1971, Peter Bogdanovich lui confie Abilene dans « La Dernière Séance ». L’année 1972 le voit encore dans « Molly and Lawless John » de Gary Nelson, puis « Un silencieux au bout du canon » en 1974 sous la direction de John Sturges, où il interprète le lieutenant Franklin Toms. Le passage d’un western à un film policier confirme une pratique régulière des productions de genre sans changer de terrain d’un seul coup.
La même période lui ouvre d’autres écrans. En 1977, le téléfilm « Charlie Cobb Détective: Belle nuit pour une pendaison » le retrouve dans un format plus court, avant « Force One » en 1979 où il joue Dunne. Ces apparitions, espacées sur quelques années, montrent un acteur sollicité par des réalisateurs très différents, du polar au film d’action.
Les années 1980 et les rôles de genre
En 1980, « Magnum » lui confie Theo Wolf, puis « K2000 » le fait revenir en 1982 sous le nom d’Eugene Hanson. Ces titres placent Gulager dans la circulation des séries populaires de l’époque, avec des interventions ponctuelles qui reposent sur la netteté du rôle plus que sur sa durée.
Le milieu des années 1980 concentre plusieurs apparitions télévisées. En 1984, « Arabesque » lui attribue trois personnages, Mike Gann, Ray Carter et Carl Mestin. L’année suivante, « MacGyver » le distribue en Walt Kirby, tandis que « Supercopter » le place en Cullen Dixon en 1986. À rebours d’une présence uniforme, ces rôles le font passer d’une série à l’autre dans un paysage télévisuel qui privilégie les invités récurrents.
Au cinéma, « Le Retour des morts-vivants » en 1985 lui donne Burt Wilson, rôle qui compte parmi les plus cités de sa filmographie. La même année, « La Revanche de Freddy » le crédite en Ken Walsh. En 1986, « Chasse sanglante » lui vaut le Saturn Award du meilleur acteur dans un second rôle pour Hunter's Blood, distinction remise en 1987. Ce prix inscrit son travail dans la circulation des films de genre des années 1980.
Dernières apparitions, jusqu’à Tarantino
En 1988, « Le Clandestin » lui donne Albert, puis « Dan Turner, Hollywood Detective » apparaît en 1990 dans sa liste d’interprétations télévisées. Des années plus tard, « Feast » en 2005 le retrouve dans le rôle du barman sous la direction de John Gulager, son fils. Il reprend ce même personnage dans « Feast 2: No Limit » en 2008, avant un nouveau passage dans « Piranha 2 3D » en 2012.
En 2015, « Tangerine » le ramène brièvement à l’écran, puis « Blue Jay » en 2016 lui donne Waynie dans un film d’Alexandre Lehmann. Le dernier titre mentionné ici, « Once Upon a Time… in Hollywood » de Quentin Tarantino, sort en 2019 et le montre propriétaire d’une librairie. Avec cette apparition tardive, Gulager reste présent dans des productions très différentes, des séries des années 1950 aux films du tournant des années 2020.
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