Martine Pascal: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Martine Pascal en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
10
œuvres recensées
8 films · 2 séries
- Première année recensée
- 1967
- Dernière année recensée
- 2021
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Martine Pascal, née le 27 janvier 1939 à Paris, s’oriente très tôt vers le théâtre et se forme au Conservatoire national supérieur d’art dramatique, où elle suit notamment l’enseignement de Jean Meyer, figure marquante de la scène française de l’après-guerre (Source : Wikipédia, 2013). Elle y remporte un premier prix de comédie, distinction qui la situe d’emblée dans le paysage des jeunes comédiennes prometteuses du début des années 1960 (Source : Wikipédia, 2013). À l’issue de ce parcours, elle intègre la troupe du Théâtre national populaire dirigé par Jean Vilar, institution qui joue alors un rôle central dans la démocratisation de la culture en France (Source : Wikipédia, 2013). Cette étape lui permet d’aborder un répertoire classique et contemporain au contact de metteurs en scène qui marquent durablement l’esthétique du théâtre public. Dans ce cadre, elle acquiert un savoir-faire scénique fondé sur le travail de troupe, une approche exigeante du texte et un rapport direct au public populaire.
Par la suite, elle rejoint la Comédie de Saint-Étienne, autre lieu important de décentralisation dramatique, où elle poursuit un travail régulier sur les grands auteurs du répertoire (Source : Wikipédia, 2013). Cette expérience, en province, s’inscrit dans un mouvement plus large de maillage du territoire par des institutions théâtrales soutenues par l’État, offrant aux comédiens un cadre de travail stable et une continuité de jeu (Source : Wikipédia, 2013). En parallèle, elle commence à apparaître à la télévision naissante, qui s’ouvre à de nombreuses captations et fictions de studio, offrant aux acteurs de théâtre une nouvelle visibilité (Source : IMDb, 2025). Cette double activité, scénique et audiovisuelle, caractérise dès ses débuts un profil de comédienne habituée à passer d’un médium à l’autre. Elle s’inscrit ainsi dans une génération pour laquelle le théâtre reste le socle, mais que la télévision et, plus tard, le cinéma viennent compléter.
Théâtre : un ancrage durable
Le théâtre demeure, tout au long de sa carrière, l’axe central du parcours de Martine Pascal, qui multiplie les collaborations avec des metteurs en scène issus du théâtre public et de la création contemporaine (Source : Théâtreonline, 2024). Elle participe à de nombreuses productions au sein de structures institutionnelles et de compagnies indépendantes, explorant un répertoire qui va des classiques aux auteurs du XXe siècle (Source : Théâtreonline, 2024). Au fil des années, elle s’implique également dans des projets plus intimistes, souvent portés par de petites formations qui privilégient le rapport direct avec le public et le travail sur des textes moins connus (Source : Théâtreonline, 2024). Cette fidélité au plateau s’accompagne d’une attention aux écritures contemporaines, en prise avec les préoccupations sociales et politiques de leur temps.
Par ailleurs, Martine Pascal fonde la compagnie 7 Épées, structure avec laquelle elle produit plusieurs spectacles centrés sur des textes d’auteurs comme Marguerite Duras, Virginia Woolf ou Ossip Mandelstam, dans des formes qui mêlent souvent théâtre et littérature (Source : Théâtreonline, 2024). Avec cette compagnie, elle développe un travail de long terme sur des figures et des voix singulières, privilégiant une approche épurée de la scène, fondée sur la présence de l’acteur et la force du verbe (Source : Théâtreonline, 2024). Cette activité de production témoigne d’un engagement dans la fabrication concrète des spectacles, de leur conception à leur diffusion. Elle inscrit la comédienne dans un réseau de théâtres et de festivals qui accompagnent ces créations sur plusieurs saisons. À travers cette démarche, Martine Pascal occupe une place active dans le paysage du théâtre indépendant, en plus de ses engagements dans des institutions plus établies.
Carrière à la télévision
La télévision occupe une place significative dans la carrière de Martine Pascal, en particulier à partir des années 1960, avec l’essor des fictions produites pour l’ORTF puis pour les chaînes publiques (Source : IMDb, 2025). Elle apparaît notamment dans la série « L’abonné de la ligne U », diffusée en 1964, où elle tient un rôle dans deux épisodes, contribuant à la popularisation du format sériel policier à la télévision française (Source : IMDb, 2025). La même année, elle participe à « Les diamants de Palinos », série télévisée dans laquelle elle interprète le personnage de Mme Verdier sur plusieurs épisodes entre 1964 et 1965 (Source : IMDb, 2025). Ces productions illustrent la place prise par la fiction télévisuelle dans le parcours de nombreux acteurs de théâtre de cette génération, qui trouvent là un nouveau champ d’expression.
Au fil des décennies, Martine Pascal continue d’apparaître régulièrement dans des téléfilms et séries, travaillant avec différents réalisateurs de la télévision française (Source : IMDb, 2025). En 1982, elle joue dans l’adaptation télévisuelle de « Les Misérables », réalisation qui s’inscrit dans la tradition des grandes fresques littéraires portées à l’écran pour le petit format (Source : IMDb, 2025). Elle y incarne la mère supérieure, personnage secondaire mais identifié, au sein d’une distribution large (Source : IMDb, 2025). Plus récemment, elle revient dans des séries contemporaines comme « Le remplaçant », diffusée en 2022, où elle interprète le rôle de Mme Tomasi dans deux épisodes (Source : IMDb, 2025). En 2023, elle apparaît également dans la série « Alphonse », dans le rôle de Suzanne Galineau, confirmant la continuité de sa présence à l’écran sur plusieurs générations de production télévisuelle (Source : IMDb, 2025).
Travail au cinéma
Au cinéma, la filmographie de Martine Pascal se construit par touches, avec des apparitions régulières dans des longs métrages français, souvent au sein de distributions chorales (Source : IMDb, 2025). Elle est notamment présente dans le film « Les Misérables » de 1982, adaptation de l’œuvre de Victor Hugo, où son rôle de mère supérieure s’inscrit dans un ensemble de personnages secondaires qui structurent l’arrière-plan du récit (Source : IMDb, 2025). En 1993, elle tient le rôle de Madeleine Vilard dans « L’œil écarlate », film qui figure parmi les titres pour lesquels elle est le plus fréquemment créditée (Source : IMDb, 2025). L’année suivante, elle apparaît dans « Jeanne la Pucelle I : Les Batailles », film de Jacques Rivette consacré à Jeanne d’Arc, où sa participation s’inscrit dans le cadre d’un cinéma d’auteur attentif aux figures historiques (Source : Letterboxd, 2024).
Par la suite, Martine Pascal poursuit ce parcours cinématographique en tenant des rôles dans des films des années 2010 et 2020, confirmant une présence régulière, bien que non systématique, sur grand écran (Source : IMDb, 2025). En 2015, elle figure au générique de « Marguerite », long métrage de Xavier Giannoli inspiré de la figure de la cantatrice Florence Foster Jenkins, où elle interprète un personnage secondaire au sein d’un univers situé dans le milieu musical des années 1920 (Source : IMDb, 2025). En 2022, elle joue dans « I Love America », film réalisé par Lisa Azuelos, dans lequel elle incarne la version âgée du personnage de Lisa, offrant une variation sur le thème de la mémoire et du temps (Source : IMDb, 2025). Ces participations la placent dans des œuvres qui circulent largement, tant en salles que sur les plateformes, et contribuent à faire connaître son travail auprès de générations de spectateurs éloignées de la scène théâtrale (Source : IMDb, 2025).
Collaborations, compagnies et engagements artistiques
Tout au long de son parcours, Martine Pascal multiplie les collaborations avec des metteurs en scène et des structures qui occupent une place importante dans le paysage théâtral français (Source : Théâtreonline, 2024). Son travail au Théâtre national populaire, puis à la Comédie de Saint-Étienne, la place au cœur du mouvement de décentralisation et du théâtre public, aux côtés de créateurs qui définissent une certaine idée du service public de la culture (Source : Wikipédia, 2013). Avec sa compagnie 7 Épées, elle produit des spectacles comme « Savannah Bay », « Virginia », « Ossip Mandelstam », « Un prénom d’archiduc » ou encore « Enfance », projets qui se construisent souvent autour de grandes figures littéraires et d’une réflexion sur la mémoire, l’identité ou l’Histoire (Source : Théâtreonline, 2024). Ces productions témoignent d’un choix artistique orienté vers des textes exigeants, portés dans des dispositifs scéniques qui privilégient la sobriété.
En parallèle, Martine Pascal s’inscrit dans un réseau de théâtres et de festivals qui accueillent ces créations sur plusieurs saisons, permettant à ces spectacles de rencontrer des publics variés, au-delà d’une seule ville ou d’un seul lieu (Source : Théâtreonline, 2024). Cette circulation des œuvres reflète une pratique professionnelle où le travail de troupe et la durée des tournées restent déterminants. Elle participe également à des projets qui croisent théâtre et littérature, dans des formes proches de la lecture-spectacle, contribuant à faire entendre des textes parfois peu connus du grand public (Source : Théâtreonline, 2024). À travers ces engagements, Martine Pascal occupe une position de comédienne qui intervient à la fois comme interprète et comme force de proposition artistique, assumant une responsabilité dans la sélection des textes et dans la constitution des équipes qui les portent à la scène. Ce rôle renforce sa place au sein d’un théâtre d’art attaché à la transmission des œuvres.
Reconnaissance et place dans le paysage artistique
La carrière de Martine Pascal se déploie sur plusieurs décennies, principalement en France, et se caractérise par une continuité du travail plutôt que par la recherche de premiers rôles médiatisés (Source : Wikipédia, 2013). Son parcours illustre celui d’une comédienne pour qui le théâtre constitue le centre de gravité, tandis que la télévision et le cinéma offrent des prolongements et des variations autour du jeu (Source : IMDb, 2025). Les productions auxquelles elle participe, qu’il s’agisse de séries télévisées, d’adaptations littéraires ou de films d’auteur, la situent dans un réseau d’œuvres qui appartiennent à l’histoire récente de la création française (Source : IMDb, 2025). Sa présence régulière dans des projets de nature différente, du théâtre subventionné aux fictions diffusées sur les grandes chaînes ou les plateformes, dessine une trajectoire de travail continue.
- « Les Misérables » (télévision, 1982), rôle de la mère supérieure (Source : IMDb, 2025)
- « Les diamants de Palinos » (série TV, 1964–1965), rôle de Mme Verdier (Source : IMDb, 2025)
- « L’abonné de la ligne U » (série TV, 1964), rôle dans deux épisodes (Source : IMDb, 2025)
- « Jeanne la Pucelle I : Les Batailles » (cinéma, 1994), film de Jacques Rivette (Source : Letterboxd, 2024)
- « L’œil écarlate » (cinéma, 1993), rôle de Madeleine Vilard (Source : IMDb, 2025)
- « Marguerite » (cinéma, 2015), film de Xavier Giannoli (Source : IMDb, 2025)
- « I Love America » (cinéma, 2022), rôle de Lisa âgée (Source : IMDb, 2025)
- « Le remplaçant » (série TV, 2022), rôle de Mme Tomasi (Source : IMDb, 2025)
- « Alphonse » (série TV, 2023), rôle de Suzanne Galineau (Source : IMDb, 2025)
Films et séries avec Martine Pascal
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Galerie photos de Martine Pascal
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