Maurice Auzel: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Maurice Auzel en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
37
œuvres recensées
36 films · 1 série
- Première année recensée
- 1961
- Dernière année recensée
- 1992
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Maurice Auzel naît le 26 octobre 1932 à Paris, où il effectue l’ensemble de sa carrière professionnelle dans les domaines de la boxe puis du cinéma (Source : IMDb, 1995). Il se distingue d’abord comme boxeur professionnel entre 1954 et 1964, période durant laquelle il s’impose dans la catégorie des poids welters sur la scène nationale française (Source : Ciné Passion 34, s.d.). En 1963, il remporte le titre de champion de France des poids welters, qu’il conserve jusqu’en 1964 avant de perdre sa ceinture face à François Pavilla, tournant qui marque la fin de sa carrière sportive de haut niveau (Source : Wikipédia, 2009). Parallèlement, il évolue au sein de l’Avia Club Boxe d’Issy-les-Moulineaux, ce qui le place dans un environnement où la pratique intensive de la boxe nourrit sa future reconversion vers le cinéma (Source : Wikipédia, 2009).
Son parcours croise ensuite celui de Jean-Paul Belmondo, également issu du milieu pugilistique, dont il devient l’un des partenaires d’entraînement réguliers (Source : Ciné Passion 34, s.d.). Cette proximité le conduit à abandonner la boxe en 1964 et à s’orienter vers le plateau de tournage, en particulier en tant que doublure lumière de l’acteur, fonction technique qui l’inscrit durablement dans les équipes de films populaires français des années 1960 à 1980 (Source : IMDb, 1995 ; Ciné Passion 34, s.d.). À partir de cette période, il entame une seconde carrière comme comédien de complément, multipliant les apparitions dans des productions commerciales d’envergure, sans rompre avec l’univers du sport qui a façonné son physique et sa présence à l’écran (Source : Wikipédia, 2009). Cette transition progressive du ring au plateau s’inscrit dans un mouvement plus large d’anciens sportifs intégrés aux castings pour des rôles de robustes seconds rôles dans le cinéma français de genre (Source : Wikipédia, 2009).
Débuts au cinéma et premiers rôles
Maurice Auzel débute au cinéma au début des années 1960, avec une première apparition dans « Léon Morin, prêtre » de Jean-Pierre Melville, sorti en 1961, où il intervient dans un film porté par Jean-Paul Belmondo et Emmanuelle Riva (Source : Ciné Passion 34, s.d.). Dès ses premières participations, il s’inscrit dans un réseau de réalisateurs phares du cinéma français, notamment Melville, qui façonne un certain polar existentiel, tout en le plaçant dans des rôles secondaires en adéquation avec son physique de boxeur (Source : Ciné Passion 34, s.d.). En 1962, il apparaît dans « Cartouche », film de cape et d’épée réalisé par Philippe de Broca, aux côtés de Belmondo et Claudia Cardinale, s’insérant dans une production d’aventure populaire qui consolide la collaboration entre l’acteur principal et ses proches partenaires à l’écran (Source : Ciné Passion 34, s.d.). Cette même période le voit aussi intervenir dans « La chasse à l’homme » (1964), autre réalisation de De Broca, confirmant son intégration durable aux tournages de comédies et de films d’action français (Source : Ciné Passion 34, s.d.).
Au milieu des années 1960, Maurice Auzel participe à plusieurs productions marquantes qui articulent comédie, aventure et polar. On le retrouve ainsi dans « Pierrot le fou » (1965) de Jean-Luc Godard, long métrage emblématique de la Nouvelle Vague, où sa présence s’inscrit dans un dispositif de casting mêlant figures confirmées et seconds rôles issus d’horizons variés (Source : Ciné Passion 34, s.d.). La même année, il joue dans « Les tribulations d’un Chinois en Chine », nouvelle collaboration de Philippe de Broca avec Belmondo, qui renforce son association récurrente avec les grandes productions de divertissement de l’époque (Source : Ciné Passion 34, s.d.). En 1968, il apparaît dans « Le pacha » d’Henri Verneuil, film policier mené par Jean Gabin, où sa contribution s’inscrit dans la galerie de silhouettes qui structurent l’univers du polar français classique (Source : Ciné Passion 34, s.d.). Ces premières années définissent un profil de comédien souvent employé dans des rôles de soutien, ancrés dans les genres populaires dominants du cinéma français des années 1960 (Source : Ciné Passion 34, s.d.).
Consolidation dans le polar et le cinéma populaire des années 1970
Au tournant des années 1970, Maurice Auzel s’affirme comme une figure récurrente du cinéma populaire français, particulièrement dans le polar et la comédie d’action. Il apparaît dans « Le clan des Siciliens » (1969) d’Henri Verneuil, aux côtés de Jean Gabin, Alain Delon et Lino Ventura, dans un film de casse devenu une référence du genre, où il occupe un rôle secondaire qui prolonge sa collaboration avec des distributions prestigieuses (Source : Ciné Passion 34, s.d.). En 1970, il figure au générique de « Borsalino », réalisé par Jacques Deray, où le duo Belmondo-Delon domine un récit de gangsters situé dans les années 1930, et dans « Le mur de l’Atlantique » de Marcel Camus, comédie de guerre menée par Bourvil (Source : Ciné Passion 34, s.d.). La même année, il participe également au film « Le voyou » d’Henri Verneuil, nouvelle association avec Belmondo dans un polar qui s’inscrit dans la continuité de ce cinéma de genre très présent sur les écrans français (Source : Ciné Passion 34, s.d.).
La décennie se poursuit avec une série de collaborations notables. En 1973, il joue dans « Le magnifique » de Philippe de Broca, comédie d’action métatextuelle où Belmondo incarne un auteur de romans d’espionnage, confirmant la place d’Auzel dans le cercle des fidèles du comédien (Source : Ciné Passion 34, s.d.). Deux ans plus tard, il apparaît dans « Peur sur la ville » (1975) d’Henri Verneuil, où il tient un rôle d’inspecteur, inscrivant sa présence dans l’un des grands succès policiers de la période (Source : IMDb, 1995 ; Ciné Passion 34, s.d.). En 1976, il est au générique de « L’alpagueur », toujours avec Belmondo, où il interprète le routier Gros Bras, personnage secondaire associé à l’univers rugueux du film (Source : IMDb, 1995). En parallèle, il intervient comme doublure lumière de Belmondo, fonction qui accompagne les tournages et contribue à sa participation régulière à ces productions sans être nécessairement créditée à l’écran (Source : IMDb, 1995). Cette période 1970-1976 consolide son image de comédien familier des films d’action et de polar grand public (Source : Ciné Passion 34, s.d.).
Années 1977–1984 : collaborations récurrentes et rôles typés
À partir de la fin des années 1970, Maurice Auzel poursuit une carrière marquée par la continuité de ses collaborations avec Jean-Paul Belmondo et plusieurs réalisateurs de films populaires. En 1977, il participe au film « L’animal », comédie d’action réalisée par Claude Zidi, où Belmondo multiplie les cascades, tandis qu’Auzel figure également au générique comme membre de l’équipe de renfort, crédité en tant que light double, ce qui souligne la double dimension technique et artistique de sa participation (Source : IMDb, 1995). En 1978, il apparaît dans « La Zizanie » de Claude Zidi, où il est mentionné comme un homme à la soirée costumée, rôle non crédité qui témoigne de la fréquence de ses apparitions en arrière-plan des grandes comédies de l’époque (Source : IMDb, 1995). La même année, il joue dans « One, Two, Two : 122, rue de Provence », film inscrit dans un univers de maisons closes parisiennes, qui illustre sa présence dans des productions variées, au-delà du seul registre policier (Source : IMDb, 1995).
En 1979, Maurice Auzel est à l’affiche de « Flic ou voyou » de Georges Lautner, où il incarne un policier, rôle en adéquation avec le profil de personnages d’autorité ou de bastonneurs qui lui sont souvent confiés (Source : IMDb, 1995). L’année 1980 le voit multiplier les apparitions : « Le guignolo » de Lautner, où il joue La Franchouillard, et « Le Coup du parapluie » de Gérard Oury, dans lequel il interprète un gendarme, rôle pour lequel il n’est pas crédité au générique (Source : IMDb, 1995 ; Ciné Passion 34, s.d.). En 1981, il tient le rôle du « premier poulet » dans « Le professionnel » de Georges Lautner, nouveau polar d’action construit autour de la star Belmondo (Source : IMDb, 1995). En 1982, il apparaît dans « L’As des as » de Gérard Oury, où il joue l’entraîneur de boxe, rôle qui renvoie explicitement à son passé sportif et illustre la manière dont le cinéma met à profit son expérience de champion (Source : IMDb, 1995). En 1983, il interprète l’inspecteur Rosenberg dans « Le marginal » de Jacques Deray, tandis qu’en 1984 il incarne Borzik dans « Les Morfalous » de Henri Verneuil, film de guerre et de commando, et le chauffeur de taxi myope dans « Joyeuses Pâques » de Georges Lautner (Source : IMDb, 1995 ; Ciné Passion 34, s.d.). Ces années confirment un profil de comédien de genre, identifié par des emplois de policiers, de truands ou de figures populaires fortement typées (Source : IMDb, 1995).
Dernières années de carrière et filmographie sélectionnée
Dans la seconde moitié des années 1980 et au début des années 1990, Maurice Auzel poursuit son activité de comédien en maintenant sa présence dans des films de réalisateurs déjà croisés et en élargissant ses collaborations. En 1984, il est au générique de « Joyeuses Pâques », comédie de Lautner avec Belmondo, Sophie Marceau et Marie Laforêt, où son rôle de chauffeur de taxi myope s’inscrit dans la galerie de personnages secondaires entourant le couple principal (Source : Ciné Passion 34, s.d.). En 1987, il apparaît dans « Le solitaire » de Jacques Deray, polar mené par Lino Ventura, dans lequel il interprète un inspecteur de l’O.C.R.B., renforçant encore son association avec les figures policières (Source : IMDb, 1995). L’année 1988 le voit figurer dans « Quelques jours avec moi » de Claude Sautet, film porté par Daniel Auteuil, où sa présence accompagne un récit plus intimiste que ses précédents polars (Source : IMDb, 1995). En 1991, il joue dans « Netchaïev est de retour » de Jacques Deray, aux côtés d’Yves Montand, film qui aborde les séquelles du terrorisme et confirme la fidélité du réalisateur à ce comédien de soutien (Source : Ciné Passion 34, s.d.).
En 1992, Maurice Auzel fait une apparition non créditée dans « L’inconnu dans la maison » de Georges Lautner, où il incarne un homme dans un café, rôle modeste mais caractéristique de sa participation répétée à l’univers du cinéaste (Source : IMDb, 1995). Son dernier rôle recensé au cinéma intervient en 1995 dans « Les misérables » de Claude Lelouch, adaptation libre du roman de Victor Hugo, où il interprète le premier déménageur, clôturant ainsi une filmographie marquée par la fidélité à plusieurs auteurs populaires du cinéma français (Source : IMDb, 1995 ; Ciné Passion 34, s.d.). Il meurt le 18 novembre 1995 à Paris, après plus de trois décennies de présence à l’écran et une carrière qui aura relié le monde de la boxe professionnelle et celui du cinéma de genre français (Source : IMDb, 1995 ; Wikipédia, 2009). Sa trajectoire demeure associée à une figure de second rôle familier, régulièrement convoqué pour incarner des personnages de flics, de boxeurs, de truands ou de silhouettes populaires, au cœur d’un pan significatif de la production hexagonale des années 1960 à 1990 (Source : IMDb, 1995 ; Ciné Passion 34, s.d.).
Filmographie choisie
- « Léon Morin, prêtre », réal. Jean-Pierre Melville, 1961 (Source : Ciné Passion 34, s.d.)
- « Cartouche », réal. Philippe de Broca, 1962 (Source : Ciné Passion 34, s.d.)
- « La chasse à l’homme », réal. Philippe de Broca, 1964 (Source : Ciné Passion 34, s.d.)
- « Pierrot le fou », réal. Jean-Luc Godard, 1965 (Source : Ciné Passion 34, s.d.)
- « Les tribulations d’un Chinois en Chine », réal. Philippe de Broca, 1965 (Source : Ciné Passion 34, s.d.)
- « Le pacha », réal. Henri Verneuil, 1968 (Source : Ciné Passion 34, s.d.)
- « Le clan des Siciliens », réal. Henri Verneuil, 1969 (Source : Ciné Passion 34, s.d.)
- « Borsalino », réal. Jacques Deray, 1970 (Source : Ciné Passion 34, s.d.)
- « Le mur de l’Atlantique », réal. Marcel Camus, 1970 (Source : Ciné Passion 34, s.d.)
- « Le voyou », réal. Henri Verneuil, 1970 (Source : Ciné Passion 34, s.d.)
- « Le magnifique », réal. Philippe de Broca, 1973 (Source : Ciné Passion 34, s.d.)
- « Peur sur la ville », réal. Henri Verneuil, 1975 (Source : IMDb, 1995 ; Ciné Passion 34, s.d.)
- « L’alpagueur », réal. Philippe Labro, 1976 (Source : IMDb, 1995 ; Ciné Passion 34, s.d.)
- « L’animal », réal. Claude Zidi, 1977, également doublure lumière (Source : IMDb, 1995)
- « Flic ou voyou », réal. Georges Lautner, 1979 (Source : IMDb, 1995)
- « Le guignolo », réal. Georges Lautner, 1980 (Source : IMDb, 1995)
- « Le Coup du parapluie », réal. Gérard Oury, 1980 (Source : IMDb, 1995 ; Ciné Passion 34, s.d.)
- « Le professionnel », réal. Georges Lautner, 1981 (Source : IMDb, 1995)
- « L’As des as », réal. Gérard Oury, 1982 (Source : IMDb, 1995)
- « Le marginal », réal. Jacques Deray, 1983 (Source : IMDb, 1995)
- « Les Morfalous », réal. Henri Verneuil, 1984 (Source : IMDb, 1995 ; Ciné Passion 34, s.d.)
- « Joyeuses Pâques », réal. Georges Lautner, 1984 (Source : Ciné Passion 34, s.d.)
- « Le solitaire », réal. Jacques Deray, 1987 (Source : IMDb, 1995)
- « Quelques jours avec moi », réal. Claude Sautet, 1988 (Source : IMDb, 1995)
- « Netchaïev est de retour », réal. Jacques Deray, 1991 (Source : Ciné Passion 34, s.d.)
- « L’inconnu dans la maison », réal. Georges Lautner, 1992 (Source : IMDb, 1995)
- « Les misérables », réal. Claude Lelouch, 1995 (Source : IMDb, 1995 ; Ciné Passion 34, s.d.)
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