Georges Géret: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Georges Géret en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
76
œuvres recensées
71 films · 5 séries
- Première année recensée
- 1951
- Dernière année recensée
- 1992
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Antoine Henri Geret, qui adopte le nom de scène Georges Géret, naît le 18 octobre 1924 à Lyon, dans le Rhône, où il grandit avant de se diriger vers une carrière d’acteur au milieu des années 1950 (Source : Wikipédia, 2004). Dès ses débuts, il s’oriente vers le théâtre et rejoint notamment le Théâtre National Populaire de Jean Vilar, où il participe à une activité scénique soutenue entre le milieu des années 1950 et la fin des années 1980 (Source : CinéDweller, 2024). Au sein du TNP, il est dirigé par Vilar dans « La guerre de Troie n’aura pas lieu », présentée notamment au Festival d’Avignon en 1962, ce qui contribue à structurer sa présence dans le paysage théâtral français (Source : CinéDweller, 2024). Parallèlement à ces engagements de troupe, il commence à apparaître au cinéma à partir de 1954, amorçant une carrière à l’écran qui va se déployer sur plus de trois décennies (Source : CinéDweller, 2024). Dès cette période, il se voit confier des emplois de personnages durs ou inquiétants, souvent liés à des figures de soldats, de policiers ou de marginaux, en cohérence avec un physique facilement associé à ce registre dramatique (Source : CinéDweller, 2024).
Confirmation au cinéma dans les années 1960
Au cinéma, Georges Géret s’impose progressivement au cours des années 1960, enchaînant les seconds rôles marquants dans des productions françaises et européennes (Source : AlloCiné, 2023). En 1963, il joue Jules Magloire dans « Le Scieur de long » de Jean-Daniel Pollet, puis apparaît en 1964 dans plusieurs films importants, dont « Le Journal d’une femme de chambre » de Luis Buñuel, où il incarne Joseph, rôle qui contribue fortement à sa reconnaissance auprès des cinéastes d’auteur (Source : AlloCiné, 2023) (Source : IMDb, 1996). La même année, il figure dans « L’Insoumis », réalisé par Alain Cavalier, en lieutenant Fraser, et dans « Week-end à Zuydcoote », adaptation de guerre signée Henri Verneuil, où il interprète le soldat Pinot (Source : AlloCiné, 2023). En 1965, il joue Rouquemoute dans « La Métamorphose des cloportes » de Pierre Granier-Deferre et apparaît dans « Le Tonnerre de Dieu » de Denys de La Patellière, dans le rôle de Roger, confirmant sa présence régulière dans le cinéma français populaire et d’auteur (Source : AlloCiné, 2023) (Source : SensCritique, 2026). On le retrouve également dans « Compartiment tueurs » de Costa-Gavras, où il incarne un agent de police, amorçant une collaboration prolongée avec le réalisateur franco-grec (Source : AlloCiné, 2023).
Collaborations avec les auteurs et rôle dans « Z »
La seconde moitié des années 1960 et le tournant de 1970 marquent un resserrement des collaborations de Georges Géret avec des cinéastes associés au cinéma dit d’auteur (Source : AlloCiné, 2023). En 1966, il tient le rôle de Roger Laroque dans « Roger la honte », adaptation télévisuelle où son personnage contribue à l’installer dans des figures d’hommes ambigus et tourmentés (Source : Ciném@passion, 2025). L’année suivante, il incarne Raymond dans « L’Étranger », adapté d’Albert Camus par Luchino Visconti, confirmant sa présence dans des productions internationales de prestige (Source : AlloCiné, 2023). En 1969, il joue un fanatique de football témoin d’un attentat dans « Z » de Costa-Gavras, film politique emblématique qui s’impose comme l’un des grands succès critiques et publics de la période et reste l’un de ses rôles les plus souvent cités (Source : Ciném@passion, 2025) (Source : SensCritique, 2026). La même année, il participe à « La Fiancée du pirate » de Nelly Kaplan, dans le rôle de Gaston Duvalier, ainsi qu’à « L’Étoile du sud », production d’aventures où il interprète André, montrant une capacité à passer d’un registre politisé à des récits plus romanesques (Source : AlloCiné, 2023).
Rôles marquants des années 1970
Au cours des années 1970, Georges Géret poursuit une activité soutenue, enchaînant des rôles qui l’installent comme un visage familier du cinéma français de genre, policier ou social (Source : AlloCiné, 2023). En 1970, il interprète l’adjudant Feracci dans « Le Pistonné » de Claude Berri, personnage de militaire chargé de la formation des appelés, qui s’inscrit dans une veine de satire sociale de l’institution militaire (Source : Ciném@passion, 2025). Il apparaît aussi dans « L’Assassin frappe à l’aube », où il joue Kurt, prolongeant sa galerie de rôles liés au crime ou à la violence (Source : AlloCiné, 2023). En 1973, il tourne dans plusieurs films, notamment « Un officier de police sans importance » de Jean Larriaga, où il est Rémy Scoto, et « Le Mataf » de Sergio Gobbi, dans le rôle de Basilio Hagon, s’intégrant à la vague de polars français de la décennie (Source : AlloCiné, 2023). À la même période, il est présent dans « La Traque » de Serge Leroy (1975), où il incarne un braconnier, ainsi que dans « Le Protecteur » de Roger Hanin (1974), où il joue Samuel Malakian, confirmant un ancrage dans des récits de tension dramatique et de confrontation physique (Source : AlloCiné, 2023).
Présence dans le polar et la comédie populaire
La fin des années 1970 et le début des années 1980 voient Georges Géret se rapprocher davantage encore du cinéma policier et de la comédie populaire, tout en conservant son registre de personnages ambivalents (Source : AlloCiné, 2023). En 1978, il donne la réplique à Jean-Paul Belmondo dans « Flic ou voyou » de Georges Lautner, où il tient le rôle de Théodore Musard, figure du milieu qui s’inscrit dans l’univers du polar marseillais stylisé de la fin des années 1970 (Source : AlloCiné, 2023). L’année suivante, il apparaît dans « La Gueule de l’autre » de Pierre Tchernia, interprétant le commissaire Javert dans une comédie politique qui détourne les codes du théâtre de boulevard (Source : AlloCiné, 2023). En 1980, il joue Joseph dans « Le Guignolo », toujours aux côtés de Belmondo sous la direction de Lautner, et incarne le capitaine Fauderche dans « Signé Furax », adaptation d’un feuilleton radiophonique par Marc Simenon (Source : AlloCiné, 2023). La même année, il participe à « Téhéran 43. Nid d’espions », coproduction internationale où il interprète Dennis Pew, illustrant la diversité géographique de ses engagements à cette période (Source : AlloCiné, 2023).
Travaux à la télévision et au théâtre
En parallèle de sa carrière cinématographique, Georges Géret développe une activité régulière à la télévision française, où il retrouve souvent des réalisateurs venant du théâtre ou de la fiction historique (Source : Ciném@passion, 2025). Il travaille notamment avec Stellio Lorenzi, Claude Barma et Marcel Bluwal, des figures majeures de la télévision de création de l’après-guerre, ce qui lui permet de s’inscrire dans des adaptations littéraires et des fresques historiques (Source : Ciném@passion, 2025). Sous la direction de Bluwal, il interprète Jean Valjean dans une version télévisée des « Misérables », rôle central qui lui offre un registre différent de ses compositions habituelles de seconds rôles au cinéma (Source : Ciném@passion, 2025). On le voit également dans des séries comme « Le Chevalier de Maison-Rouge », « Les Misérables » et « Splendeurs et misères des courtisanes », qui exploitent son goût pour les personnages intenses et physiquement marqués (Source : AlloCiné, 2023). Par ailleurs, sa longue présence au TNP de Jean Vilar, entre 1955 et 1990, témoigne d’un ancrage durable dans le théâtre public et dans un certain héritage de la décentralisation dramatique française (Source : CinéDweller, 2024).
Dernières années de carrière et filmographie tardive
Dans les années 1980, Georges Géret poursuit une filmographie soutenue, alternant comédies, drames sociaux et films d’action (Source : AlloCiné, 2023). Il joue ainsi dans « La Bête noire » (1983), où il incarne M. Guyot, puis dans « Urgence » (1984) sous les traits de Patrick Villard, confirmant sa place dans des récits ancrés dans des situations de crise ou de tension (Source : AlloCiné, 2023). En 1982, il interprète Bouvard dans « Pour cent briques t’as plus rien… » de Édouard Molinaro, une comédie qui s’inscrit dans le cinéma populaire français du début de la décennie (Source : AlloCiné, 2023). Il apparaît également dans « Salut la puce » en poète, et dans « La Guérilléra », où il joue El Mariscal, montrant une capacité à passer du registre comique à des personnages plus dramatiques ou exotiques (Source : AlloCiné, 2023). Au début des années 1990, il figure encore à l’affiche de « L’Inconnu dans la maison » de Georges Lautner, en 1992, où il interprète Ange Brunetti, l’un de ses derniers rôles au cinéma (Source : AlloCiné, 2023).
Rôles emblématiques et réception critique
Plusieurs rôles de Georges Géret reviennent régulièrement dans les sélections et classements consacrés à sa filmographie, signe de leur importance dans la mémoire cinéphile (Source : SensCritique, 2026). « Z » de Costa-Gavras, « Le Tonnerre de Dieu » de Denys de La Patellière, « La Fiancée du pirate » de Nelly Kaplan, « Week-end à Zuydcoote » de Henri Verneuil, « Le Journal d’une femme de chambre » de Luis Buñuel et « L’Étranger » de Luchino Visconti sont fréquemment cités parmi ses films les plus remarqués (Source : SensCritique, 2026) (Source : AlloCiné, 2019). Son interprétation de Joseph dans le film de Buñuel, celle du témoin de l’attentat dans « Z » ou encore ses compositions de militaires et de policiers contribuent à fixer l’image d’un acteur associé à des personnages durs, parfois ambigus, souvent inscrits dans des contextes sociaux ou politiques tendus (Source : Ciném@passion, 2025). Dans le domaine télévisuel, sa composition de Jean Valjean pour Marcel Bluwal demeure l’un de ses rôles les plus commentés, en raison de la place centrale de ce personnage dans le patrimoine littéraire français (Source : Ciném@passion, 2025). Sa carrière se caractérise ainsi par une présence régulière chez des cinéastes reconnus et une insertion durable dans le paysage du cinéma et de l’audiovisuel français de la seconde moitié du XXe siècle (Source : IMDb, 1996).
Filmographie sélectionnée (cinéma)
- « Ces dames préfèrent le mambo » de Bernard Borderie, lieutenant de police (1958) (Source : AlloCiné, 2023).
- « Le Journal d’une femme de chambre » de Luis Buñuel, Joseph (1964) (Source : AlloCiné, 2023).
- « L’Insoumis » d’Alain Cavalier, lieutenant Fraser (1964) (Source : AlloCiné, 2023).
- « Week-end à Zuydcoote » de Henri Verneuil, Pinot (1964) (Source : AlloCiné, 2023).
- « Le Tonnerre de Dieu » de Denys de La Patellière, Roger (1965) (Source : AlloCiné, 2023).
- « La Métamorphose des cloportes » de Pierre Granier-Deferre, Rouquemoute (1965) (Source : AlloCiné, 2023).
- « L’Étranger » de Luchino Visconti, Raymond (1967) (Source : AlloCiné, 2023).
- « Z » de Costa-Gavras, fanatique de football témoin de l’attentat (1969) (Source : Ciném@passion, 2025).
- « La Fiancée du pirate » de Nelly Kaplan, Gaston Duvalier (1969) (Source : AlloCiné, 2023).
- « Le Pistonné » de Claude Berri, adjudant Feracci (1970) (Source : AlloCiné, 2023).
- « La Traque » de Serge Leroy, le braconnier (1975) (Source : AlloCiné, 2023).
- « Flic ou voyou » de Georges Lautner, Théodore Musard (1978) (Source : AlloCiné, 2023).
- « Le Guignolo » de Georges Lautner, Joseph (1980) (Source : AlloCiné, 2023).
- « Pour cent briques t’as plus rien… » d’Édouard Molinaro, Bouvard (1982) (Source : AlloCiné, 2023).
- « L’Inconnu dans la maison » de Georges Lautner, Ange Brunetti (1992) (Source : AlloCiné, 2023).
Travaux pour la télévision (sélection)
- « Le Chevalier de Maison-Rouge » (série), rôle de Simon (date de diffusion référencée) (Source : AlloCiné, 2023).
- « Les Misérables » (série télévisée), incarnation de Jean Valjean sous la direction de Marcel Bluwal (Source : Ciném@passion, 2025).
- « Splendeurs et misères des courtisanes » (série), participation à une adaptation de l’œuvre de Balzac (Source : AlloCiné, 2023).
- « La Porte du large » (téléfilm), rôle de Georges Saivre (1975) (Source : AlloCiné, 2023).
- Collaboration avec Stellio Lorenzi et Claude Barma sur plusieurs fictions historiques et littéraires (Source : Ciném@passion, 2025).
Fin de carrière et disparition
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