Mathieu Carrière: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Mathieu Carrière en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
192
œuvres recensées
147 films · 45 séries
- Première année recensée
- 1964
- Dernière année recensée
- 2024
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1964, Mathieu Carrière apparaît dans « Tonio Kröger », adapté par Rolf Thiele d’après Thomas Mann. L’année suivante, il a 15 ans et tient déjà le rôle de Thomas Törless dans « Les Désarrois de l’élève Törless » de Volker Schlöndorff, film qui installe son nom dans le cinéma allemand et européen.
Les années de formation entre Hanovre, Berlin et Paris
Mathieu Carrière naît le 2 août 1950 à Hanovre, en Allemagne. Il grandit d’abord à Berlin, puis à Lübeck à partir de 1962. Son père, Bern Carrière, exerce comme psychiatre et psychanalyste, sa mère, Jutta Mühling, travaille comme assistante de radiographie. Par sa lignée paternelle, il appartient à une famille de protestants chassés de France après la révocation de l’édit de Nantes.
À 17 ans, il entre au lycée jésuite de Vannes, au collège-lycée-prépa Saint-François-Xavier. Depuis 1969, il étudie la philosophie à Paris. Il parle couramment le français, détail qui compte dans une filmographie traversée par des productions allemandes, françaises, belges et italiennes.
De Schlöndorff à Duras, une présence régulière dans le cinéma d’auteur
Après « Les Désarrois de l’élève Törless », Mathieu Carrière enchaîne des films signés Andrzej Wajda, Jacques Doniol-Valcroze, André Delvaux, Jean-Gabriel Albicocco, Roger Vadim, Marguerite Duras ou Alain Corneau. En 1971, il figure dans « Malpertuis » de Harry Kümel, « Le Petit Matin » de Jean-Gabriel Albicocco et « Rendez-vous à Bray » d’André Delvaux. Deux ans plus tard, il apparaît dans « Don Juan 73 » de Roger Vadim, « Giordano Bruno » de Giuliano Montaldo et « Il n’y a pas de fumée sans feu » d’André Cayatte.
La période se poursuit avec « La Jeune Fille assassinée » de Roger Vadim en 1974, puis « India Song » de Marguerite Duras en 1975. Il participe encore à « Le Coup de grâce » de Volker Schlöndorff, « Police Python 357 » d’Alain Corneau et « Bilitis » de David Hamilton en 1976 et 1977. En 1979, il figure dans « L’Associé » de René Gainville, « Le Navire Night » de Marguerite Duras et « Femme entre chien et loup » d’André Delvaux.
Au début des années 1980, il joue dans « La Femme de l’aviateur » d’Éric Rohmer, « La Passante du Sans-Souci » de Jacques Rouffio et « Benvenuta » d’André Delvaux. En 1987, il tient le rôle principal du dernier film de Walerian Borowczyk, « Cérémonie d’amour ». Cette même année, il travaille aussi pour la télévision dans « Matin Bonheur ».
Télévision allemande et visibilité durable
La télévision occupe une place continue dans sa carrière. Il apparaît dans quelques épisodes de « Derrick », puis participe à « Sabine Christiansen » en 1998 et à « Hart aber fair » en 2001. En 1990, il prend part à « Fort Boyard » dans sa version allemande.
Dans les années 1990 et 2000, il revient dans plusieurs séries allemandes. En 1994, il joue le professeur Paul Mandl dans « Rex, Chien flic ». Trois ans plus tard, il interprète Fabian Keusch dans « Les gardes-côtes ». En 2003, il apparaît dans « Pfarrer Braun » en Baron Friedrich von Falkenberg, puis en 2008 dans « Anna und die Liebe » dans le rôle de Robert Broda.
La décennie suivante le voit dans « Tiere bis unters Dach » en 2010, où il joue le Tierheiler Edward Schellenberg, puis dans « Mick Brisgau » en 2010 également, dans le rôle d’Henri Durand. En 2013, il figure dans « Tunnel » en Alain Joubert. Cette présence récurrente à l’écran, de formats et de pays différents, s’accompagne d’un ancrage très net dans la production allemande.
Écriture et prise de parole publique
Mathieu Carrière a consacré un essai à Heinrich von Kleist, traduit en français sous le titre « Pour une littérature de guerre, Kleist ». Cette activité d’écriture prolonge un rapport ancien à la langue et à la pensée, déjà visible dans son passage par la philosophie à Paris.
Il s’exprime aussi dans l’espace public sur la question des droits des pères divorcés. En 2005, il se présente aux élections fédérales sous l’étiquette du Parti du socialisme démocratique. Ces engagements s’ajoutent à une présence d’acteur qui traverse plus d’un demi-siècle et relie cinéma d’auteur, télévision populaire et interventions médiatiques.
Filmographie choisie
- « Tonio Kröger » de Rolf Thiele, 1964
- « Les Désarrois de l’élève Törless » de Volker Schlöndorff, 1966
- « Malpertuis » de Harry Kümel, 1971
- « Rendez-vous à Bray » d’André Delvaux, 1971
- « Police Python 357 » d’Alain Corneau, 1976
- « Bilitis » de David Hamilton, 1977
- « La Passante du Sans-Souci » de Jacques Rouffio, 1982
- « Cérémonie d’amour » de Walerian Borowczyk, 1987
- « Rex, Chien flic », 1994
- « Les gardes-côtes », 1997
- « Anna und die Liebe », 2008
- « Mick Brisgau », 2010
- « Tunnel », 2013
Films et séries avec Mathieu Carrière
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