Friedrich von Thun: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Friedrich von Thun en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
233
œuvres recensées
174 films · 59 séries
- Première année recensée
- 1964
- Dernière année recensée
- 2026
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1942, à Kvasice, Friedrich von Thun naît sous le nom de Friedrich Ernst Peter Paul Maria Thun-Hohenstein. Il grandit dans une famille noble avant de rejoindre l’Autriche après la guerre, puis entre au gymnasium de Seckau, où le théâtre prend une place décisive.
Formation et premiers rôles à Munich
En 1960, après sa maturité, il étudie l’allemand et les arts du spectacle tout en suivant des cours privés de comédie. Deux ans plus tard, une audition auprès d’Axel von Ambesser lui ouvre des rôles plus modestes, puis une place au Kammerspiele de Munich lors d’une mise en scène. Cette entrée dans le métier passe par la scène et par des premiers travaux à l’écran, en 1964 avec « Lausbubengeschichten » et « Die schwedische Jungfrau », puis en 1965 avec « Die Herren », « Tante Frieda – Neue Lausbubengeschichten », « Belles d'un soir » et « Die fromme Helene ». La même continuité se retrouve en 1966 avec « Onkel Filser – Allerneueste Lausbubengeschichten » et « Liselotte von der Pfalz ».
La fin des années 1960 l’installe dans une production régulière, avec « Wenn Ludwig ins Manöver zieht » en 1967, puis « Services spéciaux, division K » la même année. En 1970, il apparaît dans « O.K. » et « Rapports intimes au collège de jeunes filles ». Quelques mois plus tard, il tient des rôles dans « Les Petites cochonnes » en 1971 et « Les Provocatrices ou le Sexe à l'école » en 1972. La décennie suivante confirme cette présence dans des productions allemandes et européennes, avec « MitGift » en 1975, puis « Sonntagskinder » en 1979.
Les séries qui structurent les années 1970
La télévision lui offre des rôles repérables dès le début des années 1970. En 1970, il joue dans « Sur les lieux du crime » avec les personnages d’Ohm, de Joseph Reisinger et de Peter Pollak. Deux ans plus tard, il apparaît dans « Der Bastian », puis dans l’épisode « Tatort » « Kressin und der Mann mit dem gelben Koffer ». La même saison le voit encore dans « Nouvelles d'Henry James » et « Le temps des as », où il interprète Anthony Fuller.
À partir de là, les productions se succèdent dans des formats très différents. En 1974, il figure dans « Arsène Lupin » dans l’épisode « Double jeu », puis dans « Inspecteur Derrick » en 1974 avec Roland Weidau et Armin Waldhaus. En 1975, « Des Christoffel von Grimmelshausen abenteuerlicher Simplizissimus » s’ajoute à l’ensemble. En 1977, il rejoint « Le Renard » dans les épisodes « Egon Berger » et « Hubert Scholz », puis revient dans « Le Club des Cinq » en 1978, où il joue M. Rogers. La même période comprend « Wallenstein » et plusieurs présences télévisées qui installent un rythme de travail soutenu.
Du cinéma européen aux productions des années 1980 et 1990
Les années 1980 et 1990 l’amènent vers des titres venus de plusieurs cinématographies. En 1984, il est au générique du « Lieutenant du diable » et de « Eine blaßblaue Frauenschrift ». Trois ans plus tard, il tourne dans « Das Erbe der Guldenburgs », puis en 1990 dans « La Putain du roi » et « Der schönste Busen der Welt ». En 1991, il rejoint « L'Amour maudit de Leisenbohg », avant « Cherchez la femme » en 1993.
Le milieu des années 1990 l’emmène vers des productions plus nombreuses, avec « Post Mortem – Der Nuttenmörder » et « Lamorte » en 1997, puis « Liebe und weitere Katastrophen » en 1998. La télévision continue de marquer cette période avec « Le Renard » dans « L'arme du crime » en 1995, « La Marche de Radetzky » la même année, « Le Retour de Sandokan » et « Rosamunde Pilcher » en 1996, puis « Rex » et « Inspecteur Derrick » en 1997. En parallèle, il apparaît dans « Les Enquêtes du professeur Capellari » entre 1998 et 2004, tandis que « Der Bulle von Tölz » revient entre 1996 et 1999 sur plusieurs épisodes.
Présence régulière sur les écrans allemands dans les années 2000 et 2010
Au tournant du siècle, Friedrich von Thun reste présent dans des formats de plateau comme « Die Johannes B. Kerner Show » en 1998, « Volle Kanne » en 1999, « Abendschau » en 2000, « ZIBB » en 2003 et « NDR Talk Show » en 1979 puis à nouveau plus tard dans sa carrière télévisuelle. Ces apparitions côtoient des fictions plus longues ou plus prestigieuses, avec « Hitler: La Naissance du mal » en 2003, « Printemps glacial » et « Mein Vater, meine Frau und meine Geliebte » en 2004, puis « Liebe wie am ersten Tag » en 2005.
La suite s’étend sur une série de téléfilms et de mini-séries où il garde une présence régulière. En 2006, il joue dans « Helen, Fred und Ted », « Muttis Liebling » et « Mein süßes Geheimnis ». En 2007, il figure dans « Eine stürmische Bescherung », « Zeit zu leben » et « Zodiak – Der Horoskop-Mörder ». En 2008, « Annas zweite Chance », « Der Froschkönig » et « Das Beste kommt erst » s’ajoutent à la liste, puis viennent « Sissi: Naissance d'une Impératrice », « Das Glück ist eine ernste Sache », « Die Rebellin » et « Entführt » en 2009.
Les années 2010 prolongent cette continuité avec « Aghet: 1915, le génocide arménien », « Klarer Fall für Bär » et « Wie ein Licht in der Nacht » en 2010, puis « Poussières d'amour » et « Ein mörderisches Geschäft » en 2011. En 2012, il apparaît dans « Hochzeiten », « In den besten Familien » et « Le Troisième œil - L'ange de la vengeance ». L’année suivante, « Ein weites Herz – Schicksalsjahre einer deutschen Familie », « Familie Sonntag auf Abwegen » et « Beste Bescherung » prolongent cette présence, tandis que « Cold Hell » en 2017 clôt l’un des jalons récents de sa filmographie.
Une activité qui déborde l’écran
Friedrich von Thun a aussi réalisé pour l’ÖRF une série de documentaires. Cette activité s’ajoute à une filmographie annoncée comme proche d’une centaine d’œuvres de cinéma et de télévision, mais elle compte à part dans son profil public.
La même période de maturité professionnelle s’accompagne d’une constance dans les formats de diffusion allemands, des magazines aux émissions de plateau, du téléfilm à la série. Son nom reste lié à des œuvres de plusieurs pays, de « Ginger et Fred » à « La Liste de Schindler », de « Amen. » à « La Putain du roi », sans qu’un seul de ces titres épuise la diversité de son activité. Le travail tient moins à une rupture qu’à une présence durable, faite de retours réguliers, de rôles multiples et de passages constants d’un format à l’autre.
Films et séries avec Friedrich von Thun
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