Iris Berben: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Iris Berben en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
216
œuvres recensées
173 films · 43 séries
- Première année recensée
- 1969
- Dernière année recensée
- 2026
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1968, le court métrage Johnny Holzers Tagebuch la montre sans texte à dire, au milieu d’un tournage où elle improvise gestes et paroles. Iris Berben a alors 18 ans et vit déjà de petits tournages, sans détour par une école d’art dramatique.
Des débuts sans école
En 1950, à Detmold, naît Iris Renate Dorothea Berben. Elle grandit entre plusieurs villes, passe par Hambourg et Essen, puis travaille très tôt avec de jeunes vidéographes de l’école des Beaux-arts de Hambourg. Le texte de Johnny Holzers Tagebuch la place déjà dans une pratique où le corps compte autant que la réplique.
L’année 1969 l’installe dans Detektive de Rudolf Thome et Brandstifter de Klaus Lemke, où elle joue Iris. Deux films de la même période dessinent une présence liée au cinéma allemand de la fin des années 1960, avant Compañeros de Sergio Corbucci en 1970, où elle tient le rôle de Lola. Cette séquence la met déjà dans des productions différentes par leurs méthodes et leurs rythmes.
Quelques mois plus tard, Der Fall Eleni Voulgari l’amène à tourner alors qu’elle est enceinte. Le tournage impose des reprises physiques, comme des sauts sur une couchette en hauteur. Ce détail dit une actrice déjà engagée dans le travail, sans la moindre protection de l’apprentissage académique.
Les années séries
En 1978, elle apparaît dans Soko brigade des stups / Soko section homicide sous les noms de Birgit Hauser et Iris Hauser. L’année suivante, St. Pauli-Landungsbrücken lui donne Maria, tandis que Der Kommissar, Derrick et Der Alte l’inscrivent dans un paysage télévisuel policier très fréquenté en Allemagne.
La comédie Zwei himmlische Töchter en 1978 la fait jouer aux côtés d’Ingrid Steeger dans une suite de Klimbim réalisée par Michael Pfleghar. Peu après, Ein Mann für alle Fälle et Sketchup lui ouvrent une autre visibilité, plus légère, auprès d’un public large. La série de la Bayerischer Rundfunk, diffusée à partir de 1985, la remet au centre d’un format de comédie courte devenu familier sur ARD.
En 1986, Liebling Kreuzberg la voit sous les traits de Nora Schill, au moment où Das Erbe der Guldenburgs s’étend sur 39 épisodes jusqu’en 1990. Elle y joue Evelyn von Guldenburg. À partir de là, Rosa Roth occupe une place décisive: la série ZDF réalisée par Carlo Rola court de 1994 à 2013 et lui confie la commissaire Rosa Roth sur 31 épisodes.
Le long règne des téléfilms
L’année 1987 la montre dans Nachtcafé et dans un épisode de Das Traumschiff intitulé Mexiko. En 1999, Menschen bei Maischberger rejoint une liste de participations où l’émission et le feuilleton voisinent sans rupture de ton. Cette présence régulière dans les programmes allemands dessine un usage très souple de son visage et de sa voix.
En 1995, Rudy la place dans le rôle d’Almut Gützkow, puis Frau Rettich, die Czerni und ich et Bin ich schön? paraissent en 1998. Deux ans plus tard, elle figure dans Gefährliche Träume – Das Geheimnis einer Frau. Ces titres suivent une période où le téléfilm reste le lieu principal de ses apparitions, avec des retours fréquents vers le polar et le drame familial.
Gero von Boehm begegnet... arrive en 2002, puis Das Glockenbachgeheimnis dans Tatort en 1999 rappelle son passage par les grandes séries criminelles allemandes. Elle revient encore en 2017 avec Schulz & Böhmermann, puis dans Pastewka en 2018 et Die Protokollantin la même année. Unter Freunden stirbt man nicht suit en 2020.
Des rôles récents au cinéma
Anleitung zum Unglücklichsein, de Sherry Hormann, sort en 2012 avec Iris Berben dans le rôle de Tiffanys Mutter. En 2016, Eddie the Eagle de Dexter Fletcher lui confie Petra. Ces deux films la replacent dans des productions de cinéma après une longue période dominée par la télévision et les formats sériels.
La même logique se poursuit avec Der Vorname en 2018, Der Nachname en 2022 et Der Spitzname en 2024. En 2022, Sans filtre de Ruben Östlund lui donne Therese, avant Paradise en 2023, où elle joue Sophie Theissen. 791 km passe aussi en 2023, au milieu d’une phase où les apparitions cinématographiques restent espacées mais très visibles.
Elle a aussi réalisé, avec Andreas Lebert, un documentaire sur Israël en 2004 pour la ZDF, Iris Berben, und jetzt, Israël. Cette activité se situe à côté de l’interprétation sans l’effacer, comme un prolongement ponctuel de sa pratique.
Récompenses et distinctions
L’ordre du Mérite de la République fédérale d’Allemagne lui est remis en 1998. Suivent le German Leo Baeck Award en 2002, le prix «München leuchtet» de Munich en 2006 et l’ordre de Karl Valentin la même année, puis le Berliner Bär en 2007.
Le prix international Mendelssohn de Leipzig arrive en 2010, suivi du Courage-Preis et du Prix de la télévision bavaroise en 2011. En 2014, elle reçoit l’Erich-Kästner award, puis le Prix Herbert-Strate en 2015 et le Prix Georg-August-Zinn en 2016.
Les distinctions publiques se prolongent avec l’Ordre du Mérite de la Rhénanie-du-Nord-Westphalie en 2020 et le Deutscher Fernsehpreis/Ehrenpreis en 2023. S’ajoutent encore l’Ordre bavarois du Mérite, la Romy, le Steiger Award, la Médaille d’argent de la constitution bavaroise et l’Ordre du Mérite de Berlin.
Films et séries avec Iris Berben
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