Nrmagazine
Françoise Bonnot - Photo
Connu pour
Montage
Sexe
Femme
Crédits connus
44
Né
17/08/1939
Lieu de naissance
Bois-Colombes, Hauts-de-Seine, France
Décédé
09/06/2018 (78 ans)

Françoise Bonnot: biographie, films et séries, crédits

Repères de carrière

La carrière de Françoise Bonnot en bref*

D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.

42

œuvres recensées

42 films · 0 séries

Première année recensée
1959
Dernière année recensée
2012

Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.

Biographie

Françoise Bonnot naît le 17 août 1939 à Bois-Colombes, en France, et s’inscrit très tôt dans une filiation professionnelle marquée par le montage, sa mère Monique Bonnot étant elle-même monteuse pour plusieurs films de Jean-Pierre Melville (Source : Wikipedia, 2024). Ses premiers pas crédités se font en tant qu’assistante monteuse de sa mère sur « Two Men in Manhattan » de Jean-Pierre Melville, sorti en 1959, ce qui l’introduit directement dans un environnement de cinéma d’auteur exigeant (Source : YouTube – Army of Shadows, 2006). Quelques années plus tard, elle aborde le long métrage en tant que monteuse avec « Un singe en hiver » réalisé par Henri Verneuil, sorti en 1962, qui marque l’un de ses premiers travaux reconnus au générique (Source : AlloCiné, 2023). Elle enchaîne rapidement avec « Mélodie en sous-sol » en 1963, à nouveau sous la direction de Verneuil, confirmant une collaboration durable avec le cinéaste et une installation progressive dans le paysage du montage français des années 1960 (Source : AlloCiné, 2023). Cette immersion continue dans des productions populaires et soignées sur le plan formel contribue à installer sa réputation de monteuse capable de dialoguer avec des univers de réalisateurs très structurés (Source : Rotten Tomatoes, 2025).

Installation dans le cinéma français et collaborations avec Melville

Au fil des années 1960, Françoise Bonnot consolide sa place au sein du cinéma français, notamment en poursuivant sa collaboration avec Henri Verneuil sur « La Vingt-cinquième Heure », sorti en 1967, et « La Bataille de San Sebastian », sorti en 1968, deux productions à dimension internationale qui élargissent son champ d’intervention (Source : AlloCiné, 2023). Parallèlement, elle travaille avec Jean-Pierre Melville sur « L’Armée des ombres », sorti en 1969, film de résistance dont le montage contribue fortement à la tension et à la structure narrative, et pour lequel elle est créditée comme chef monteuse (Source : AlloCiné, 2023). Dans un entretien réalisé pour l’édition DVD d’« Army of Shadows », elle revient sur la manière dont le travail de montage s’inscrivait dans la rigueur et la précision du système melvillien, soulignant le lien déjà ancien entre le réalisateur et sa famille à travers les collaborations de Monique Bonnot (Source : YouTube – Army of Shadows, 2006). Cette même période la voit se rapprocher du cinéma politique et engagé, notamment via sa rencontre professionnelle avec Costa-Gavras qui va structurer une partie significative de sa carrière (Source : Rotten Tomatoes, 2025). L’ensemble de ces collaborations la place au croisement du polar, du film de résistance et du cinéma social, champ où son travail de montage devient un outil central d’articulation dramaturgique (Source : Wikipedia, 2024).

Collaboration avec Costa-Gavras et reconnaissance internationale

La rencontre artistique entre Françoise Bonnot et Costa-Gavras se concrétise avec le film « Z », sorti en 1969, dont elle assure le montage et qui devient l’un de ses titres les plus commentés, y compris à l’échelle internationale (Source : AlloCiné, 2023). Pour ce film, elle reçoit l’Oscar du meilleur montage lors de la 42e cérémonie des Academy Awards en 1970, ce qui l’inscrit de manière durable parmi les monteurs reconnus au-delà du cadre européen (Source : AlloCiné – Récompenses, 2023). Le même film lui vaut également une nomination aux BAFTA Awards dans la catégorie du meilleur montage la même année, confirmant la visibilité de son travail dans les principales instances de récompenses anglo-saxonnes (Source : AlloCiné – Récompenses, 2023). Elle poursuit ensuite sa collaboration avec Costa-Gavras sur plusieurs longs métrages, notamment « L’Aveu » en 1970, « État de siège » en 1973 et « Section spéciale » en 1974, où son montage accompagne les dispositifs politiques et dramaturgiques du cinéaste (Source : AlloCiné, 2023). Plus tard, elle monte également « Hanna K. », sorti en 1983, qui lui vaut une nomination au César du meilleur montage, attestant de la continuité de ce compagnonnage artistique sur plusieurs décennies (Source : YouTube – Army of Shadows, 2006).

Années 1970–1980 : cinéma d’auteur et grandes productions

Au milieu des années 1970, Françoise Bonnot collabore avec Jean-Jacques Annaud sur « La Victoire en chantant » (également connu sous le titre « Black and White in Color »), sorti en 1976, qui constitue le premier long métrage du réalisateur et s’inscrit dans une veine à la fois historique et critique (Source : AlloCiné, 2023). Cette même année, elle travaille avec Roman Polanski sur « Le Locataire », film où le montage soutient une atmosphère de paranoïa progressive et de déréalisation, confirmant sa capacité à s’adapter à des univers formels contrastés (Source : AlloCiné, 2023). Dans la seconde moitié de la décennie, elle intervient sur « Le Pont de Cassandra » (1976), film à large distribution internationale, puis sur des œuvres comme « Judith Therpauve » et « Le Dernier amant romantique », toutes deux sorties en 1978, qui appartiennent davantage au champ du cinéma français d’auteur (Source : AlloCiné, 2023). Au tournant des années 1980, elle signe le montage de « Une sale affaire » en 1981 et retrouve Costa-Gavras pour « Missing » (Porté disparu), sorti en 1982, pour lequel elle reçoit le BAFTA Award du meilleur montage en 1983 (Source : AlloCiné, 2023). Par ailleurs, elle monte « Un amour de Swann », adaptation de Proust réalisée par Volker Schlöndorff et sortie en 1984, puis « L’Année du dragon » de Michael Cimino en 1985, ce dernier film marquant le début d’une collaboration suivie avec le cinéaste américain (Source : Rotten Tomatoes, 2025).

Travaux avec Cimino, Joffé et le cinéma anglo-saxon

À partir du milieu des années 1980, une part importante de la filmographie de Françoise Bonnot se déploie dans le cinéma anglo-saxon, avec des productions ambitieuses où le montage occupe une place structurante (Source : IMDb, 2018). Avec Michael Cimino, elle signe le montage de « L’Année du dragon », sorti en 1985, puis de « Le Sicilien » en 1987, films qui explorent des territoires narratifs complexes mêlant politique, violence et enjeux identitaires (Source : AlloCiné, 2023). En parallèle, elle collabore avec Roland Joffé sur « Fat Man and Little Boy », sorti en 1989 et consacré au projet Manhattan, où le rythme du montage accompagne la progression dramatique liée à la course scientifique et militaire (Source : Rotten Tomatoes, 2025). Dans ces mêmes années, elle participe à des projets de genres variés, dont la comédie « Top Secret! », sortie en 1984, qui montre sa capacité à travailler sur des registres plus ouvertement parodiques tout en conservant une rigueur de construction des gags visuels (Source : AlloCiné, 2023). Cette diversification de ses collaborations lui permet de naviguer entre productions américaines à large diffusion et films européens plus intimistes, tout en maintenant une activité soutenue et une présence régulière aux génériques internationaux (Source : Wikipedia, 2024).

Cinéma des années 1990 : auteurs européens et drames historiques

Dans les années 1990, Françoise Bonnot poursuit un itinéraire où se croisent auteurs européens et grandes fresques historiques (Source : IMDb, 2018). Elle collabore avec Ridley Scott sur « 1492: Conquest of Paradise », sorti en 1992, film qui retrace le voyage de Christophe Colomb et dont le montage accompagne à la fois l’ampleur des scènes maritimes et le déploiement narratif sur plusieurs années (Source : Wikipedia, 2024). Cette même décennie la voit travailler sur « L’Appartement », sorti en 1996 et réalisé par Gilles Mimouni, thriller sentimental où l’entrelacement des points de vue repose largement sur une construction temporelle précise (Source : AlloCiné, 2023). En 1997, elle retrouve Costa-Gavras pour « Mad City », film américain qui interroge les médias et la fabrication de l’information, confirmant la continuité de leurs échanges artistiques dans un contexte hollywoodien (Source : AlloCiné, 2023). L’année suivante, elle monte « Place Vendôme » de Nicole Garcia, sorti en 1998, pour lequel elle obtient une nomination au César du meilleur montage lors de la 24e cérémonie en 1999, ce qui souligne la reconnaissance de son travail au sein de l’industrie française (Source : AlloCiné – Récompenses, 2023). Par ces choix de projets, elle reste présente à la fois dans le champ du cinéma d’enquête, du mélodrame et du film historique, en se plaçant au service de réalisateurs aux écritures très différentes (Source : Wikipedia, 2024).

Années 2000 : collaborations avec Julie Taymor et fin de carrière

Au début des années 2000, Françoise Bonnot engage une collaboration suivie avec la réalisatrice Julie Taymor, qui devient l’un des axes marquants de la fin de sa carrière (Source : IMDb, 2018). Elle monte ainsi « Titus », adaptation de Shakespeare sortie en 1999, puis « Frida », biographie filmique de Frida Kahlo sortie en 2002, où le travail de montage participe à l’articulation entre réalisme biographique et séquences plastiques inspirées de l’univers pictural de l’artiste (Source : AlloCiné, 2023). Quelques années plus tard, elle retrouve Taymor pour « Across the Universe », sorti en 2007, comédie musicale construite autour du répertoire des Beatles, dont le montage relie tableaux musicaux, motifs visuels et narration sentimentale (Source : IMDb, 2018). En parallèle, elle travaille sur des productions françaises comme « De pères en fils » en 2004 ou « Un balcon sur la mer » en 2010, ainsi que sur le documentaire musical « El Gusto », sorti en 2011, qui figure parmi ses derniers crédits de monteuse au cinéma (Source : AlloCiné, 2023). Au long de ces années, elle est également élue membre de l’American Cinema Editors, reconnaissance professionnelle qui entérine son inscription dans une communauté internationale de monteurs (Source : YouTube – Army of Shadows, 2006).

Récompenses professionnelles et reconnaissance institutionnelle

La trajectoire professionnelle de Françoise Bonnot est jalonnée de distinctions qui témoignent de la place singulière qu’elle occupe dans l’histoire du montage de film (Source : Filmaffinity, 2024). Elle obtient l’Oscar du meilleur montage en 1970 pour « Z » de Costa-Gavras, récompense attribuée lors de la 42e cérémonie des Academy Awards, ce qui fait de ce film un jalon majeur de sa carrière (Source : AlloCiné – Récompenses, 2023). Elle remporte également le BAFTA Award du meilleur montage pour « Missing » en 1983, film réalisé par le même cinéaste, et obtient par ailleurs une nomination aux BAFTA pour « Z », confirmant la récurrence de la reconnaissance internationale pour ses collaborations avec Costa-Gavras (Source : AlloCiné – Récompenses, 2023). Son travail est à trois reprises nommé aux César du meilleur montage : pour « Le Passé simple » en 1977, pour « Hanna K. » en 1984 et pour « Place Vendôme » en 1999, illustrant la continuité de sa visibilité au sein de l’industrie française sur plusieurs décennies (Source : YouTube – Army of Shadows, 2006). À ces distinctions s’ajoute son élection au sein de l’American Cinema Editors, qui consacre son inscription durable dans le champ professionnel du montage à l’échelle internationale (Source : YouTube – Army of Shadows, 2006).

Filmographie sélective

  • « Two Men in Manhattan » (assistant monteuse, 1959), réalisation Jean-Pierre Melville (Source : YouTube – Army of Shadows, 2006).
  • « Un singe en hiver » (monteuse, 1962), réalisation Henri Verneuil (Source : AlloCiné, 2023).
  • « Mélodie en sous-sol » (monteuse, 1963), réalisation Henri Verneuil (Source : AlloCiné, 2023).
  • « La Vingt-cinquième Heure » (monteuse, 1967), réalisation Henri Verneuil (Source : AlloCiné, 2023).
  • « La Bataille de San Sebastian » (monteuse, 1968), réalisation Henri Verneuil (Source : AlloCiné, 2023).
  • « Z » (monteuse, 1969), réalisation Costa-Gavras (Source : AlloCiné, 2023).
  • « L’Aveu » (monteuse, 1970), réalisation Costa-Gavras (Source : AlloCiné, 2023).
  • « État de siège » (monteuse, 1973), réalisation Costa-Gavras (Source : AlloCiné, 2023).
  • « Section spéciale » (monteuse, 1974), réalisation Costa-Gavras (Source : AlloCiné, 2023).
  • « La Victoire en chantant » (monteuse, 1976), réalisation Jean-Jacques Annaud (Source : AlloCiné, 2023).
  • « Le Locataire » (monteuse, 1976), réalisation Roman Polanski (Source : AlloCiné, 2023).
  • « Missing (Porté disparu) » (chef monteuse, 1982), réalisation Costa-Gavras (Source : AlloCiné, 2023).
  • « Un amour de Swann » (monteuse, 1984), réalisation Volker Schlöndorff (Source : AlloCiné, 2023).
  • « L’Année du dragon » (monteuse, 1985), réalisation Michael Cimino (Source : Rotten Tomatoes, 2025).
  • « Le Sicilien » (monteuse, 1987), réalisation Michael Cimino (Source : AlloCiné, 2023).
  • « Fat Man and Little Boy » (monteuse, 1989), réalisation Roland Joffé (Source : Rotten Tomatoes, 2025).
  • « 1492: Conquest of Paradise » (monteuse, 1992), réalisation Ridley Scott (Source : Wikipedia, 2024).
  • « L’Appartement » (monteuse, 1996), réalisation Gilles Mimouni (Source : AlloCiné, 2023).
  • « Mad City » (monteuse, 1997), réalisation Costa-Gavras (Source : AlloCiné, 2023).
  • « Place Vendôme » (monteuse, 1998), réalisation Nicole Garcia (Source : AlloCiné, 2023).
  • « Titus » (monteuse, 1999), réalisation Julie Taymor (Source : AlloCiné, 2023).
  • « Frida » (monteuse, 2002), réalisation Julie Taymor (Source : AlloCiné, 2023).
  • « Across the Universe » (monteuse, 2007), réalisation Julie Taymor (Source : IMDb, 2018).
  • « Un balcon sur la mer » (monteuse, 2010), réalisation Nicole Garcia (Source : AlloCiné, 2023).
  • « El Gusto » (chef monteuse, 2011), réalisation Safinez Bousbia (Source : AlloCiné, 2023).

Filmographie de Françoise Bonnot

Découvrez les principales œuvres et contributions de cette personnalité.

Frida (2002) - Affiche
7.4 / 10
Frida
editor
Across the Universe (2007) - Affiche
7.1 / 10
Across the Universe
editor
Szigorúan titkos (1984) - Affiche
7.1 / 10
Szigorúan titkos
editor
Le Locataire (1976) - Affiche
7.6 / 10
Le Locataire
editor
L'Armée des ombres (1969) - Affiche
7.9 / 10
L'Armée des ombres
editor

Galerie photos de Françoise Bonnot

2 photos affichées.

Filmographie détaillée

Ouvrez une catégorie pour consulter les films, séries, rôles et épisodes crédités. Les listes longues se chargent progressivement.

El Gusto (2012) - Affiche
editor
2012
La Tempête (2010) - Affiche
2010
Frida (2002) - Affiche
editor
2002
Act of Love (2000) - Affiche
2000
Titus (1999) - Affiche
editor
1999
Place Vendôme (1998) - Affiche
1998
Mad City (1997) - Affiche
editor
1997
L'Appartement (1996) - Affiche
1996

Missing (1982) - Affiche
adr mixer
1982

Récompenses et Nominations

0Victoires
2Nominations

Personnalités en relation

Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.