Le Sicilien est adapté du roman éponyme de Mario Puzo, publié en 1984, qui prolonge l’univers déjà développé par l’écrivain dans Le Parrain tout en se concentrant sur la figure historique de Salvatore Giuliano, bandit sicilien devenu personnage de légende (Source : Wikipedia, 2009). Le livre, conçu après le succès des adaptations cinématographiques de Le Parrain, revisite la vie de Giuliano de manière romanesque et intègre certains personnages issus de la saga mafieuse de Puzo, créant un pont entre fiction criminelle et chronique politique (Source : Wikipedia, 2009). Selon les sources disponibles, l’auteur reçoit une importante offre – évaluée à un million de dollars – pour céder les droits d’adaptation cinématographique de ce roman, ce qui témoigne des attentes commerciales et symboliques entourant le projet à Hollywood au milieu des années 1980 (Source : Wikipedia, 2009). C’est dans ce contexte que David Begelman, à la tête de la société Gladden Entertainment, engage Michael Cimino afin de porter à l’écran cette matière romanesque où se croisent banditisme, luttes paysannes et enjeux de pouvoir siciliens (Source : Wikipedia, 2009).
)Le scénario du film est officiellement signé par Steve Shagan, qui adapte le roman de Puzo, avec la participation non créditée de Gore Vidal, tandis que Michael Cimino intervient ensuite sur la structure et l’écriture, ce qui reflète un processus de développement complexe, caractéristique de certaines grandes productions américaines des années 1980 (Source : Wikipedia, 2009 ; Source : Wikipedia, 2007). L’adaptation conserve la trame centrale du roman – la trajectoire de Giuliano, chef de bande charismatique qui vole aux riches pour redistribuer aux paysans – tout en accentuant, dans le récit filmique, la dimension de confrontation directe avec l’Église, la mafia et les élites terriennes (Source : IMDb, 2025 ; Source : Rotten Tomatoes, 2003). Par ailleurs, le film met en avant les aspects de lutte pour l’indépendance de la Sicile et l’idée d’un rattachement possible aux États-Unis, élément déjà présent dans la fiction de Puzo et lié aux débats historiques sur le séparatisme sicilien après la Seconde Guerre mondiale (Source : Wikipedia, 2007). L’ensemble inscrit l’adaptation dans une tradition de récits où le bandit social est traité comme figure ambivalente à la fois politique et criminelle, en écho à d’autres représentations de Giuliano au cinéma italien, même si le film de Cimino privilégie une approche hollywoodienne et épique (Source : Wikipedia, 2007).
Réalisation et équipe artistique
Réalisé par Michael Cimino, Le Sicilien est un film américain de genre dramatique et historique, tourné comme une fresque criminelle à dimension épique, et sorti en 1987 après plusieurs longs métrages marquants du cinéaste comme Voyage au bout de l’enfer et La Porte du paradis (Source : Wikipedia, 2009 ; Source : Wikipedia, 2007). Produit par Gladden Entertainment, le film bénéficie d’une ambition formelle importante, visible notamment dans l’ampleur des paysages siciliens et la composition de grandes scènes de foule, ce qui s’inscrit dans la continuité du goût de Cimino pour les récits à large échelle (Source : Wikipedia, 2009). La musique est confiée à David Mansfield, qui avait déjà collaboré avec le réalisateur, et joue un rôle structurant dans la tonalité élégiaque du film, en soutenant l’alternance entre scènes d’action et moments plus contemplatifs autour de la figure de Giuliano (Source : Wikipedia, 2009). Le film existe en plusieurs montages, avec une version longue distribuée en Europe – jusqu’à environ 146 minutes dans certaines éditions vidéo – et des coupes plus importantes sur le marché américain, ce qui a alimenté des débats critiques sur la cohérence narrative de l’œuvre (Source : DVDcritiques, 2005 ; Source : Wikipedia, 2009).
La direction artistique met en avant une reconstitution soignée de la Sicile de l’après-guerre, entre villages ruraux, intérieurs aristocratiques et paysages montagneux, contribuant à installer une atmosphère qui oscille entre western méditerranéen et tragédie politique (Source : Regard Critique, 2023). Certaines analyses critiques soulignent la manière dont la mise en scène emprunte à l’iconographie religieuse, utilisant le contre-jour et des compositions frontales pour rapprocher Giuliano d’une figure quasi christique dans le regard de ses partisans, ce qui participe à la construction de son mythe à l’écran (Source : Regard Critique, 2023). Par ailleurs, plusieurs commentateurs ont relevé que le style visuel de Cimino, fait de mouvements de caméra amples et de tableaux collectifs, se heurte parfois au récit plus resserré attendu d’un film de gangsters, ce décalage ayant été pointé comme l’un des facteurs de l’accueil mitigé du film (Source : Wikipedia, 2009 ; Source : Regard Critique, 2023). L’ensemble confère cependant au long métrage une identité esthétique marquée, en phase avec le goût du réalisateur pour les compositions chorales et les récits où l’individu est pris dans des forces historiques qui le dépassent (Source : Wikipedia, 2007).
Intrigue et enjeux thématiques
L’intrigue se concentre sur Salvatore Giuliano, bandit sicilien qui, après avoir échappé à la police à la fin des années 1940, organise une troupe de guérilleros opérant depuis les montagnes et menant des raids contre les grands propriétaires terriens, redistribuant une partie du butin aux paysans pauvres, ce qui contribue à faire de lui un héros populaire local (Source : IMDb, 2025 ; Source : SensCritique, 2025). Le film montre comment Giuliano s’érige en figure de la cause indépendantiste sicilienne, cherchant à détacher l’île de l’Italie et à la rapprocher des États-Unis, dans un contexte où la Seconde Guerre mondiale a laissé des fractures politiques et sociales profondes dans la région (Source : Wikipedia, 2007). Parallèlement, il entretient des liens étroits avec le parrain mafieux Don Masino Croce, qui soutient son action tout en veillant à préserver ses propres intérêts, ce qui inscrit la trajectoire du bandit dans un réseau de loyautés complexes et de stratégies de pouvoir (Source : Rotten Tomatoes, 2003 ; Source : IMDb, 2025). La relation entre Giuliano et son cousin et conseiller Gaspare “Aspanu” Pisciotta constitue un autre axe majeur du récit, la loyauté familiale se trouvant progressivement mise à l’épreuve par les pressions mafieuses et politiques (Source : Wikipedia, 2007).
)À mesure que la renommée de Giuliano grandit, son ego se renforce, et il se voit comme une figure au-dessus des autorités mafieuses et étatiques, ce qui provoque des tensions croissantes avec Don Masino Croce, décidé à reprendre le contrôle de la situation (Source : Rotten Tomatoes, 2003 ; Source : IMDb, 2025). Le film explore ainsi le paradoxe d’un bandit qui se présente comme défenseur du peuple tout en s’inscrivant dans des alliances avec les forces les plus puissantes et conservatrices de l’île, montrant comment le projet politique initial se trouve constamment réorienté par les rapports de force locaux (Source : Wikipedia, 2007). En filigrane, il interroge la construction du mythe du hors-la-loi justicier, nourrie par le soutien d’une partie de la population mais fragilisée par les contradictions internes de la lutte armée et les trahisons au sein du clan (Source : Wikipedia, 2007). La progression dramatique conduit à une issue marquée par la violence et la désagrégation du groupe, qui s’inscrit dans une tradition de récits de banditisme méditerranéen où la figure héroïque finit par se heurter aux limites de son propre pouvoir (Source : Wikipedia, 2007).
Distribution et personnages principaux
Christopher Lambert tient le rôle principal de Salvatore Giuliano, bandit sicilien charismatique dont le film suit la trajectoire, l’acteur français étant alors identifié par le public international pour des rôles comme celui de Connor MacLeod dans Highlander (Source : Wikipedia, 2009 ; Source : IMDb, 2020). Sa performance, très exposée dans la communication autour du film, place au centre du récit un personnage présenté tour à tour comme chef de bande, chef politique et figure quasi mythique, ce qui correspond à la double dimension héroïque et criminelle de Giuliano dans la narration (Source : Wikipedia, 2007). Terence Stamp incarne pour sa part un personnage clé de l’entourage du héros – dans la distribution figurent notamment des figures d’autorité et de pouvoir, qu’il s’agisse de représentants de l’Église ou de notables – renforçant l’ancrage du récit dans les luttes de domination qui structurent la société sicilienne de l’époque (Source : Wikipedia, 2009). Joss Ackland interprète Don Masino Croce, parrain mafieux dont l’alliance avec Giuliano constitue un ressort dramatique central, le personnage représentant la puissance souterraine qui encadre et conditionne l’action du bandit (Source : Wikipedia, 2007 ; Source : Rotten Tomatoes, 2003).
John Turturro, encore au début de sa carrière, joue Gaspare “Aspanu” Pisciotta, cousin et proche collaborateur de Giuliano, dont le parcours au sein du film est marqué par un tiraillement entre fidélité familiale, fascination pour le chef et pressions mafieuses, ce qui en fait une pièce maîtresse de la mécanique de trahison qui se met en place (Source : Wikipedia, 2007). Barbara Sukowa figure également au casting, apportant une dimension plus intime au récit à travers un personnage féminin qui se trouve pris dans l’orbite de Giuliano et de son environnement violent, à une époque où la société sicilienne reste fortement structurée par des rapports de genre traditionnels (Source : Wikipedia, 2007). La distribution rassemble ainsi des acteurs issus de différentes aires culturelles – française, britannique, américaine, allemande – ce qui correspond à une production américaine tournée vers les marchés internationaux tout en traitant d’un sujet fortement ancré dans l’histoire sociale et politique italienne (Source : Wikipedia, 2007). Cette diversité de profils contribue à un traitement du matériau romanesque qui combine codes du cinéma de genre anglo-saxon et références au cinéma politique européen sur la Sicile et la mafia (Source : Wikipedia, 2007 ; Source : Regard Critique, 2023).
Réception critique et résultats au box-office
À sa sortie en 1987, Le Sicilien reçoit un accueil critique majoritairement négatif dans la presse anglo-saxonne, plusieurs commentateurs pointant des problèmes d’incohérence narrative, un montage jugé heurté et un style visuel considéré comme trop appuyé, ainsi qu’un choix de casting contesté pour le rôle principal (Source : Wikipedia, 2009). Sur l’agrégateur Rotten Tomatoes, le film recueille un taux d’avis favorables d’environ 11% pour une vingtaine de critiques, avec une note moyenne légèrement supérieure à 4 sur 10, ce qui traduit un consensus critique globalement défavorable à long terme (Source : Rotten Tomatoes, 2003 ; Source : Wikipedia, 2009). Divers articles et analyses ont souligné que les coupes imposées pour la sortie américaine – par rapport à des montages plus longs diffusés en Europe – ont pu accentuer les difficultés de lisibilité du récit, contribuant à l’image d’un film ambitieux mais déséquilibré (Source : Wikipedia, 2009 ; Source : DVDcritiques, 2005). Dans le même temps, certains textes critiques plus récents, notamment en France, ont proposé une relecture moins sévère, insistant sur l’ambition formelle du film et sur sa dimension élégiaque, même si ces approches restent minoritaires face au jugement initial (Source : Regard Critique, 2023).
)Sur le plan commercial, le film connaît un échec au box-office américain, avec des recettes estimées à un peu plus de 5,4 millions de dollars aux États-Unis, un résultat très inférieur aux attentes associées au nom de Cimino et à la marque Mario Puzo (Source : Wikipedia, 2009). En France, la carrière en salles est plus solide, avec environ 1 387 494 entrées, ce qui témoigne d’un intérêt non négligeable du public français pour ce mélange de fresque historique et de récit de banditisme sicilien, dans un paysage cinématographique alors marqué par une attention particulière portée aux grandes productions d’auteur américaines (Source : Wikipedia, 2009). Sur les plateformes de notation contemporaines, le film se situe souvent dans une zone moyenne à faible, comme en témoigne par exemple une note globale modeste sur des sites de cinéphilie en ligne, accompagnée de commentaires qui reconnaissent parfois la qualité de certains interprètes mais soulignent la longueur et le manque de dynamisme perçu de la mise en scène (Source : SensCritique, 2014 ; Source : AlloCiné, 2017). Cette réception contrastée, entre échec critique initial et réévaluations ponctuelles, a contribué à faire de Le Sicilien une œuvre singulière dans la filmographie de Michael Cimino, souvent abordée comme un exemple de grand projet romanesque aux ambitions partiellement contrariées (Source : Wikipedia, 2009 ; Source : Regard Critique, 2023).
Critique sur Le Sicilien
Où regarder en streaming Le Sicilien
Le Sicilien est disponible en streaming par abonnement sur Molotov TV. Consultez chaque plateforme pour connaître les offres et tarifs actuellement proposés.
Casting et distribution
Parmi les rôles crédités de Le Sicilien figurent Salvatore Giuliano, interprété par Christophe Lambert, Prince Borsa, interprété par Terence Stamp et Don Masino Croce, interprété par Joss Ackland. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.



















