Philippe Labro: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Philippe Labro en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
23
œuvres recensées
23 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1964
- Dernière année recensée
- 2022
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Né le 27 août 1936 à Montauban, Philippe Labro suit des études aux États-Unis, au Washington and Lee University en Virginie, où il séjourne de 1954 à 1957, expérience qui marquera durablement son imaginaire littéraire et visuel (Source : Wikipédia, 2006). De retour en France, il remporte en 1957 la Coupe des reporters, ce qui lui ouvre les portes de la station Europe 1 comme jeune reporter, au moment où la radio d’information moderne se structure (Source : FNAC, 2025). Peu après, il rejoint le magazine féminin Marie-France en 1958, où Louis Pauwels lui confie la rédaction de grands portraits mensuels, contribuant à affirmer son style de reportage et son goût pour les récits incarnés (Source : Wikipédia, 2004). En 1959, par l’entremise du journaliste Voldemar Lestienne, il rencontre Pierre Lazareff qui lui commande une biographie romancée d’Al Capone pour la collection « L’air du temps » chez Gallimard, premier ouvrage qui l’installe dans le champ littéraire (Source : Wikipédia, 2004). La même année, Lazareff l’engage comme grand reporter à France-Soir, où il couvre durant plus d’une décennie l’actualité internationale jusqu’en 1972, période décisive pour son apprentissage de l’enquête et du récit au long cours (Source : Wikipédia, 2004).
Évolution dans la presse, la radio et la télévision
Parallèlement à ses activités de reporter, Philippe Labro entame une collaboration durable avec la radio RTL, dont il devient une figure centrale à partir de la fin des années 1970 (Source : Wikipédia, 2004). En 1979, il est nommé rédacteur en chef de RTL, fonction qui lui permet d’influencer la ligne éditoriale et la programmation de la station dans un paysage audiovisuel en mutation (Source : Wikipédia, 2004). De 1985 à 2000, il dirige les programmes de RTL, avant d’accéder en 1992 à la vice-présidence de la station, puis en 1996 au poste de vice-PDG d’Ediradio, structure qui chapeaute RTL, ce qui confirme son rôle de dirigeant dans les médias français (Source : Wikipédia, 2004). Sur le versant télévisuel, il débute à l’ORTF dans les années 1960, puis travaille pour TF1 comme journaliste, avant de présenter de 1981 à 1982 le journal « Antenne 2 Midi » en alternance avec Bernard Langlois, intégrant ainsi le paysage de l’information télévisée nationale (Source : Wikipédia, 2004). Au début des années 2000, il intervient également sur France 3, puis lance en 2005, aux côtés de Vincent Bolloré, la chaîne Direct 8, devenue ensuite D8 puis C8, où il anime des émissions politiques, sociétales et culturelles, jusqu’à l’arrêt de la chaîne en 2025 (Source : Wikipédia, 2004).
Carrière de réalisateur et scénariste au cinéma
À la fin des années 1960, Philippe Labro se tourne vers la réalisation cinématographique, influencé notamment par son amitié avec Jean-Pierre Melville et par son intérêt pour le cinéma américain (Source : Actualitté, 2025). Son premier long métrage, « Tout peut arriver » (1969), ouvre une série de films où il explore les codes du polar et du film noir dans un contexte français, tout en manifestant une attention particulière aux enjeux sociaux et politiques de son époque (Source : Première, 2023). En 1971, il signe « Sans mobile apparent », adaptation d’un roman policier de Ed McBain, qui rencontre un succès notable en salles et confirme sa capacité à manier les intrigues criminelles complexes (Source : Cinedweller, 2025). Deux ans plus tard, il réalise « L’Héritier » (1973), interprété par Jean-Paul Belmondo, long métrage qui mêle thriller économique et chronique du monde des médias et de la finance, et qui demeure l’un de ses films les plus connus (Source : Première, 2023). Il enchaîne avec « Le Hasard et la Violence » (1974) et « L’Alpagueur » (1976), toujours avec Belmondo, où il affine une mise en scène tendue et un goût pour les personnages confrontés à des systèmes de pouvoir opaques (Source : Première, 2023).
Filmographie marquante et collaborations
Au début des années 1980, Philippe Labro revient au polar avec « La Crime » (1983), porté par une distribution de premier plan, puis tourne « Rive droite, rive gauche » (1984), film qui s’inscrit davantage dans le registre du drame contemporain et aborde les relations entre pouvoir, milieu des affaires et intimité des personnages (Source : Première, 2023). Ces films prolongent une filmographie marquée par une forte présence d’acteurs populaires, notamment Jean-Paul Belmondo, avec qui il tourne à plusieurs reprises et qui contribue à la visibilité commerciale de ses œuvres (Source : Cinedweller, 2025). Les collaborations avec des interprètes comme Jean-Louis Trintignant, par exemple dans « Sans mobile apparent », inscrivent également ses films dans une tradition du polar français de qualité, attachée au jeu des acteurs et à une certaine rigueur narrative (Source : Cinedweller, 2025). Il participe en outre à l’écriture de scénarios et d’adaptations, notamment pour « Sans mobile apparent », « L’Héritier » et « Le Hasard et la Violence », cumulant les fonctions de scénariste et de réalisateur sur ses projets (Source : IMDb, 2025). Certaines de ses œuvres ont fait l’objet de redécouvertes critiques et de réévaluations, en particulier pour leur manière d’articuler codes « à l’américaine » et observation des réalités françaises des années 1970 et 1980 (Source : Première, 2023).
- 1969 : « Tout peut arriver », réalisateur et scénariste (Source : Première, 2023)
- 1971 : « Sans mobile apparent », réalisateur et co-scénariste (Source : Première, 2023)
- 1973 : « L’Héritier », réalisateur et scénariste, avec Jean-Paul Belmondo (Source : Première, 2023)
- 1974 : « Le Hasard et la Violence », réalisateur et scénariste (Source : Première, 2023)
- 1976 : « L’Alpagueur », réalisateur et scénariste, avec Jean-Paul Belmondo (Source : Première, 2023)
- 1983 : « La Crime », réalisateur et scénariste (Source : Première, 2023)
- 1984 : « Rive droite, rive gauche », réalisateur et scénariste (Source : Première, 2023)
Travaux d’interprète et présence à l’écran
Si Philippe Labro est principalement identifié comme réalisateur, journaliste et écrivain, il apparaît également à l’écran à plusieurs reprises, parfois dans des rôles de composition, parfois dans son propre rôle (Source : Première, 2023). En 1966, il figure dans « Made in USA » de Jean-Luc Godard, crédité sous son propre nom, témoignage de sa fréquentation du milieu du cinéma d’auteur français de la Nouvelle Vague (Source : SensaCine, 2024). Il joue ensuite Henri Lacombe dans « Le Chat et la Souris » (1975), film de Claude Lelouch qui associe comédie policière et chronique de mœurs, où il occupe un second rôle au sein d’une distribution dominée par des acteurs confirmés (Source : Première, 2023). Plus tard, il apparaît dans des documentaires comme « Philippe R. Doumic, sous son regard l’étincelle » (2019), où il intervient en tant que témoin de l’histoire de la photographie de cinéma et de la presse, prolongement de sa mémoire professionnelle de plusieurs décennies (Source : Première, 2023). Ces apparitions, bien que moins nombreuses que ses travaux derrière la caméra ou au micro, contribuent à ancrer sa figure dans l’iconographie audiovisuelle française de la seconde moitié du XXᵉ siècle (Source : SensaCine, 2024).
- 1966 : « Made in USA », lui-même (Source : SensaCine, 2024)
- 1971 : « Sans mobile apparent », rôle de journaliste (Source : SensaCine, 2024)
- 1975 : « Le Chat et la Souris », rôle d’Henri Lacombe (Source : Première, 2023)
- 2019 : « Philippe R. Doumic, sous son regard l’étincelle », intervention en tant que lui-même (Source : Première, 2023)
Œuvre littéraire et distinctions
En parallèle de ses activités dans les médias et au cinéma, Philippe Labro développe une œuvre littéraire nourrie de ses expériences américaines et de son parcours de journaliste (Source : FNAC, 2025). Il publie dès 1960 « Un Américain peu tranquille », récit consacré à Al Capone, qui inaugure une série de livres mêlant narration, enquête et réflexion sur les modèles culturels venus des États-Unis (Source : FNAC, 2025). Son roman autobiographique « L’Étudiant étranger », publié en 1986, lui vaut le prix Interallié la même année, récompense qui consacre la dimension littéraire de son travail et la manière dont il transpose ses années d’études en Virginie dans la fiction (Source : Wikipédia, 2004). Deux ans plus tard, en 1988, il reçoit le prix Gutenberg pour « Un été dans l’Ouest », œuvre qui prolonge cette veine inspirée par son expérience américaine (Source : CNC, 2025). Il est par ailleurs finaliste du prix Goncourt à deux reprises, en 1988 pour « Un été dans l’Ouest », puis en 1990 pour « Le Petit Garçon », sans toutefois obtenir la récompense, les jurés lui préférant respectivement Erik Orsenna et Jean Rouaud (Source : Wikipédia, 2004).
- 1960 : « Un Américain peu tranquille », récit sur Al Capone (Source : FNAC, 2025)
- 1986 : « L’Étudiant étranger », prix Interallié (Source : Wikipédia, 2004)
- 1988 : « Un été dans l’Ouest », prix Gutenberg (Source : CNC, 2025)
- 1988 : finaliste du prix Goncourt pour « Un été dans l’Ouest » (Source : Wikipédia, 2004)
- 1990 : finaliste du prix Goncourt pour « Le Petit Garçon » (Source : Wikipédia, 2004)
Engagements culturels et responsabilités institutionnelles
Au-delà de ses fonctions dans les médias et de son travail d’auteur, Philippe Labro occupe plusieurs positions dans le champ culturel et associatif (Source : Wikipédia, 2004). Il est notamment président d’honneur de la « Compagnie des écrivains de Tarn-et-Garonne », structure qui rassemble des auteurs liés à ce département et contribue à la valorisation de la création littéraire locale (Source : Wikipédia, 2004). Lauréat Zellidja en 1953, il devient parrain de la promotion Zellidja 2008, consolidant ainsi un lien ancien avec cette fondation qui encourage les voyages d’étude de jeunes boursiers et promeut l’ouverture internationale (Source : Wikipédia, 2004). Ces engagements s’inscrivent dans la continuité de son itinéraire marqué par la circulation entre continents, médias et formes narratives, et par une attention constante aux nouvelles générations de créateurs et de journalistes (Source : FNAC, 2025). Philippe Labro s’éteint le 4 juin 2025 des suites d’un cancer, après plus d’un demi-siècle de présence continue dans l’espace médiatique, littéraire et cinématographique français (Source : FNAC, 2025).
Films et séries réalisés par Philippe Labro
Découvrez ses principales réalisations au cinéma et à la télévision.
Galerie photos de Philippe Labro
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Filmographie détaillée
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Personnalités en relation
Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.













































