Robert Lamoureux: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Robert Lamoureux en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
58
œuvres recensées
55 films · 3 séries
- Première année recensée
- 1951
- Dernière année recensée
- 2009
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Robert Lamoureux naît le 4 janvier 1920 à Paris, dans le 11ᵉ arrondissement, et obtient la nationalité française par filiation, avant de se tourner vers les métiers du spectacle après la Seconde Guerre mondiale (Source : Wikipédia, 2003). Dans les années 1940, il exerce d’abord divers emplois, notamment dans l’administration et le commerce, avant de découvrir la scène au sein de la salle des fêtes des Houillères de Kenadsa en Algérie, où il s’essaie au boniment et aux premiers numéros parlés (Source : Wikipédia, 2003). De retour à Paris, il fait ses débuts professionnels au cabaret à la fin des années 1940, notamment au Théâtre des Trois Baudets, sous l’impulsion du producteur Jacques Canetti qui l’engage en 1949 dans la revue « 39,5° », écrite par Pierre Dac et mise en scène par Yves Robert (Source : Wikipédia, 2003) (Source : AlloCiné, 2011). Dans ce cadre, il impose rapidement un style fondé sur des monologues cocasses et des chansons qu’il interprète lui-même, construisant un personnage de comique de scène reconnaissable dès ses premières apparitions (Source : AlloCiné, 2011). Cette exposition au music-hall, couplée à une présence régulière sur les scènes parisiennes, ouvre la voie à une carrière diversifiée qui s’étendra ensuite au disque, à la radio, au théâtre et au cinéma (Source : Wikipédia, 2003) (Source : AlloCiné, 2011).
Music-hall, radio et enregistrements
Dès 1950, Robert Lamoureux enregistre son premier disque, qui reçoit le Grand prix du disque de l’Académie Charles-Cros pour la chanson « Papa, Maman, la Bonne et moi », marquant son entrée remarquée dans le domaine du music-hall et de la chanson humoristique (Source : Wikipédia, 2003). Il développe parallèlement un répertoire de monologues, parmi lesquels « La Chasse au canard », créé la même année, dont la phrase « Et le canard était toujours vivant » s’impose dans le langage courant comme une expression désignant un problème persistant (Source : Wikipédia, 2003). Au fil des années 1950, il multiplie les enregistrements de chansons et de sketches, réunis plus tard sur des compilations comme « Papa, Maman, la Bonne et moi : Robert Lamoureux » ou « J’ai un moral à tout casser », où figurent notamment « Histoire de roses », « Éloge de la fatigue » ou « Métro » (Source : Wikipédia, 2003). Son activité se prolonge à la radio, où il intervient régulièrement dans des émissions de divertissement, et à la télévision, où il participe à des programmes de variétés et de théâtre filmé, contribuant à asseoir sa notoriété auprès d’un large public (Source : AlloCiné, 2011) (Source : Wikipédia, 2003). Cette présence multi-supports confirme sa position d’auteur-interprète, capable de faire circuler ses textes entre la scène, le disque et l’écran, et de construire une œuvre cohérente à travers différents médias (Source : Wikipédia, 2003).
Percée au cinéma comme acteur
Le cinéma sollicite Robert Lamoureux au tournant des années 1950, dans la continuité de son succès au cabaret et au music-hall (Source : AlloCiné, 2011). Ses premiers rôles significatifs incluent « Le Roi des camelots » et « Le Don d’Adèle » en 1951, ainsi que « Chacun son tour » la même année, où il interprète des personnages proches de son image de séducteur gouailleur (Source : Wikipédia, 2003) (Source : AlloCiné, 2011). En 1952, il apparaît dans « Allô… je t’aime », puis enchaîne avec « Lettre ouverte », « Pattes de velours » et « Virgile » en 1953, confirmant sa place dans la comédie populaire française d’après-guerre (Source : Wikipédia, 2003). Sa popularité atteint un palier supplémentaire avec « Papa, Maman, la Bonne et moi » de Jean-Paul Le Chanois en 1954, où il crée à l’écran le personnage de Robert Langlois, repris dans « Papa, Maman, ma Femme et moi » en 1956, deux succès importants du box-office français (Source : AlloCiné, 2011) (Source : Wikipédia, 2003). Par la suite, il tourne notamment « Le Village magique » (1955), « Si Paris nous était conté » de Sacha Guitry (1955), « Rencontre à Paris » (1955), « L’Amour est en jeu » (1957) et « La Vie à deux » (1958), consolidant un parcours d’acteur associé à la comédie de mœurs et au théâtre de boulevard filmé (Source : Wikipédia, 2003).
Rôles marquants et figure d’Arsène Lupin
Parmi ses rôles les plus identifiés, Robert Lamoureux incarne à deux reprises le gentleman-cambrioleur Arsène Lupin, personnage emblématique de la littérature populaire française (Source : Wikipédia, 2003). En 1957, il tient le rôle-titre dans « Les Aventures d’Arsène Lupin » réalisé par Jacques Becker, où il donne au personnage un ton léger et ironique, en accord avec son registre comique (Source : Wikipédia, 2003). Deux ans plus tard, en 1959, il retrouve ce rôle dans « Signé Arsène Lupin » d’Yves Robert, prolongeant cette image d’escroc élégant et bavard, bien adaptée à sa présence scénique (Source : AlloCiné, 2011) (Source : Wikipédia, 2003). Parallèlement, il poursuit ses apparitions dans des comédies comme « La Française et l’Amour » (segment « La Femme seule », 1960), où il interprète un personnage masculin au sein d’un film à sketches, ainsi que dans « La Brune que voilà » et « Ravissante », qu’il réalisera lui-même et où il tient également des rôles principaux (Source : Wikipédia, 2003). Cette période conçoit ainsi une filmographie marquée par la récurrence de figures à la fois charmeuses, ironiques et volontiers bavardes, au service d’un cinéma populaire centré sur le dialogue et le rythme (Source : AlloCiné, 2011) (Source : Wikipédia, 2003).
Passage à la réalisation et œuvres de cinéma
En 1960, Robert Lamoureux passe derrière la caméra et signe ses deux premiers longs métrages, « Ravissante » et « La Brune que voilà », tous deux adaptés de pièces de boulevard et portés par un dispositif comique proche de celui qu’il a développé au théâtre (Source : Wikipédia, 2003). Il y dirige notamment des comédiens issus de la scène de boulevard, tout en s’offrant des rôles à l’écran, ce qui renforce la continuité entre son travail d’auteur dramatique et sa mise en scène cinématographique (Source : AlloCiné, 2011). Après une période plus discrète au cinéma dans les années 1960, il revient à la réalisation au début des années 1970 avec « Mais où est donc passée la septième compagnie ? » (1973), comédie de guerre qui rencontre un succès public important (Source : Wikipédia, 2003). Il prolonge ce premier volet par « On a retrouvé la 7ème compagnie » (1975) et « La Septième Compagnie au clair de lune » (1977), constituant une trilogie où il assume à la fois le scénario et la mise en scène, tout en se réservant des rôles secondaires récurrents (Source : AlloCiné, 2011) (Source : Wikipédia, 2003). Dans le même temps, il réalise « Impossible… pas français » (1974) et « Opération Lady Marlène » (1975), inscrivant sa carrière de cinéaste dans le registre de la comédie populaire, souvent tournée vers la satire légère et le ressort vaudevillesque (Source : Wikipédia, 2003).
Travaux pour la télévision et prolongements tardifs
À partir des années 1970, Robert Lamoureux apparaît régulièrement à la télévision, notamment dans le cadre de captations théâtrales et de fictions de divertissement (Source : Wikipédia, 2003). Il participe à l’émission « Au théâtre ce soir » entre 1970 et 1971, interprétant plusieurs rôles dans des pièces comme « Frédéric », « La Brune que voilà » ou des comédies policières, confirmant son ancrage dans le théâtre de boulevard filmé (Source : Wikipédia, 2003). Il joue également dans des téléfilms tels que « Le Charlatan » (1981), « Diable d’homme ! » (1984), « La Taupe » (1989) ou « L’Amour foot » (1994), souvent issus de ses propres textes dramatiques et mis en scène par Francis Joffo ou d’autres metteurs en scène de théâtre (Source : Les Archives du spectacle, 2011) (Source : Wikipédia, 2003). Sa présence dans des séries comme « Maguy » en 1986 ou « La guerre des privés » au début des années 1990 illustre la continuité de sa carrière sur le petit écran, où il occupe des emplois de composition dans des formats populaires (Source : Wikipédia, 2003). En 1991, il retrouve le cinéma avec « Le Jour des rois » de Marie-Claude Treilhou, dans lequel il tient le rôle d’Albert, offrant l’une de ses dernières apparitions au cinéma de long métrage (Source : AlloCiné, 2011) (Source : Wikipédia, 2003).
Théâtre : acteur, auteur et metteur en scène
Le théâtre constitue l’axe central de la carrière de Robert Lamoureux, qui s’y déploie comme comédien, auteur dramatique et parfois metteur en scène (Source : Wikipédia, 2003). Dès le début des années 1950, il joue dans des pièces de Jacques Deval comme « Ombre chère » (1951) et « La Manière forte » (1954), mises en scène par l’auteur, au théâtre Édouard-VII puis au théâtre de l’Athénée (Source : Wikipédia, 2003). Il crée ses propres textes, à commencer par « La Brune que voilà » (1958) et « Un rossignol chantait » (1959), montés respectivement aux théâtres des Variétés et des Célestins, avec des metteurs en scène comme lui-même ou Jean Marais (Source : Les Archives du spectacle, 2011) (Source : Wikipédia, 2003). Au fil des années 1960 et 1970, il alterne reprises de Sacha Guitry (« Faisons un rêve », « Désiré ») et créations originales comme « Frédéric » (1967), « Échec et meurtre » (1969) ou « La Soupière » (1971), cette dernière pièce bénéficiant de reprises régulières et de tournées en France (Source : Les Archives du spectacle, 2011) (Source : Wikipédia, 2003). Dans les années 1980 et 1990, il poursuit avec « Le Charlatan », « Diable d’homme », « La Taupe », « Adélaïde 90 », « L’Amour foot » ou « Si je peux me permettre », souvent montées par Francis Joffo, confirmant une œuvre théâtrale largement diffusée sur les scènes de boulevard (Source : Les Archives du spectacle, 2011).
Œuvre d’auteur dramatique, parolier et contributions artistiques
En tant qu’auteur dramatique, Robert Lamoureux signe une quinzaine de pièces décrites comme plaisantes et humoristiques, parfois teintées de critique sociale, dont plusieurs connaissent une longévité notable et de nombreuses reprises (Source : Wikipédia, 2003). Parmi ses textes les plus joués figurent « La Soupière », créée en 1971, « L’Amour foot », « Le Charlatan », « Diable d’homme », « La Taupe », « Adélaïde 90 » ou « Si je peux me permettre », qui continuent d’être montés après sa retraite, notamment dans des mises en scène de Francis Joffo ou d’autres metteurs en scène de boulevard (Source : Les Archives du spectacle, 2011) (Source : Wikipédia, 2003). Comme parolier, il écrit des chansons telles que « Histoire de roses », interprétée aussi par Patachou et d’autres artistes, ainsi que « Métro » ou « Foire du Trône », parfois mises en musique par Henri Bourtayre ou René Delauney (Source : Wikipédia, 2003). Il compose également des poèmes comme « L’Éloge de la fatigue », issu de son expérience de spectateur de « Cyrano de Bergerac », et divers monologues qui alimentent son répertoire scénique et ses enregistrements discographiques (Source : Wikipédia, 2003). Son travail traverse ainsi plusieurs domaines – théâtre, musique, humour – et nourrit un corpus régulièrement réédité et réexploité sur scène, à travers de nouvelles productions de ses textes (Source : Les Archives du spectacle, 2011).
Distinctions, reconnaissances et héritage professionnel
Au plan institutionnel, Robert Lamoureux reçoit en 1950 le Grand prix du disque de l’Académie Charles-Cros pour la chanson « Papa, Maman, la Bonne et moi », distinction qui souligne l’impact de son travail dans le domaine du disque et du music-hall (Source : Wikipédia, 2003). En 1989, il est nommé chevalier de la Légion d’honneur, puis promu officier en 2000, reconnaissance de l’État pour l’ensemble de sa contribution aux arts du spectacle et à la culture populaire (Source : Wikipédia, 2003). En 1986, le conservatoire municipal de Saint-Mandé reçoit le nom de « Conservatoire Robert-Lamoureux », signe d’un ancrage durable dans le paysage institutionnel de l’enseignement artistique (Source : Wikipédia, 2003). En 2009, la Ville de Paris lui décerne la médaille Grand Vermeil, l’une de ses plus hautes distinctions, qui vient saluer une carrière étendue sur plusieurs décennies et présente dans la mémoire collective (Source : Wikipédia, 2003). Au-delà de ces récompenses, ses pièces continuent d’être jouées, comme en témoignent les reprises de « La Soupière », « L’Amour foot » ou « Si je peux me permettre » au XXIᵉ siècle, contribuant à perpétuer son apport au théâtre de boulevard et au rire de scène (Source : Les Archives du spectacle, 2011) (Source : Wikipédia, 2003).
Films et séries avec Robert Lamoureux
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Rôles de Robert Lamoureux
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