Edwin S. Porter: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Edwin S. Porter en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
192
œuvres recensées
192 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1899
- Dernière année recensée
- 1915
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1896, à Orange dans le New Jersey, Edwin S. Porter entre chez Thomas Edison comme opérateur de projection. Le futur réalisateur a alors 26 ans et travaille déjà avec l’électricité, la mécanique et les appareils de spectacle.
Des ateliers de Connellsville aux machines de cinéma
Edwin Stanton Porter naît le 21 avril 1870 à Connellsville, en Pennsylvanie. Il quitte l’école à 14 ans et exerce plusieurs métiers, de peintre d’enseigne à caissier de théâtre, puis télégraphiste. Très tôt, il s’intéresse aux applications de l’électricité et obtient avec Charles H. Balsley, en 1891, le brevet d’un régulateur d’intensité pour ampoules électriques.
Une boutique de confection sur mesure ouverte ensuite fait faillite lors de la crise de 1893. Porter part alors à Philadelphie, s’engage dans la marine américaine de 1893 à 1895 et sert comme opérateur de télégraphe à bord de l’USS New York. Pendant cette période, il améliore aussi un télémètre électrique inventé par Bradley A. Fiske.
Après sa démobilisation, il s’intéresse aux projections de Vitascope d’Edison. Il tente d’acheter les droits de diffusion pour la Pennsylvanie, puis participe à un consortium qui obtient ceux de l’Indiana et de la Californie. Cette expérience le mène à Orange en juin 1896, où il est engagé comme projectionniste. Il parcourt ensuite l’Amérique centrale et le Canada avec le projectoroscope de Kuhn & Webster, apprenant ce qui retient l’attention du public.
Eden Musée, Edison et les images en mouvement
En 1898, Porter s’installe à New York et travaille au théâtre Eden Musée, lié aux studios Edison. Il y programme les projections, s’occupe de l’accompagnement sonore et achète des films à d’autres sociétés. Les vues Lumière commencent à y passer dès la fin de 1897, puis celles de Georges Méliès rencontrent un vif intérêt au printemps 1899.
Porter met aussi la main à l’outillage. Durant l’été 1899, il construit caméras, appareils photo et systèmes de projection, dont certains sont exploités par Veriscope. Il conçoit une caméra capable de fonctionner en courant continu ou alternatif, pesant 15 kilos et installable en moins d’une heure. La Sportagraph Company lui commande du matériel pour filmer boxe, courses de chevaux, cyclisme, course à pied et lutte, mais l’entreprise fait faillite sans régler la facture.
Il invente aussi le Projectorscope, un projecteur très lumineux distribué par Edison et diffusé par Kuhn & Webster’s Company. Vendu 100 dollars, il trouve un marché chez les projectionnistes itinérants modestes. La commercialisation cesse en 1900, quand l’atelier de Porter est détruit par un incendie.
À la suite de ce sinistre, Edison le rappelle pour « améliorer et repenser les caméras, les machines de projection et les perforateurs ». En 1901, Porter conçoit un cinétoscope fondé sur des développements du Vitagraph d’Albert Smith et du cinématographe Lumière. Il fabrique aussi une machine à développer et à dupliquer les films. Dans le même mouvement, le nouveau studio d’Edison à New York ouvre au 41 East Twenty-first Street pour assurer une production régulière.
La période des récits filmés
En 1901, Porter signe « Execution of Czolgosz with Panorama of Auburn Prison » comme directeur de la photographie. L’année suivante, il réalise « Jack and the Beanstalk ». En 1903, il dirige « A Heroine of '76 », « Life of an American Fireman » et « Le Vol du grand rapide », tandis qu’il travaille aussi à la photographie de « Chicago-Michigan Football Game ».
Le même ensemble d’années comprend aussi « The Count of Monte Cristo », qu’il signe en 1913 comme réalisateur, directeur de la photographie et monteur. Il met en scène « His Neighbor's Wife » la même année, puis « Zaza » et « The Eternal City » en 1915. Ces crédits montrent une activité qui touche plusieurs fonctions techniques, sans quitter la mise en scène.
Porter quitte la production cinématographique en 1915 pour prendre la présidence de la Precision Machine Company, spécialisée dans le matériel de cinéma. Il prend sa retraite en 1925. La Grande Dépression de 1929 lui fait perdre une partie de sa fortune.
Après la mise en scène
Edwin S. Porter meurt le 30 avril 1941 à New York, à 71 ans. Son nom reste attaché à l’ère du cinéma muet et à des films qui, très tôt, donnent une forme narrative à l’image animée.
Une œuvre postérieure, « Before the Nickelodeon: The Cinema of Edwin S. Porter » en 1982, utilise des images d’archive de Porter. Ce retour tardif souligne la place qu’occupent ses essais de montage, de cadrage et de projection dans l’histoire du médium.
Films et séries réalisés par Edwin S. Porter
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Filmographie détaillée
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Personnalités en relation
Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.
















































