Armen Godel: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Armen Godel en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
11
œuvres recensées
10 films · 1 série
- Première année recensée
- 1972
- Dernière année recensée
- 2012
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Armen Godel naît en 1941 à Genève, où il suit d’abord une formation de type classique avant de se tourner vers l’art dramatique (Source : Maison de la littérature de Genève, 2011 ). Il se forme comme comédien au Théâtre de Carouge auprès de François Simon, Roger Blin et Philippe Mentha, figures marquantes de la scène francophone de l’après-guerre (Source : Wikipédia, 2023 ). Cette formation, ancrée dans un théâtre de répertoire et de création, lui permet d’aborder rapidement des textes d’auteurs majeurs du répertoire européen. Par la suite, il poursuit son apprentissage à Paris, à l’École Jacques Lecoq, école connue pour son approche physique et expérimentale du jeu (Source : site officiel Armen Godel ). Ce double ancrage, entre Genève et Paris, façonne un parcours où l’acteur conjugue travail de troupe, réflexion sur la dramaturgie et exploration formelle des possibilités de la scène (Source : Wikipédia, 2023 ).
Implantation à Genève et travail au théâtre
Très tôt, Armen Godel s’inscrit dans le paysage théâtral genevois en participant à la fondation du Théâtre de l’Atelier de Genève aux côtés de François Rochaix et Marcel Robert (Source : site officiel Armen Godel ). Dans ce cadre, il signe sa première mise en scène en 1963 avec « Sur la grand’route » d’Anton Tchekhov, affirmant un intérêt pour un théâtre intimiste et exigeant (Source : site officiel Armen Godel ). Il joue ensuite dans de nombreux spectacles à Genève, notamment au Théâtre de Poche, où il interprète un large éventail de rôles, du classique au contemporain (Source : Maison de la littérature de Genève, 2011 ). Parallèlement, il contribue à faire émerger des collaborations durables avec des scénographes comme Jean-Marc Stehlé et Jean-Claude Maret, qui réalisent leurs premiers décors à l’Atelier de Genève (Source : site officiel Armen Godel ). Son activité de comédien et de metteur en scène se déploie ainsi dans un réseau de théâtres publics et de compagnies indépendantes, au cœur de la scène romande (Source : Maison de la littérature de Genève, 2011 ).
Exploration du théâtre nô et travail de metteur en scène
À partir des années 1980, Armen Godel développe une relation approfondie avec le théâtre nô japonais, qui devient un axe central de son travail artistique (Source : Maison de la littérature de Genève, 2011 ). De 1980 à 1986, il est l’élève de Maître Kizuki Takayuki, acteur de nô de la lignée Kanze, avec lequel il noue une collaboration au long cours (Source : Maison de la littérature de Genève, 2011 ). Cette relation culmine en 2002 avec la venue à Genève de Maître Kizuki et de la troupe Kanze pour plusieurs représentations de nô, dans le cadre d’un projet dont il assume la conception et la coordination (Source : Maison de la littérature de Genève, 2011 ). Comme metteur en scène, il aborde des auteurs tels que Racine, Corneille ou Yukio Mishima, en cherchant à imprégner ces textes de la notion de yūgen, principe esthétique central du nô (Source : Wikipédia, 2023 ). En 1987, il met en scène « Le Fusil de chasse » de Yasushi Inoue au Théâtre Saint-Gervais à Genève, spectacle qui s’inscrit dans une démarche de dialogue entre dramaturgie européenne et formes théâtrales japonaises (Source : Maison de la littérature de Genève, 2011 ).
Enseignement et travail pédagogique
En parallèle de ses activités de comédien et de metteur en scène, Armen Godel consacre une part importante de sa carrière à l’enseignement du théâtre (Source : site officiel Armen Godel ). Dès 1969, il intervient à l’École supérieure d’art dramatique du Conservatoire de musique de Genève, aujourd’hui intégrée à la Haute École de musique de Genève, où il anime notamment des stages d’interprétation et des ateliers de dramaturgie (Source : site officiel Armen Godel ). Il enseigne également au Conservatoire de Lausanne, au sein de la Section professionnelle d’art dramatique, contribuant à la formation de plusieurs générations de comédiens en Suisse romande (Source : site officiel Armen Godel ). Cet engagement pédagogique s’inscrit dans une réflexion sur la transmission des formes théâtrales, européennes comme asiatiques, qu’il articule en reliant pratique de plateau et approche théorique (Source : Maison de la littérature de Genève, 2011 ). Son travail d’enseignant accompagne ainsi l’évolution institutionnelle des écoles d’art dramatique en Suisse, dans un contexte de professionnalisation accrue de la formation (Source : site officiel Armen Godel ).
Filmographie sélectionnée et activité à l’écran
Parallèlement à sa carrière théâtrale, Armen Godel apparaît au cinéma et à la télévision, principalement dans des seconds rôles (Source : Wikipédia, 2023 ). Il joue notamment dans « Les Arpenteurs » de Michel Soutter, sorti en 1972, film emblématique du « nouveau cinéma suisse » (Source : Wikipédia, 2023 ). L’année suivante, il retrouve Michel Soutter pour « Le Retour d’Afrique » (1973), poursuivant ainsi une collaboration avec l’un des cinéastes majeurs de la scène helvétique (Source : AlloCiné ). On le retrouve ensuite dans « La Plage noire » de Michel Piccoli, sorti en 2001, où il interprète le responsable de la communication, rôle mentionné dans les bases de données de cinéma francophones (Source : AlloCiné ). En 2004, il incarne un médecin dans « Les Choristes » de Christophe Barratier, film qui rencontre un large succès public et critique en France et à l’international (Source : IMDb ). Quelques années plus tard, il figure au générique de « À perdre la raison » de Joachim Lafosse, sorti en 2012, et de « Sept jours (Sette Giorni) » de Rolando Colla, sorti en 2016, confirmant une présence régulière dans des productions européennes d’auteur (Source : Wikipédia, 2023 ).
- « Les Arpenteurs », réalisation Michel Soutter, rôle secondaire, 1972 (Source : Wikipédia, 2023 ).
- « Le Retour d’Afrique », réalisation Michel Soutter, rôle secondaire, 1973 (Source : AlloCiné ).
- « La Plage noire », réalisation Michel Piccoli, responsable de la communication, 2001 (Source : AlloCiné ).
- « Les Choristes », réalisation Christophe Barratier, le médecin, 2004 (Source : IMDb ).
- « À perdre la raison », réalisation Joachim Lafosse, 2012 (Source : Wikipédia, 2023 ).
- « Sept jours (Sette Giorni) », réalisation Rolando Colla, 2016 (Source : Wikipédia, 2023 ).
Écriture, traduction et travaux sur le nô
Au-delà de son travail de scène, Armen Godel développe une activité soutenue d’écrivain et d’essayiste, en grande partie consacrée au théâtre nô (Source : site officiel Armen Godel ). Il publie plusieurs ouvrages sur ce répertoire, parmi lesquels « Le Maître de nô », « Mes algues d’Osaka », « Joyaux et fleurs du nô » et « La Maison Kizuki et autres rencontres théâtrales » (Source : Wikipédia, 2023 ). Il est également l’auteur de romans parus chez Campiche Éditeur, notamment « Raratonga » (1991), « Isola Bella » (1994) et « Le Chef de gare » (1999), qui l’inscrivent dans le champ de la littérature romande contemporaine (Source : Maison de la littérature de Genève, 2011 ). Par ailleurs, il traduit du japonais et adapte pour la scène des textes comme « Le Fusil de chasse » de Yasushi Inoue, dont il signe aussi la mise en scène à Genève en 1987 (Source : Maison de la littérature de Genève, 2011 ). Cette activité de traduction et de commentaire participe à la diffusion du nô en langue française, en articulant analyse esthétique et retour d’expérience de praticien (Source : Maison de la littérature de Genève, 2011 ).
- « Raratonga », roman, Campiche, 1991 (Source : Maison de la littérature de Genève, 2011 ).
- « Isola Bella », roman, Campiche, 1994 (Source : Maison de la littérature de Genève, 2011 ).
- « Le Chef de gare », roman, Campiche, 1999 (Source : Maison de la littérature de Genève, 2011 ).
- « Le Maître de nô », essai, 1989 (Source : Wikipédia, 2023 ).
- « Mes algues d’Osaka », essai, Prix Pittard de l’Andelyn 1992 (Source : Wikipédia, 2023 ).
- « Joyaux et fleurs du nô », essai, 2010 (Source : Wikipédia, 2023 ).
- « La Maison Kizuki et autres rencontres théâtrales », récits et chronique, 2010 (Source : Wikipédia, 2023 ).
Reconnaissance, distinctions et activités curatoriales
Les travaux littéraires d’Armen Godel sont distingués à plusieurs reprises par des institutions suisses (Source : site officiel Armen Godel ). Il reçoit notamment le Prix littéraire Pittard de l’Andelyn en 1991 et le Prix Lipp en 1995, récompenses qui saluent son apport aux lettres romandes et ses ouvrages consacrés au théâtre nô (Source : site officiel Armen Godel ). En 2002, il assume le commissariat de l’exposition « Fleurs d’automne » au Musée d’art et d’histoire de Genève, consacrée aux costumes et masques de nô, et organise à cette occasion trois représentations de la troupe Kanze ryū, dirigée par Maître Kizuki (Source : site officiel Armen Godel ). Cette activité curatoriale prolonge son travail d’interprète, de pédagogue et de théoricien, en inscrivant le nô dans un dialogue avec les institutions muséales européennes (Source : Maison de la littérature de Genève, 2011 ). En parallèle, les bases de données cinématographiques et les organismes professionnels comme Unifrance le répertorient principalement comme acteur de cinéma, ce qui témoigne de la reconnaissance de son parcours à l’écran dans le champ de la production francophone (Source : Unifrance ).
Films et séries avec Armen Godel
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Galerie photos de Armen Godel
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Personnalités en relation
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