Jacques Roman: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Jacques Roman en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
12
œuvres recensées
12 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1973
- Dernière année recensée
- 2021
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Jacques Roman, né Jacques Poissonnier le 1er juillet 1948 à Dieulefit, se forme au jeu d’acteur auprès de Samson Fainsilber et de Tania Balachova, deux figures importantes de la pédagogie théâtrale au XXe siècle (Source : Wikipédia, 2006). Cette formation, centrée sur le travail du texte et de la présence scénique, fournit les bases de sa future pratique d’acteur et de metteur en scène (Source : Fondation Leenaards, 2025). En 1970, il s’installe en Suisse romande et commence à travailler dans des groupes de théâtre-animation à La Chaux-de-Fonds, puis à Fribourg, au sein de structures qui privilégient le rapport direct au public et l’ancrage local (Source : Wikipédia, 2006). Ces premières expériences lui permettent d’explorer un répertoire varié et de développer une pratique collective au sein de petites compagnies (Source : Fondation Leenaards, 2025). Parallèlement, il amorce une collaboration durable avec les institutions théâtrales romandes, notamment autour de projets mêlant création, médiation et ancrage territorial (Source : Fondation Leenaards, 2025).
Implantation en Suisse romande et collaborations théâtrales
Installé de longue date dans le canton de Vaud, Jacques Roman construit une part essentielle de sa carrière au sein du Théâtre de Vidy-Lausanne et de la scène romande (Source : Wikipédia, 2006). En 1981, il est dirigé par André Steiger dans « Victor ou les enfants au pouvoir » de Roger Vitrac au Théâtre de Vidy, ce qui l’inscrit dans une démarche de relecture contemporaine du répertoire surréaliste et politique (Source : Wikipédia, 2006). Au fil des années, il travaille sous la direction de Martine Paschoud, Hervé Loichemol, Stuart Seide et Benno Besson, autant de metteurs en scène qui marquent le paysage théâtral européen par leur attention au texte et à la dramaturgie (Source : Wikipédia, 2006). Entre 1989 et 1991, il participe aux spectacles de Matthias Langhoff au Théâtre de Vidy-Lausanne, notamment « La Mission » de Heiner Müller et « Macbeth » de Shakespeare, ce qui le place au cœur d’un théâtre fortement politique et formellement exigeant (Source : Wikipédia, 2006). Cette période consolide sa place dans un réseau de collaborations étroitement liées aux grandes scènes publiques de Suisse romande (Source : Fondation Leenaards, 2025).
Activité de metteur en scène et travail radiophonique
À partir de 1984, Jacques Roman développe un travail de metteur en scène qui commence sous forme monologique avant de s’élargir à des distributions plus nombreuses (Source : Wikipédia, 2006). Cette activité de mise en scène s’articule avec son goût pour le texte, qu’il explore aussi bien dans des dispositifs épurés que dans des formes plus collectives (Source : Fondation Leenaards, 2025). En parallèle, il collabore avec Radio Suisse Romande, pour laquelle il conçoit notamment une pièce radiophonique, prolongeant ainsi sa réflexion sur la voix, la diction et l’écoute, hors du cadre strict de la scène (Source : Wikipédia, 2006). Son travail radiophonique se double d’une activité d’écriture et d’adaptation, qui nourrit une pratique de comédien attentive à la musicalité de la langue (Source : Fondation Leenaards, 2025). Cette articulation entre plateau et studio contribue à inscrire sa trajectoire dans un champ plus large que le seul théâtre institutionnel (Source : Fondation Leenaards, 2025).
Parcours au cinéma : premiers rôles et collaborations auteurs
Parallèlement à son activité théâtrale, Jacques Roman apparaît au cinéma dès le début des années 1970, notamment dans « Le Retour d’Afrique » d’Alain Tanner, film sorti en 1973 qui s’inscrit dans le renouveau du cinéma d’auteur suisse (Source : Wikipédia, 2022). Il retrouve ce même réalisateur plus tard dans « Fourbi », long métrage sorti en 1996, où il interprète le rôle d’un producteur, poursuivant ainsi un dialogue avec un auteur majeur du cinéma helvétique (Source : Wikipédia, 2022). On le retrouve également au générique de films comme « Le grand soir, fragments » de Francis Reusser en 1976 et « Happy End » de Marcel Schüpbach en 1987, deux réalisateurs associés à un cinéma d’auteur ancré en Suisse romande (Source : Wikipédia, 2022). Cette présence régulière dans des productions suisses des années 1970 et 1980 confirme son inscription dans un réseau d’auteurs qui privilégient le travail d’ensemble et la direction d’acteurs (Source : Wikipédia, 2022). En outre, ces collaborations lui offrent des rôles de soutien qui s’articulent avec son activité principale au théâtre (Source : IMDb, 2025).
Rôles marquants dans le cinéma français et européen
À partir du milieu des années 1990, Jacques Roman apparaît dans plusieurs productions françaises de premier plan, ce qui élargit sa visibilité au-delà du cadre suisse (Source : IMDb, 2025). En 1995, il interprète Romain Coste, un dramaturge dont le texte est repris et transformé par un comédien-star, dans « The King of Paris » (également connu sous le titre « Le roi de Paris »), film porté par Philippe Noiret et réalisé dans un contexte de coproduction européenne (Source : IMDb, 2025). L’année suivante, il incarne Chevernoy dans « Ridicule » de Patrice Leconte, film d’époque se déroulant à la cour de Louis XVI, qui met en lumière les mécanismes sociaux de l’esprit et de la répartie (Source : IMDb, 2025). En 1998, il est Maître Varinot dans « Une chance sur deux » (Half a Chance) de Patrice Leconte, aux côtés de Jean-Paul Belmondo et Alain Delon, confirmant une collaboration suivie avec ce réalisateur (Source : IMDb, 2025). En 1999, il tient le rôle d’Alex dans « Attention aux chiens » de François-Christophe Marzal, film où il occupe l’un des rôles principaux, inscrit dans une production franco-suisse (Source : IMDb, 2025).
Travail pour la télévision et courts métrages
Outre le cinéma, Jacques Roman apparaît dans plusieurs téléfilms et productions télévisuelles, notamment en Suisse et en France (Source : IMDb, 2025). Il joue dans des œuvres comme « La Chambre » d’Yvan Butler en 1982 et « Le Rapt » de Pierre Koralnik en 1984, ainsi que dans des épisodes de la série « Série noire » tels que « Noces de soufre » de Raymond Vouillamoz et « Piège à flics » de Dominique Othenin-Girard, diffusés dans les années 1980 (Source : Wikipédia, 2006). Plus tard, il tient des rôles dans des téléfilms tels que « La colère du diable » en 2001, où il incarne le grand-père Frenet, et « Newsman » en 2002, où il joue Hugo, confirmant une présence régulière sur le petit écran (Source : IMDb, 2025). Il participe aussi à « Voltaire et l’affaire Calas », téléfilm historique diffusé en 2007, dans lequel il interprète le président du Parlement, inscrivant son travail dans des récits à dimension historique (Source : IMDb, 2025). Cette activité télévisuelle alterne rôles de composition et personnages d’autorité, en continuité avec son parcours scénique (Source : IMDb, 2025).
Rôles récents et activité de doublage
Au XXIe siècle, Jacques Roman poursuit sa carrière en diversifiant ses participations entre cinéma, télévision et courts métrages (Source : IMDb, 2025). Il prête notamment sa voix à un vieux vigneron dans le court métrage d’animation « Death and the Winemaker », réalisé en 2021, où il interprète le personnage de l’Old Winemaker, confirmant un travail de voix qui prolonge son expérience radiophonique (Source : IMDb, 2025). En 2023, il apparaît dans le court métrage « Sous la Nef d’Alexandre », où il tient le rôle d’Alexandre, témoignant d’une activité toujours en cours dans le champ de la création cinématographique indépendante (Source : IMDb, 2025). Ces projets récents s’inscrivent dans un parcours longuement associé aux auteurs et aux formats exigeants, qu’il s’agisse de films d’époque, de récits intimistes ou de fictions courtes (Source : IMDb, 2025). Cette continuité souligne la place de son travail dans un paysage où la circulation entre théâtre, cinéma et image animée reste centrale (Source : IMDb, 2025).
Écriture, publications et reconnaissance institutionnelle
En parallèle de sa carrière d’acteur et de metteur en scène, Jacques Roman développe une œuvre d’écrivain composée de proses poétiques, de textes pour la scène et de pièces radiophoniques (Source : Wikipédia, 2006). Parmi ses œuvres figurent des titres comme « Avant l’heure », « Les yeux pleins du crime », « Le 208 dans l’allée centrale » et « Situation générale hier soir », qui manifestent un intérêt particulier pour la narration fragmentaire et la description de situations quotidiennes (Source : Wikipédia, 2006). Il signe également un spectacle de théâtre intitulé « Les yeux pleins du crime », qui prolonge au plateau ses recherches textuelles (Source : Wikipédia, 2006). Son parcours est salué par des institutions culturelles, notamment par la Fondation Leenaards qui le présente comme écrivain, acteur et metteur en scène originaire de la Drôme installé de longue date à Lausanne, soulignant la dimension transversale de son travail (Source : Fondation Leenaards, 2025). Cette reconnaissance institutionnelle s’inscrit dans un ensemble de compagnonnages artistiques au long cours avec des structures théâtrales et culturelles de Suisse romande (Source : Fondation Leenaards, 2025).
Activités musicales et composition
En marge de ses activités de comédien, de metteur en scène et d’auteur, Jacques Roman exerce également comme compositeur dans le cadre de projets audiovisuels (Source : IMDb, 2025). Il signe ainsi la musique de « Canevas la ville », réalisé en 1986, et de « Habiter Saint-Fons », court métrage de 1988, ce qui témoigne d’une polyvalence artistique étendue à la composition (Source : IMDb, 2025). Cette incursion dans la musique de film s’inscrit dans un parcours déjà marqué, sur le plan vocal, par un travail approfondi sur la voix et la diction à la radio et au théâtre (Source : Wikipédia, 2006). La pratique musicale vient ainsi compléter un ensemble de compétences mises au service de projets où texte, son et image se combinent étroitement (Source : IMDb, 2025). Elle participe à la construction d’un profil d’artiste attaché à l’exploration de plusieurs registres d’expression au sein du champ des arts de la scène et de l’audiovisuel (Source : Fondation Leenaards, 2025).
- « Le Retour d’Afrique » (Alain Tanner, 1973) – rôle non précisé (Source : Wikipédia, 2022).
- « Le grand soir, fragments » (Francis Reusser, 1976) – rôle non précisé (Source : Wikipédia, 2022).
- « Happy End » (Marcel Schüpbach, 1987) – rôle non précisé (Source : Wikipédia, 2022).
- « Fourbi » (Alain Tanner, 1996) – Le producteur (Source : IMDb, 2025).
- « Ridicule » (Patrice Leconte, 1996) – Chevernoy (Source : IMDb, 2025).
- « The King of Paris » / « Le roi de Paris » (1995) – Romain Coste (Source : IMDb, 2025).
- « Une chance sur deux » / « Half a Chance » (Patrice Leconte, 1998) – Maître Varinot (Source : IMDb, 2025).
- « Attention aux chiens » (François-Christophe Marzal, 1999) – Alex (Source : IMDb, 2025).
- « Death and the Winemaker » (court métrage, 2021) – The Old Winemaker, voix (Source : IMDb, 2025).
- « Sous la Nef d’Alexandre » (court métrage, 2023) – Alexandre (Source : IMDb, 2025).
Films et séries avec Jacques Roman
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