Perrette Pradier: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Perrette Pradier en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
39
œuvres recensées
34 films · 5 séries
- Première année recensée
- 1958
- Dernière année recensée
- 2013
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Perrette Pradier, née Perrette-Marie-Mathilde Chevau le 17 avril 1938 à Hanoï, entame sa carrière d’actrice au milieu des années 1950, dans un contexte où le cinéma français se recompose après la guerre (Source : Première, 2024). Elle apparaît dès 1956 dans « Honoré de Marseille » de Maurice Regamey, ce qui constitue l’un de ses premiers rôles à l’écran et l’inscrit rapidement dans le registre de la comédie populaire française (Source : Première, 2024). À la fin des années 1950, elle commence à se partager entre le cinéma et le théâtre, s’insérant progressivement dans les circuits professionnels parisiens (Source : Wikipédia, 2024). La création de la pièce « Boeing Boeing » de Marc Camoletti en 1960, qu’elle joue pendant plusieurs saisons, contribue de manière décisive à sa notoriété sur les scènes de boulevard (Source : Wikipédia, 2024). Cette double présence, sur les plateaux de tournage et sur les planches, structure durablement le début de son parcours artistique (Source : CinéArtistes, 2013).
Années 1960 : essor cinématographique
Au cours des années 1960, Perrette Pradier tourne à un rythme soutenu et s’impose comme un visage familier du cinéma commercial français (Source : Première, 2024). Elle est dirigée par Robert Hossein dans « Les Scélérats » en 1959 puis « Le Jeu de la vérité » en 1961, ce qui la place dans la mouvance d’un cinéma policier et dramatique très présent à l’époque (Source : Première, 2024). En parallèle, elle collabore avec Robert Lamoureux sur « La Brune que voilà » sorti en 1960, confirmant son inscription dans une veine plus légère et populaire (Source : Première, 2024). Cette même période la voit rejoindre la distribution de « Les Trois Mousquetaires » de Bernard Borderie, dans lequel elle incarne Constance Bonacieux, rôle qui demeure l’un de ses plus connus au cinéma (Source : Wikipédia, 2024). Elle enchaîne alors plusieurs films, parmi lesquels « Et vint le jour de la vengeance » de Fred Zinnemann en 1964, co-production internationale qui élargit encore son exposition professionnelle (Source : Première, 2024).
Rôles marquants au cinéma
Dans la première moitié des années 1960, la filmographie de Perrette Pradier s’étoffe de titres qui témoignent d’une diversification de registres, du polar à l’aventure, en passant par la comédie sentimentale (Source : Première, 2024). On la retrouve ainsi dans « Les Amours de Paris » de Jacques Poitrenaud et « Au voleur » de Ralph Habib en 1960, qui l’associent à des productions ancrées dans le quotidien urbain de l’époque (Source : Première, 2024). Elle participe également à « La Chambre ardente » de Julien Duvivier et « Le crime ne paie pas » de Gérard Oury, deux œuvres qui mettent en avant une esthétique du récit à sketches alors en vogue (Source : Première, 2024). À l’international, son apparition dans « Behold a Pale Horse » (« Et vint le jour de la vengeance ») de Fred Zinnemann, aux côtés de Gregory Peck, Anthony Quinn et Omar Sharif, lui offre un environnement de tournage tourné vers un public plus large (Source : Wikipédia, 2024). Quelques années plus tard, elle est distribuée dans « House of Cards » (« Un cri dans l’ombre ») de John Guillermin, prolongeant ainsi cette incursion dans des productions anglo-saxonnes (Source : Wikipédia, 2024).
Théâtre : un ancrage durable
En parallèle de ses activités cinématographiques, Perrette Pradier développe un travail soutenu au théâtre, particulièrement dans les années 1960 et 1970 (Source : Première, 2024). Après le succès de « Boeing Boeing » de Marc Camoletti à partir de 1960, elle est distribuée dans plusieurs pièces qui reprennent les codes du vaudeville et de la comédie de mœurs (Source : Wikipédia, 2024). Au milieu des années 1970, elle joue notamment « Le Bourgeois gentilhomme » et « Les Fourberies de Scapin » de Molière, dans des mises en scène associées au metteur en scène Jean Meyer, avec lequel elle collabore à plusieurs reprises (Source : Première, 2024). Elle participe également à des productions comme « Le Dindon » de Georges Feydeau ou « Le Sexe faible » d’Édouard Bourdet, qui la maintiennent dans un répertoire classique et de boulevard (Source : Première, 2024). Jusqu’au milieu des années 1980, sa présence régulière sur les scènes parisiennes confirme un ancrage durable dans le paysage théâtral français (Source : CinéArtistes, 2013).
Travaux pour la télévision
La carrière de Perrette Pradier à la télévision débute au début des années 1960 et accompagne l’essor du petit écran comme espace majeur de diffusion des fictions (Source : Première, 2024). Elle apparaît dans la série policière « L’Inspecteur Leclerc enquête » entre 1962 et 1963, ce qui la fait connaître auprès d’un public plus large que celui des salles de cinéma (Source : Première, 2024). Elle figure également dans « Les Cinq dernières minutes », série emblématique de la télévision française des années 1960, où elle reprend le type de rôles déjà abordés au cinéma, entre intrigue criminelle et drame psychologique (Source : Première, 2024). Plus tard, elle participe au téléfilm « La Vieille dame et l’Africain » réalisé par Alain Dhouailly, confirmant la continuité de son activité devant la caméra au-delà de la décennie 1960 (Source : Première, 2024). En parallèle, ses nombreuses participations à l’émission « Au théâtre ce soir » assurent la captation et la diffusion télévisée d’une partie de son travail scénique (Source : Première, 2024).
Spécialisation dans le doublage
À partir des années 1970, puis plus nettement dans les années 1980, Perrette Pradier se tourne majoritairement vers le doublage, domaine dans lequel elle acquiert une notoriété spécifique (Source : CinéArtistes, 2013). Elle devient la voix française récurrente de Faye Dunaway, qu’elle double dans un grand nombre de films, parmi lesquels « Les Trois Mousquetaires », « On l’appelait Milady » ou « La Tour infernale » (Source : Première, 2024). Elle prête également sa voix à Jacqueline Bisset, Diane Keaton, Jane Fonda, Julie Andrews ou encore Margot Kidder dans les trois premiers « Superman », ce qui la place au cœur de la circulation des grandes productions hollywoodiennes en version française (Source : Planète Jeunesse, 2013). Au fil des décennies, elle travaille sur des genres variés, du film de guerre à la comédie, en passant par le thriller et le drame, s’installant comme l’une des personnalités incontournables du doublage en France (Source : Wikipédia, 2024). Cette activité s’étend également aux séries télévisées, où elle double notamment Kate Jackson dans « Drôles de dames » et la retrouve plus tard dans « Les Deux font la paire » (Source : Planète Jeunesse, 2013).
Doublage d’animation et direction artistique
Le travail de Perrette Pradier dans le domaine de l’animation constitue un pan important de sa carrière de doublage (Source : Planète Jeunesse, 2013). Elle interprète la méchante Médusa dans « Les Aventures de Bernard et Bianca » de Disney, rôle de composition qui marque durablement les spectateurs par le caractère très typé du personnage (Source : Planète Jeunesse, 2013). Elle prête également sa voix à la charismatique Dora dans « Le Château dans le ciel » de Hayao Miyazaki, ainsi qu’à Ma Dalton dans la série animée « Lucky Luke », confirmant une spécialisation dans des figures fortes, souvent autoritaires ou excentriques (Source : Planète Jeunesse, 2013). Par ailleurs, elle participe au doublage de longs métrages comme « Fiével et le Nouveau Monde » ou « Les Dalton en cavale », qui viennent compléter cette présence régulière dans l’animation (Source : Wikipédia, 2024). En parallèle de son activité de comédienne, elle exerce comme directrice artistique sur plusieurs doublages, notamment pour des films Disney tels que « Aladdin », « Le Roi Lion » ou « Hercule », ainsi que pour des séries comme « Ugly Betty » et « Les Tudors » (Source : Planète Jeunesse, 2013).
Filmographie sélective (comédienne et voix)
- « Honoré de Marseille » de Maurice Regamey, rôle d’actrice au cinéma, 1956 (Source : Première, 2024).
- « Les Scélérats » de Robert Hossein, rôle d’actrice au cinéma, 1959 (Source : Première, 2024).
- « Le Jeu de la vérité » de Robert Hossein, rôle d’actrice au cinéma, 1961 (Source : Première, 2024).
- « Les Trois Mousquetaires » de Bernard Borderie, rôle de Constance Bonacieux, 1961 (Source : Wikipédia, 2024).
- « Et vint le jour de la vengeance » (« Behold a Pale Horse ») de Fred Zinnemann, rôle au sein d’une distribution internationale, 1964 (Source : Wikipédia, 2024).
- « Un cri dans l’ombre » (« House of Cards ») de John Guillermin, film thriller, 1968 (Source : Première, 2024).
- « Comme une femme » de Christian Dura, apparition au cinéma, 1979 (Source : Première, 2024).
- Voix de Médusa dans « Les Aventures de Bernard et Bianca » (animation Disney), 1977 pour la version originale, doublage français ultérieur (Source : Planète Jeunesse, 2013).
- Voix dans « Le Roi Lion » de Disney, participation à la version française, 1994 (Source : Planète Jeunesse, 2013).
- Voix d’Eema dans « Dinosaure », long métrage d’animation Disney, 2000 (Source : Première, 2024).
Distinctions et reconnaissance professionnelle
Perrette Pradier reçoit en 1961 le prix Suzanne-Bianchetti, qui distingue chaque année une jeune comédienne particulièrement remarquée au cinéma français (Source : Anniversaire Célébrité, s.d.). Cette récompense intervient dans une période où elle enchaîne les rôles de jeunes premières et de femmes fatales à l’écran, consolidant son statut au sein de la profession (Source : Wikipédia, 2024). Au fil du temps, son activité de doublage lui vaut dans la presse spécialisée le surnom de « reine du doublage » ou de « papesse du doublage », formules qui soulignent l’ampleur de son implication dans ce secteur (Source : Tribune de Genève, 2013). Ses collaborations répétées avec les grands studios américains pour les versions françaises, ainsi que son travail de direction artistique sur des franchises reconnues, participent à cette reconnaissance (Source : Planète Jeunesse, 2013). Après une carrière couvrant plus de cinq décennies, elle demeure régulièrement citée dans les rétrospectives consacrées au doublage et aux voix françaises du cinéma international (Source : PurePeople, 2013).
Films et séries avec Perrette Pradier
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Personnalités en relation
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