Roschdy Zem: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Roschdy Zem en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
119
œuvres recensées
112 films · 7 séries
- Première année recensée
- 1991
- Dernière année recensée
- 2026
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 2006, le prix d'interprétation masculine du Festival de Cannes revient à l'ensemble des comédiens d’« Indigènes », où Roschdy Zem figure parmi les interprètes principaux. La même année, il signe « Mauvaise Foi », son premier long métrage comme réalisateur, et place déjà son travail dans un espace de va-et-vient entre jeu et mise en scène.
Roschdy Zem, de Gennevilliers à la scène
Né le 28 septembre 1965 à Gennevilliers, Roschdy Zem grandit d’abord dans un environnement marqué par les déplacements. Jusqu’à l’âge de 6 ans, il vit chez une famille d’accueil belge, catholique et flamandophone, avant de rejoindre ses parents installés à Drancy.
Adolescent, il se passionne pour le football et quitte l’école après n’avoir pas trouvé de lycée pour poursuivre en première G3. Il entre alors dans l’armée, puis travaille plusieurs années comme vendeur de chaussures au marché aux puces de Clignancourt. À 20 ans, il découvre le théâtre au théâtre Mogador et tente des castings de figuration au cinéma.
En 1987, il obtient un premier petit rôle dans « Les Keufs » de Josiane Balasko. André Téchiné lui offre ensuite « J'embrasse pas » en 1991, puis « Ma saison préférée » en 1993. Ces premiers films l’installent dans des projets d’auteur, sans l’enfermer dans une seule direction de jeu.
Les années Téchiné, Masson et Beauvois
En 1995, Laetitia Masson le dirige dans « En avoir (ou pas) », où il joue Joseph, gardien de nuit d’un hôtel. L’année suivante, Xavier Beauvois lui confie Omar dans « N'oublie pas que tu vas mourir », tandis que Gérard Lauzier le fait apparaître dans « Le Plus Beau Métier du monde ».
La décennie suivante l’amène chez Patrice Chéreau avec « L'Autre Côté de la mer » en 1997, puis « Ceux qui m'aiment prendront le train » en 1998. Il retrouve André Téchiné pour « Alice et Martin », et Pierre Jolivet pour « Ma petite entreprise », qui lui vaut une nomination aux Césars.
En 2001, il joue dans « Change-moi ma vie » de Liria Bégéja, où il tient le rôle d’un travesti prostitué, puis dans « Chouchou » de Merzak Allouache en 2003. Trois ans plus tard, Radu Mihaileanu lui confie « Va, vis et deviens » et Roschdy Zem apprend l’hébreu pour le personnage.
Le passage à la réalisation
« Mauvaise Foi », sorti en 2006, ouvre une autre voie. Roschdy Zem y signe une comédie autour d’un couple mixte formé par un musulman et une juive, joués avec Cécile de France. Le film arrive la même année que la récompense cannoise obtenue pour « Indigènes ».
Il revient à la réalisation avec « Omar m'a tuer » en 2011, inspiré de l’affaire Omar Raddad. Puis « Bodybuilder » paraît en 2014 et se situe dans l’univers du culturisme. En 2015, il préside le jury du 37e Festival du cinéma méditerranéen de Montpellier.
Le 3 février 2016, il présente « Chocolat », consacré à l’histoire du clown Chocolat. Le film dépasse 2 millions d’entrées et circule dans près de 40 pays. En avril 2018, il lance « Persona non grata », son cinquième long métrage comme réalisateur, avec Nicolas Duvauchelle et Raphaël Personnaz.
Césars, jurys et retour à l’interprétation
Le 28 février 2020, il reçoit le César du meilleur acteur pour « Roubaix, une lumière » d’Arnaud Desplechin, où il joue le commissaire Daoud. Cette récompense marque une reconnaissance majeure de son travail d’interprétation, après des années de circulation entre films d’auteur, comédies et projets personnels.
En 2021, il réalise « Les Miens », drame familial dans lequel il dirige Nina Zem. Le 12 mars de la même année, il préside la 46e cérémonie des Césars. Quelques années plus tard, il apparaît dans « Sans issue » en 2012, puis dans « Elyas » en 2024, avant de tenir le rôle du commandant Mohamed Bida dans « 13 Jours, 13 Nuits » en 2025.
Par ailleurs, il intervient dans des émissions comme « C à vous », « Quotidien », « Clique », « Beau geste », « Faut Voir - L'Hebdo cinéma » et « Burger Quiz ». Ces apparitions ponctuent une présence continue dans le paysage audiovisuel français, sans rompre avec les films ni avec la réalisation.
Filmographie et distinctions
Le travail de Roschdy Zem s’étend sur des registres très différents, de « J'embrasse pas » à « Roubaix, une lumière », de « Indigènes » à « Les Miens ». Il compte aussi des participations à « Les Cordier, juge et flic » en 1994 et à des formats de discussion ou d’entretien diffusés entre 2001 et 2023.
- 1999: nomination au César pour « Ma petite entreprise »
- 2006: prix d'interprétation masculine au Festival de Cannes pour « Indigènes »
- 2008: nomination aux Césars pour « La Fille de Monaco »
- 2020: César du meilleur acteur pour « Roubaix, une lumière »
Cette suite de rôles et de distinctions dessine un travail partagé entre l’écran et la mise en scène, avec des retours réguliers vers des réalisateurs comme André Téchiné, Pierre Jolivet, Xavier Beauvois ou Arnaud Desplechin. Roschdy Zem reste attaché à des films où le personnage s’inscrit dans une situation précise, souvent liée au présent social ou à une tension intime.
Films et séries avec Roschdy Zem
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