Jane Wyman: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Jane Wyman en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
129
œuvres recensées
105 films · 24 séries
- Première année recensée
- 1932
- Dernière année recensée
- 2007
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1948, Jane Wyman reçoit l’Oscar de la meilleure actrice pour « Johnny Belinda », de Jean Negulesco. L’année suivante, elle obtient aussi le Golden Globe de la meilleure actrice dans un film dramatique pour le même rôle, avant un second Golden Globe pour « La Femme au voile bleu » en 1952. Née le 5 janvier 1917 à Saint Joseph, dans le Missouri, morte le 10 septembre 2007 à Palm Springs, elle traverse plus de 60 ans d’écran, de la figuration des années 1930 aux premiers grands feuilletons télévisés.
Les années Warner Bros.
En 1932, Jane Wyman apparaît dans « Kid d’Espagne » de Leo McCarey sous le nom de Jane Durrell. D’autres participations suivent chez Mervyn LeRoy, Frank Tuttle, Marion Gering, Sidney Lanfield, Louis King ou Lloyd Bacon, avant un contrat avec Warner Bros. en 1936. Elle adopte alors le nom de Jane Wyman, après avoir avancé son âge de 3 ans pour travailler alors qu’elle est encore légalement mineure.
La présence de l’actrice se stabilise dans les productions du studio à la fin des années 1930. Elle tourne avec Ronald Reagan dans « Les Cadets de Virginie » en 1938, puis avec James Stewart, Ray Milland, Gregory Peck, Marlene Dietrich, Charles Laughton, Edward G. Robinson ou Kirk Douglas dans des films qui la font passer du second plan aux premiers rôles. À partir de là, son nom reste lié aux grandes manufactures hollywoodiennes où elle travaille sans relâche, d’abord dans des comédies, puis dans des mélodrames et des récits plus sombres.
Le temps des mélodrames
En 1945, Jane Wyman figure dans « Le Poison » de Billy Wilder. Trois ans plus tard, « Johnny Belinda » la place au centre d’un film de Jean Negulesco où elle reçoit l’Oscar de la meilleure actrice. Le même mouvement se prolonge avec « Tout ce que le ciel permet » et « Le Secret magnifique », tous deux réalisés par Douglas Sirk et partagés avec Rock Hudson. Ces titres installent son visage dans un répertoire de femmes confrontées à l’ordre social, au secret ou à l’enfermement moral.
Elle revient aussi vers la comédie avec « Si on mariait papa » de Frank Capra, aux côtés de Bing Crosby, et vers le western pour Raoul Walsh. Dans « So Big! » de William A. Wellman, remake de « Mon grand », elle reprend un rôle déjà porté par Barbara Stanwyck. Jane Wyman reçoit quatre nominations à l’Oscar de la meilleure actrice, et ces distinctions accompagnent des films signés par des cinéastes très différents, d’Alfred Hitchcock à Billy Wilder.
Télévision et vedettariat de série
En 1955, Jane Wyman mène « The Jane Wyman Show », présenté comme Jane Wyman Presents The Fireside Theatre dans le texte d’époque. Elle se retrouve aussi à l’antenne dans « The Lux Show » et « The Bell Telephone Hour », où elle apparaît comme animatrice. Cette présence régulière sur le petit écran accompagne sa notoriété acquise au cinéma, sans l’effacer, et la fait entrer dans un nouveau régime de visibilité.
La décennie 1960 la ramène vers des séries et téléfilms où elle tient des rôles identifiés. Elle est Sylvia Cannon dans « My Three Sons » en 1960, Elaine dans « The Investigators » en 1961, Dr. Amanda Fallon dans « The Bold Ones: The New Doctors » en 1969, puis Sophia Ryder dans « Owen Marshall: Counselor at Law » en 1971. Ces apparitions montrent une actrice qui reste sollicitée dans des formats de prestige, tout en conservant une place de premier ordre dans les distributions.
Angela Channing, dernier grand visage
En 1981, Jane Wyman rejoint « Falcon Crest » dans le rôle d’Angela Channing. Le Golden Globe de la meilleure actrice dans une série télévisée dramatique lui est attribué en 1984. Le personnage devient l’un des points fixes du feuilleton, et l’actrice y demeure associée jusqu’aux années 1980, dans une série qui prolonge son passage des studios aux formats télévisés de longue durée.
Elle apparaît encore dans « The Jim Nabors Hour » en 1969 et dans « The American Film Institute Salute to... » en 1973. Son nom reste alors lié à plusieurs formes d’apparition télévisuelle, de l’animation d’émission au rôle dramatique, sans rupture brutale entre les registres. La télévision lui offre une continuité visible quand le cinéma se fait plus rare, et « Falcon Crest » devient la borne la plus durable de cette dernière période.
Récompenses et empreinte publique
Jane Wyman reçoit un Oscar de la meilleure actrice pour « Johnny Belinda » en 1949. Deux Golden Globes de la meilleure actrice dans un film dramatique suivent pour « Johnny Belinda » en 1949 puis pour « La Femme au voile bleu » en 1952. Un Golden Globe de la meilleure actrice dans une série télévisée dramatique récompense « Falcon Crest » en 1984. Une étoile lui est attribuée sur le Hollywood Walk of Fame.
Son activité s’étend de 1932 à 1993. Elle meurt à 90 ans, à Palm Springs, et repose au cimetière Forest Lawn de Cathedral City. Son nom reste attaché à des rôles variés, d’Aunt Polly dans « Pollyanna » à Angela Channing, avec une présence qui relie le cinéma des grands studios, les émissions de variété et le soap télévisé de prime time.
Films et séries avec Jane Wyman
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