Sumi Shimamoto: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Sumi Shimamoto en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
152
œuvres recensées
89 films · 63 séries
- Première année recensée
- 1971
- Dernière année recensée
- 2026
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1979, Hayao Miyazaki retient Sumi Shimamoto pour « Le Château de Cagliostro ». Elle y prête sa voix à Clarisse, et ce rôle ouvre la voie à Nausicaä dans « Nausicaä de la vallée du vent », quelques années plus tard.
Sumi Shimamoto, de Kōchi aux studios de doublage
Née le 8 décembre 1954 à Kōchi, elle est diplômée de l’école de musique Tōhō Gakuen à Tōkyō. Elle rejoint ensuite la Seinenza Theater Company, avant de travailler à son compte. Le doublage devient vite son terrain principal, dans une industrie japonaise où sa voix traverse les séries télévisées, les longs métrages d’animation et les productions destinées à la jeunesse.
Son nom circule sous plusieurs formes, dont Sumi Koshikawa et Shimamoto Sumi. Cette pluralité dit une carrière construite dans la durée, avec des crédits répartis sur plusieurs décennies et des registres très différents, de la jeune héroïne à des rôles maternels ou royaux. Sa présence, dans les génériques, s’étend des années 1970 aux années 2020.
Les grands rôles de l’animation japonaise
« Juliette je t'aime », diffusé en 1986, place sa voix sur Kyōko Otonashi. Le rôle revient souvent lorsqu’on évoque son nom, au même titre que Sarah Crewe dans « Princesse Sarah ». Les deux séries, très suivies, installent Shimamoto dans une mémoire télévisuelle qui s’est formée par épisodes, semaine après semaine.
L’année 1988 ajoute Yasuko Kusakabe dans « Mon voisin Totoro ». L’année suivante, elle interprète la mère de Sumire dans « Sally la petite sorcière (1989) ». En parallèle, elle passe par « Lamu », où elle prête sa voix à Asuka Mizunokoji et Kiriko Amenomori, puis par « Le Roi Léo », « Patlabor », « Oniisama e » et « Ulysse 31 ».
Les années 1990 la retrouvent dans « Yu-Gi-Oh! », avec Ishizu Ishtar et la prêtresse Isis, puis dans « Détective Conan » avec Yukiko Kudo. Elle travaille encore sur « Great Teacher Onizuka », « Gintama », « Bleach » et « Black Jack », où sa voix accompagne des personnages aux fonctions très marquées, de la mère au professeur en passant par la prêtresse ou la reine.
Miyazaki, Takahata et la carte des films
« Le Château de Cagliostro » lui donne d’abord Clarisse, rôle qui attire l’attention de Hayao Miyazaki. Quelques années plus tard, il lui confie Nausicaä dans « Nausicaä de la vallée du vent ». Le film devient l’un de ses repères les plus cités, et sa voix y porte le personnage central avec une franchise qui tranche avec les décors et les machines du récit.
En 1983, elle apparaît dans « Madame Pepperpote » sous les traits de Rūri et de Den. En 1997, elle rejoint « Princesse Mononoké » comme Toki. Viennent ensuite « Mermaid Forest » avec Towa, « Vampire princess Miyu » avec Shinma Enju, puis « Victorian romance Emma » avec Aurelia Jones.
Le passage aux années 2000 la garde présente dans des œuvres très différentes. « Tsubasa Chronicle » lui donne Emeraude, « Chocola et Vanilla » la place en Queen Candy, et « Space Dandy » en Alethia. Elle revient encore dans « IRODUKU: Le Monde en couleur », où elle joue Kohaku Tsukishiro à 60 ans plus tard, puis assure la narration de « Les Carnets de l’apothicaire » en 2023.
Séries, franchises et rôles récurrents
La place de Shimamoto se lit aussi dans les séries longues. Elle apparaît dans « Lupin III » comme Maki Ōyamada, dans l’épisode « Farewell Beloved Lupin » de la seconde saison. Elle revient dans « Urusei Yatsura » avec Asuka Mizunokoji. Elle passe ensuite par « Shurato » comme Dieu de l’harmonie Vishnou, puis par « Silent Möbius », « Sorcerer Hunters », « Kurau Phantom Memory » et « SoltyRei ».
Les productions destinées au jeune public occupent une place régulière. Elle participe à « Doraemon », « Fifi Brindacier », « Peter Pan no Bōken » comme Tinker Bell, « Le Magicien d’Oz » comme Dorothy, puis « Hello Kitty » sous plusieurs variantes, dont « Le Paradis d'Hello Kitty », « Hello Kitty: Shiawase no Tulip » et « Hello Kitty to Issho ». Elle apparaît aussi dans « Soreike! Anpanman », où la liste des voix inclut Shokupanman, Dekako Mom et d’autres personnages.
Cette circulation entre franchises se poursuit dans « Pokémon » n’est pas mentionné ici, mais « Yu-Gi-Oh! Duel Monsters » donne encore Ishizu Ishtar. À la même époque, elle est entendue dans « Princess 9 », « Lucky Star », « GTO », « Master Keaton » et « Détective Conan », où elle revient à Yukiko Kudo et à Fumiyo Akechi.
Une voix au long cours
Shimamoto travaille encore sur des titres tardifs qui prolongent cette présence. « Mawaru Penguindrum » lui confie Goddess, « Seven of Seven » lui donne Mitsuko Suzuki, et « Yūgi-Oh! » la maintient dans le paysage des séries de grande diffusion. D’autres crédits, comme « Avenger », « Kiddy Grade », « Sugar Rune » ou « Shūkan Storyland », dessinent une activité régulière, sans rupture apparente dans les années 2000 et 2010.
En 2007, elle est photographiée à la convention Sakura-Con. L’image dit une reconnaissance qui dépasse le seul cadre japonais et accompagne des décennies de voix associées à l’animation. Entre les héroïnes d’âge scolaire, les mères, les reines et les narrations, son nom reste lié à des rôles précis plutôt qu’à une seule catégorie de personnages.
Films et séries avec Sumi Shimamoto
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Galerie photos de Sumi Shimamoto
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