浜村純: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de 浜村純 en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
221
œuvres recensées
213 films · 8 séries
- Première année recensée
- 1954
- Dernière année recensée
- 1995
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1956, « La Harpe de Birmanie » place Jun Hamamura dans l’un des films les plus commentés de Kon Ichikawa. Il y joue Ito, au milieu d’une période où son nom circule déjà d’un tournage à l’autre au Japon.
Jun Hamamura dans le cinéma japonais des années 1950
Né le 7 février 1906 à Fukuoka, Jun Hamamura appartient à cette génération d’interprètes qui traversent plusieurs âges du cinéma japonais. Il apparaît dans plus de 170 films entre 1938 et 1995.
En 1955, il travaille avec Kaneto Shindō sur « Les Loups ». L’année suivante, Kō Nakahira le dirige dans « L’Homme à abattre », puis Buichi Saitō lui confie un rôle dans « Ai wa furu hoshi no kanata ni ». Jun Hamamura passe alors d’un réalisateur à l’autre avec une régularité qui dit assez sa place dans le système de production de l’époque.
Le même mouvement continue avec « Le Trou » de Kon Ichikawa, « Tentations » de Kō Nakahira et « La Femme nue et le Pistolet » de Seijun Suzuki. Il est présent dans des récits très différents, du film noir au drame social, sans que son nom soit lié à un seul cinéaste.
Kon Ichikawa, Ōshima, Imamura: les années 1960
Kon Ichikawa le retrouve à plusieurs reprises au tournant de la décennie. Jun Hamamura figure dans « Le Pavillon d’or » en 1958, puis dans « L’Étrange Obsession » en 1959, « Tendre et folle adolescence » en 1960 et « J’ai deux ans » en 1962. Cette fidélité ponctuelle dessine une circulation nette autour d’un des grands noms du cinéma japonais d’après-guerre.
Les années 1960 l’associent aussi à Nagisa Ōshima. Il est dans « Contes cruels de la jeunesse » en 1960, puis dans « L’Enterrement du soleil » en 1960 et « Le Piège » en 1961. À côté de cela, il joue dans « La Fin d’une douce nuit » de Yoshishige Yoshida et dans « Vivre pour l’amour » de Yasuzō Masumura.
La décennie le voit aussi chez Shōhei Imamura avec « Le Pornographe (Introduction à l’anthropologie) » en 1966 puis « Profonds désirs des dieux » en 1968. Entre ces dates, il participe à « Rébellion » de Masaki Kobayashi en 1967, où il interprète Hyoemon Shiomi. La même année, il figure dans « Le jour le plus long du Japon » dans le rôle de Motohike Kakei - Imperial Household General Affairs Chief.
Des rôles précis, du drame au fantastique
Jun Hamamura ne se limite pas aux grands noms du drame contemporain. En 1965, il apparaît dans « Kwaïdan » de Masaki Kobayashi, pour le segment « The Woman of the Snow ». Il joue aussi dans « Gamera » de Noriaki Yuasa, où son personnage est professeur Murase.
La même période le conduit vers des emplois souvent situés dans des structures d’autorité, d’enseignement ou de transmission. Dans « La Condition de l’homme II » en 1959, il est Doi Chûi. Dans « La Mer étincelante » en 1963, il joue le professeur Watabe. Dans « La Légende du combat à mort », il apparaît comme un vieil homme ivre. Ces indications de rôle, dispersées dans des films très éloignés les uns des autres, montrent un acteur souvent employé dans des fonctions secondaires mais distinctes.
En 1963, il figure aussi dans « Entre le ciel et l’enfer » comme Second Creditor, puis dans « Une jeune fille à la dérive » en tant que Kita, le père de Wakae. Cette même année, il est encore présent dans « La Vengeance d’un acteur ». Le passage d’un film à l’autre ne dessine pas une ligne unique, mais une série d’interventions nettes, distribuées dans des œuvres de réalisateurs très différents.
Les années 1970 et les retours réguliers
Au début des années 1970, Jun Hamamura reste présent dans des films signés Masahiro Shinoda, Kirio Urayama ou Kōzaburō Yoshimura. Il joue dans « Double suicide à Amijima » en 1969, « Les Aventures de Buraikan » en 1970 et « Orin la proscrite » en 1977. Le lien avec Shinoda revient aussi dans « Himiko » en 1974, où il est le narrateur.
En 1972, il intervient dans « Lobo Solitário - Contra os Ventos da Morte » dans le rôle de Miura Tatewaki. L’année suivante, il apparaît dans « Le Temps de la mémoire ». Puis viennent « Sous les cerisiers en fleurs » en 1975, où il joue Beggar, et « La Porte de la jeunesse », la même année. Il est aussi crédité dans « La Fin du monde d’après Nostradamus » en 1974.
Cette série de titres le maintient dans un cinéma japonais qui continue de l’utiliser dans des rôles précis, parfois très brefs, parfois plus nettement définis. Il n’y a pas de rupture visible dans la succession des films cités, mais une présence qui s’étire sur des contextes de production très différents.
Les dernières apparitions connues
Dans les années 1980, Jun Hamamura reste actif avec « Les Quatre sœurs Makioka » en 1983, où il joue Otokichi, puis « ロマンス » en 1984, dans le rôle de 真之助の祖父・香木真人. Il figure aussi dans « Yonimo kimyô na monogatari » en 1990.
Sa mort survient le 21 juin 1995. Entre sa naissance à Fukuoka et cette date, son nom traverse plusieurs décennies de cinéma japonais, de Kon Ichikawa à Shōhei Imamura, de Nagisa Ōshima à Masaki Kobayashi. Sa présence ne se réduit pas à un titre isolé ni à une seule période, mais à une suite de participations qui dessinent une continuité solide dans l’histoire du cinéma japonais.
- 1956: « La Harpe de Birmanie » de Kon Ichikawa, rôle d’Ito
- 1959: « La Condition de l’homme II », rôle de Doi Chûi
- 1963: « Entre le ciel et l’enfer », rôle de Second Creditor
- 1965: « Kwaïdan », segment « The Woman of the Snow »
- 1967: « Rébellion », rôle de Hyoemon Shiomi
- 1975: « Sous les cerisiers en fleurs », rôle de Beggar
- 1983: « Les Quatre sœurs Makioka », rôle de Otokichi
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