Kō Nishimura: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Kō Nishimura en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
263
œuvres recensées
253 films · 10 séries
- Première année recensée
- 1952
- Dernière année recensée
- 1995
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1961, Akira Kurosawa choisit Kō Nishimura pour Kuma dans « Le Garde du corps ». À ce moment-là, l’acteur japonais né à Sapporo le 25 janvier 1923 figure déjà depuis plusieurs années dans des productions de studios, avec des apparitions chez Kon Ichikawa, Masaki Kobayashi, Shōhei Imamura, Seijun Suzuki ou Yūzō Kawashima. Entre 1952 et 1995, il tourne dans plus de 200 films.
Les années 1950 et l’installation au cinéma japonais
En 1954, Kō Nishimura apparaît dans « Un Milliardaire » de Kon Ichikawa. Deux ans plus tard, il joue dans « La Harpe de Birmanie », toujours pour Ichikawa, puis dans « La Fontaine » de Masaki Kobayashi et « Niko-yon monogatari » d’Umetsugu Inoue. La même année, il figure aussi au générique de « Frankie le laitier » de Kō Nakahira.
En 1957, il participe à une série de films très différente dans ses tons et ses cadres, de « Le Dernier assaut » de Yutaka Abe à « Qui est le véritable assassin? » de Kō Nakahira, en passant par « Chronique du soleil à la fin de l’ère Edo » de Yūzō Kawashima et « Les Gars de la mer » de Kaneto Shindō. Cette présence soutenue se prolonge en 1958 avec « Désirs volés » de Shōhei Imamura, « Devant la gare de Ginza » du même cinéaste et « Désir inassouvi », puis en 1959 avec « Le Chant du chariot » de Satsuo Yamamoto et « Mon deuxième frère » de Shōhei Imamura.
Les mêmes années le voient passer d’un réalisateur à l’autre avec une régularité qui frappe: Kō Nakahira, Koreyoshi Kurahara, Buichi Saitō, Yoshitarō Nomura, Hideo Ōba ou Toshio Masuda l’emploient entre 1958 et 1960. Il joue dans « Le Mur du silence », « Dynamite ni hi o tsukero », « Nangoku Tosa o ato ni shite », puis dans « Les salauds dorment en paix » d’Akira Kurosawa en 1960, où il tient le rôle de Shirai.
Kurosawa, Imamura et les grands films des années 1960
En 1961, Kō Nishimura se retrouve dans « Cochons et Cuirassés » de Shōhei Imamura, « Wakai ōkami » de Hideo Onchi, « L’Affaire Matsukawa » de Satsuo Yamamoto et « Le Garde du corps » d’Akira Kurosawa, où il joue Kuma. La même année, il apparaît encore dans « Cheveux ébouriffés » de Teinosuke Kinugasa et « Zero no shōten » de Yoshitarō Nomura.
En 1962, il tourne dans « Le Temple des oies sauvages » de Yūzō Kawashima, « Le Choc des planètes » d’Ishirō Honda, où il est Murata, et « La Source thermale d’Akitsu » de Yoshishige Yoshida. L’année suivante, Akira Kurosawa le distribue dans « Entre le ciel et l’enfer », tandis qu’Eiichi Kudō lui confie Kujūrō Hirayama dans « Les Treize Tueurs ».
Le milieu de la décennie le remet au contact de Shōhei Imamura avec « Désir meurtrier » en 1964, puis de Yōzō Kawashima dans « Barberousse » en 1965, où il joue Chief retainer. La même période comprend encore « Le Camélia à cinq pétales » de Yoshitarō Nomura et « Kyōshirō Nemuri: le sabreur et les pirates » de Kenji Misumi.
En 1966, il apparaît dans « Le Sabre du Mal » de Tai Katō, sous les traits de Shichibei, Omatsu's 'uncle'. Ce film rejoint une suite de collaborations qui le placent dans des récits de studio, des films de guerre, des drames judiciaires ou des œuvres de genre sans qu’il soit besoin de forcer un axe unique.
Les années 1970, du chanbara à l’animation
En 1973, Kō Nishimura joue dans « Lady Snowblood » de Toshiya Fujita, où il interprète Priest Dokai, puis dans « Razor Hanzo's Torture Hell » de Kenji Misumi, sous le nom de Magobei "Snake" Onishi. À cette période, il figure aussi dans « Hana no Shōgai » en 1963, où il est Tada Ichiro, puis dans « Sous les cerisiers en fleurs » en 1975, où il incarne Kenpeishi.
En 1974, il tient le rôle de Detective Kaizu dans « Kizuten ». Quelques mois plus tard, il prête sa voix à Mamo dans « LUPIN III LE SECRET DE MAMO » en 1978. Cette incursion dans le doublage s’inscrit dans une filmographie qui ne se limite pas aux prises de vues réelles et qui passe d’un format à l’autre sans rupture affichée.
Une présence régulière jusqu’aux années 1990
Kō Nishimura continue de travailler jusqu’en 1995, année qui borne la période signalée de ses apparitions à l’écran. Entre 1952 et 1995, plus de 200 films portent son nom, du cinéma d’Akira Kurosawa à celui de Shōhei Imamura, d’Ishirō Honda à Yoshitarō Nomura. Cette longévité repose sur une présence fréquente dans des productions diverses, souvent au sein de la même industrie japonaise qui l’emploie d’une décennie à l’autre.
Il meurt le 15 avril 1997 à Kokubunji, au Japon, à l’âge de 74 ans. Son nom reste attaché à des œuvres comme « Le Garde du corps », « Les salauds dorment en paix », « Entre le ciel et l’enfer » ou « Lady Snowblood », titres qui dessinent une présence continue dans le cinéma japonais des années 1950 à 1970.
Films et séries avec Kō Nishimura
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