Eric Mayne: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Eric Mayne en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
140
œuvres recensées
140 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1914
- Dernière année recensée
- 1946
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Le 27 avril 1865, à Dublin, Eric Mayne naît dans l’Irlande encore liée au Royaume-Uni. Il meurt le 9 février 1947 à Hollywood, après une présence durable dans le théâtre londonien puis dans le cinéma américain, où son nom circule surtout dans les années 1920 et 1930.
Eric Mayne, des scènes londoniennes au cinéma
À Londres, Eric Mayne joue au début du XXe siècle au London Lyceum et à Drury Lane. En 1908 et 1910, il interprète le prince Hildred dans « Le Prince et la mendiante » au Lyceum Theatre, rôle qui le place dans le répertoire de costume drama alors en vogue. Cette expérience scénique le mène vers l’écran, sans rupture spectaculaire ni virage affiché, mais par un passage où le théâtre reste lisible dans son métier d’interprète.
En 1914, il apparaît dans « La Treizième Heure » sous le nom de Charles Wainwright. Quatre ans plus tard, Raoul Walsh le dirige dans « Should a Husband Forgive? », puis Rex Ingram l’engage en 1921 pour « Eugénie Grandet » dans le rôle de Victor Grandet. La même année, il joue le Comte Michael Temesvar dans « The Silver Car » de David Smith, puis Carlos DeGrossa dans « La Dictatrice » de Sam Wood en 1922.
Sa présence se poursuit dans des productions très diverses, de « Les Bons Larrons » de Rex Ingram à « Suzanna » de F. Richard Jones en 1923. Il tient cette même année le rôle du Colonel Randall dans « Cameo Kirby » de John Ford, puis revient chez Ford en 1926 pour « Gagnant quand même », où il joue un médecin. Ces films dessinent un acteur capable de traverser les formats du muet avec des emplois de rang social, de pouvoir ou d’autorité.
Les années 1920, entre studios et personnages de composition
En 1924, Eric Mayne apparaît dans « Mon cœur et mes millions » de Sidney Franklin et dans « La Plus Belle Richesse » d’Emmett J. Flynn. L’année suivante, il joue dans « East Lynne », encore sous la direction de Flynn, puis dans « Too Much Youth » de Duke Worne. Ces titres montrent une présence régulière dans des productions de studio où son visage sert surtout des seconds rôles bien cadrés.
La fin de la décennie le voit dans « Money to Burn » de Walter Lang en 1926. Il y tient Don Diego Valdez, un personnage qui prolonge une veine de figures mondaines, administratives ou sociales déjà présentes dans sa filmographie. Loin des premiers rôles mis en avant par l’affiche, il occupe un espace de jeu précis, celui des présences secondaires qui structurent une scène sans en commander la ligne dramatique.
Dans cette période, ses collaborations avec John Ford, Rex Ingram, Sam Wood, Emmett J. Flynn ou Walter Lang dessinent un réseau de réalisateurs très actifs dans le Hollywood de studio. Eric Mayne y passe d’un titre à l’autre avec une continuité de distribution qui tient moins à une image star qu’à une capacité d’ajustement aux besoins de productions nombreuses.
Le retour des années 1930 et 1940
Après 1926, Eric Mayne revient à l’écran en 1931 dans « Arrowsmith » de John Ford, où il figure parmi les dignitaires, puis dans « La Princesse amoureuse » de Lowell Sherman et « Ambassador Bill » de Sam Taylor. En 1932, il joue un joueur dans « Grand Hotel » d’Edmund Goulding, avant d’apparaître dans « La Soupe au canard » de Leo McCarey en 1933, où il interprète un juge.
Les années 1940 le ramènent vers des emplois brefs, souvent non crédités, dans des films très identifiables du cinéma américain. Il est ainsi dans « Monsieur Smith au Sénat » de Frank Capra en 1939, dans « Le Retour de Frank James » de Fritz Lang en 1940, puis dans « Indiscrétions » de George Cukor la même année. Il figure aussi dans « La Charge fantastique » de Raoul Walsh, « Ville conquise » et « Mord - Der Auslandskorrespondent » en 1940, puis dans « Sacramento » en 1942 et « La Passion du docteur Hohner » en 1944.
À cette époque, il apparaît encore dans « Angoisse » en 1944 et dans « Sister Kenny » en 1946. Les rôles cités le placent souvent dans des cadres collectifs, parmi des invités, des spectateurs, des notables ou des médecins, une présence discrète mais continue dans le tissu des productions hollywoodiennes de l’époque.
Un acteur de seconds plans
Le type de rôle attribué à Eric Mayne revient avec une constance frappante. Il est colonel, juge, médecin, dignitaire, invité, commerçant ou simple passant selon les titres. Cette distribution des fonctions raconte une carrière tournée vers la tenue d’un espace plus que vers la démonstration d’un personnage central.
Dans « Cameo Kirby », « La Soupe au canard » ou « Grand Hotel », il appartient à des ensembles où chaque figure compte pour la circulation d’une scène. Le cinéma muet puis le parlant gardent pour lui cette même utilité dramatique, faite de présence brève, de costume, de rang social, de relief donné à un décor humain.
Sa mort intervient le 9 février 1947 à Hollywood. Entre Dublin et la Californie, entre la scène londonienne et les studios américains, Eric Mayne traverse plus de 30 ans d’images sans que son nom se réduise à un seul titre.
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