Arthur Loft: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Arthur Loft en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
151
œuvres recensées
151 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1933
- Dernière année recensée
- 1946
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Le 25 mai 1897, à Denver, Hans Peter Loft naît dans le Colorado. Sous le nom d’Arthur Loft, il appartient à une génération de comédiens américains dont le cinéma des années 1930 et 1940 fait un usage massif, souvent pour des rôles de fonctionnaires, de notables ou d’hommes d’autorité. Il meurt le 1er janvier 1947 à Los Angeles, à 49 ans.
Du théâtre aux plateaux de Hollywood
Avant ses films, Arthur Loft travaille au théâtre. Le passage à l’écran s’amorce en 1932, puis s’installe dans les années suivantes avec une activité très soutenue. Entre 1932 et 1947, il participe à 232 films américains, parmi lesquels plusieurs westerns et des œuvres de studio où son visage revient dans des emplois secondaires.
Dès 1933, La Boule rouge le place dans un rôle de complice. En 1936, il apparaît dans Je n’ai pas tué Lincoln de John Ford, puis dans Sous les ponts de New York et La Taverne maudite. La même année, Postal Inspector lui confie l’inspecteur Gene Richards, tandis que Le Doigt qui accuse le montre en prisonnier.
Les années 1937 et 1938 prolongent cette présence régulière dans des productions de studio. Il joue dans Match tragique, Le Fantôme du cirque, Paid to Dance, puis dans Qui a tué Miss Preston?, Rawhide, Charlie Chan à Honolulu, Rhythm of the Saddle, Je suis la loi et The Lady Objects. Cette suite de titres dit la variété des cadres, du western au polar, sans faire de son nom un signe d’affiche.
Les rôles d’autorité
En 1939, Arthur Loft apparaît dans Les Fantastiques Années 20 et Monsieur Smith au Sénat. Dans le film de Frank Capra, il tient le greffier en chef. La même année, Laissez-nous vivre lui donne le directeur de la prison. Ces emplois cadrent avec une présence souvent brève mais clairement située dans l’action, au sein d’organisations, d’institutions ou de lieux fermés.
La décennie suivante accentue ce profil. En 1940, il joue dans The Carson City Kid, Colorado, Texas Terrors et le court métrage Teddy, the Rough Rider. En 1941, il apparaît dans L’Engagé volontaire, Back in the Saddle, La vie commence pour André Hardy, Par la porte d’or et Tu m’appartiens. Dans Par la porte d’or, Mitchell Leisen lui confie M. Elvestad, un rôle inscrit dans une distribution plus ample.
L’année 1942 concentre plusieurs apparitions, parmi lesquelles Rue de la chance, Espionne aux enchères, Mon secrétaire travaille la nuit, Le meurtrier s’est échappé et La Clé de verre. Dans ce dernier film de Stuart Heisler, il joue Clyde Matthews. Il figure aussi dans Broadway, Le Nigaud magnifique, Ce que femme veut, Blue, White and Perfect, La Fille de la forêt, Le Mystérieux Docteur Broadway et Au pays du rythme. La récurrence des fonctions de shérif, d’inspecteur, de directeur ou de capitaine dessine une spécialisation nette dans les seconds plans narratifs.
Fritz Lang et les années 1943-1946
En 1943, Arthur Loft apparaît dans Les bourreaux meurent aussi de Fritz Lang, où il joue le général Votruba. Il figure la même année dans La dangereuse aventure, en vice-président. Ces rôles s’inscrivent dans une zone où son nom accompagne des ensembles plus larges, sans occuper le centre du récit.
La rencontre avec Fritz Lang se prolonge en 1944 avec La Femme au portrait. Dans ce film, Loft endosse plusieurs identités de service ou de surveillance, Claude Mazard, Frank Howard et Charlie the Hatcheck Man. L’année 1945 le retrouve dans The Naughty Nineties et Le Grand Bill, tandis que la photographie de la même période le montre dans La Rue rouge, autre film de Lang.
En 1946, il prend part à Le Dahlia bleu et En route vers l’Alaska. Dans le premier, il est « Wolf » at Bar, dans le second Head Purser. Ces mentions tardives prolongent le même type de présence: des personnages précis, souvent brefs, mais identifiables dans la mécanique des films qui les emploient.
Une filmographie de studio
Le corpus conservé autour d’Arthur Loft couvre 232 films entre 1932 et 1947. La liste des titres fait apparaître des réalisateurs comme John Ford, Frank Capra, Mitchell Leisen, Stuart Heisler, Robert Siodmak, Anthony Mann, Fritz Lang, Raoul Walsh ou George Marshall. Cette dispersion n’efface pas la cohérence des emplois: Loft traverse les genres industriels de son époque sans quitter les rôles de second rang qui structurent les récits de studio.
On le retrouve au générique de Rawhide, Je n’ai pas tué Lincoln, Par la porte d’or, La Femme au portrait et Le Grand Bill, titres retenus parmi les plus visibles de sa présence à l’écran. D’autres interventions, de Texas à La Fille de la forêt, de Le Mystérieux Docteur Broadway à Rue de la chance, dessinent une continuité professionnelle fondée sur la rapidité d’apparition et la lisibilité immédiate du personnage.
Sa mort intervient le 1er janvier 1947, à Los Angeles, à 49 ans. Il est inhumé au Forest Lawn Memorial Park de Glendale, en Californie.
Films et séries avec Arthur Loft
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Galerie photos de Arthur Loft
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