Nora Cecil: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Nora Cecil en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
135
œuvres recensées
135 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1915
- Dernière année recensée
- 1947
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1915, Jimmy le mystérieux de Maurice Tourneur inscrit Nora Cecil dans le cinéma américain, avec un rôle d’infirmière. Née à Londres le 24 septembre 1878, morte à Los Angeles le 1 mai 1951, elle traverse ensuite plusieurs décennies de productions où reviennent les mêmes emplois de service, d’autorité ou de passage.
Des planches de Broadway au muet
Entre 1901 et 1902, Nora Cecil apparaît une fois à Broadway dans The Sleeping Beauty and the Beast, une comédie musicale jouée à New York. Cette présence scénique précède une filmographie qui s’ouvre dans la période du muet et s’étend jusqu’en 1947. Le passage au cinéma ne l’installe pas au premier plan des affiches, mais dans une série de silhouettes repérables, souvent sans nom de personnage, parfois désignées par leur fonction.
En 1917, Pauvre petite fille riche la montre déjà dans une distribution conduite par Maurice Tourneur. L’année suivante, Prunella lui offre la tante Privacy. Ces emplois dessinent une présence régulière dans les années 1910, puis dans les années 1920, quand elle passe de Le Réquisitoire en 1922 à La Lettre écarlate en 1926, avant The Devil Dancer et The Fortune Hunter en 1927.
Un titre de 1928, Une aventure à la Zorro, la retrouve dans un rôle de tante. La même logique s’impose dans Seven Days Leave en 1930, puis Caught Plastered, Arrowsmith, Everything's Rosie, The Ruling Voice et Scène de la rue en 1931. Les personnages varient peu dans leur nature, mais les réalisateurs changent, de John Ford à King Vidor, en passant par William A. Seiter, Clyde Bruckman et Rowland V. Lee.
Les années 1930, l’ombre des studios
La Grande Muraille, en 1932, la place dans un film de Frank Capra sous le costume d’une missionnaire. La même année, Laurel et Hardy - Les sans-soucis lui confie une fonction d’officier d’association, puis La Veuve joyeuse la fait apparaître en 1934 comme Animal Woman. La série se poursuit avec La Passagère, où elle joue Edith, et Sérénade à trois, où elle devient la secrétaire de Tom.
Les années 1933 et 1934 réunissent une constellation de films très identifiables. Dans Doctor Bull, John Ford la reprend dans le rôle de la tante Emily Banning. Ernst Lubitsch la distribue dans Sérénade à trois, Mitchell Leisen la sollicite pour La Vie facile en 1937, et René Clair la fait entrer dans Ma femme est une sorcière en 1942. Nora Cecil travaille ainsi pour des cinéastes venus de registres différents, sans quitter les emplois secondaires qui structurent sa présence à l’écran.
En 1937, The Mighty Treve lui donne le rôle d’une vieille fille présente à une exposition canine, tandis que La Joyeuse Suicidée la fait apparaître comme institutrice. Deux ans plus tard, La Chevauchée fantastique la crédite en logeuse de Boone, puis Héros d’occasion en 1944 la place au guichet d’un train. Les personnages décrivent un même type de présence latérale, mais jamais interchangeable d’un film à l’autre.
John Ford, René Clair et les autres
John Ford revient à plusieurs reprises dans cette suite de crédits. Nora Cecil figure dans Arrowsmith en 1931, puis dans Doctor Bull en 1933 et La Chevauchée fantastique en 1939. D’un titre à l’autre, elle passe de nourrice à tante puis à logeuse, sans que ces emplois cessent d’occuper la même place périphérique dans le récit. Ford l’emploie dans des drames, et elle s’y installe par des fonctions brèves, lisibles, souvent domestiques.
René Clair la dirige dans Ma femme est une sorcière en 1942. Deux autres films de cette décennie la ramènent vers des emplois de service: La Passagère en 1934, où elle joue Edith, et Le Maître de la prairie en 1947, où elle est Mrs. Ryan, infirmière. Entre ces deux bornes, elle figure aussi dans International Settlement en 1938. Le film lui confie simplement le rôle d’une femme anglaise, ce qui prolonge une carrière installée dans les contours plutôt que dans l’éclat.
La Vie facile en 1937, signée Mitchell Leisen, et Les Anges de l’enfer en 1930 complètent ce paysage. Le premier la place dans un univers sophistiqué, le second dans une distribution où elle incarne la servante d’Helen. Nora Cecil n’occupe presque jamais le centre du cadre, mais elle revient suffisamment souvent pour que les studios lui assignent une fonction reconnaissable, tenue d’un film à l’autre par des rôles brefs et précis.
Une présence qui traverse 1915 à 1947
La dernière borne connue de cette présence au cinéma est Le deuil sied à Électre en 1947, où Nora Cecil apparaît dans un film de Dudley Nichols avec Rosalind Russell et Michael Redgrave. Entre Jimmy le mystérieux en 1915 et ce titre de l’après-guerre, plus de trente ans s’écoulent. La continuité se lit moins dans une progression que dans la répétition des formats de jeu demandés par les studios.
En 1934, La Parada du rire et Lit numéro cinq la placent dans des cadres où son nom circule sans éclat particulier, tandis que Chercheuses d’or de 1935 lui attribue la fonction de gouvernante. L’année suivante, À travers l'orage la montre parmi les villageoises d’une fête. Ces apparitions, prises séparément, relèvent du détail; rassemblées, elles installent une actrice régulièrement appelée pour remplir les bords du récit.
Nora Cecil meurt à 72 ans à Los Angeles le 1 mai 1951. Son nom circule aussi sous les formes Norah Cecile et Nora Cecile. Une filmographie dispersée sur plusieurs décennies et des apparitions à Broadway suffisent à dessiner la silhouette d’une interprète britannique devenue américaine, employée par des cinéastes aussi divers que Tourneur, DeMille, Ford, Leisen, Clair ou Nichols.
Filmographie choisie
- Jimmy le mystérieux (1915) de Maurice Tourneur
- Pauvre petite fille riche (1917) de Maurice Tourneur
- Prunella (1918) de Maurice Tourneur
- Le Réquisitoire (1922) de Cecil B. DeMille
- La Lettre écarlate (1926) de Victor Sjöström
- La Grande Muraille (1932) de Frank Capra
- Sérénade à trois (1933) d’Ernst Lubitsch
- Doctor Bull (1933) de John Ford
- La Passagère (1934) de Clarence Brown
- La Vie facile (1937) de Mitchell Leisen
- La Chevauchée fantastique (1939) de John Ford
- Ma femme est une sorcière (1942) de René Clair
- Héros d’occasion (1944)
- Le Maître de la prairie (1947)
Films et séries avec Nora Cecil
Découvrez ses rôles les plus populaires au cinéma et à la télévision.
Rôles de Nora Cecil
Accédez aux fiches des personnages associés à ses œuvres les plus consultées.
Galerie photos de Nora Cecil
2 photos affichées.
Filmographie détaillée
Ouvrez une catégorie pour consulter les films, séries, rôles et épisodes crédités. Les listes longues se chargent progressivement.
Personnalités en relation
Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.
























