Ving Rhames: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Ving Rhames en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
148
œuvres recensées
121 films · 27 séries
- Première année recensée
- 1964
- Dernière année recensée
- 2026
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1994, Quentin Tarantino choisit Ving Rhames pour Marsellus Wallace dans « Pulp Fiction ». Le film installe une présence déjà repérée quelques années plus tôt dans « Patty Hearst » de Paul Schrader et « Outrages » de Brian De Palma. Né le 12 mai 1959 à New York, l’acteur suit alors une route qui passe par les seconds rôles avant de s’ancrer dans des personnages de chef, de soldat ou d’agent.
Des scènes de New York aux premiers écrans
Ving Rhames naît à New York en 1959. L’extrait retient une formation à la Juilliard School et à la Purchase College de la State University of New York. Son activité d’acteur commence en 1984, avec « Go Tell It On The Mountain » de Stan Lathan, où il joue Gabriel jeune.
La fin des années 1980 le voit dans des emplois secondaires. Il apparaît dans « Native Son » en 1986, puis dans « Patty Hearst » en 1988, où Paul Schrader le dirige dans le rôle de Cinque. L’année suivante, Brian De Palma le distribue dans « Outrages » en lieutenant Reilly.
La décennie suivante ouvre un éventail de partitions plus larges. Il joue Herbert Cotter dans « Le Chemin de la liberté » et George dans « L’Échelle de Jacob », tous deux en 1990. Viennent ensuite « Le Vol de l’Intruder », « Homicide » et « Le Sous-sol de la peur » en 1991, puis « Arrête ou ma mère va tirer ! » et « Universal Soldier » en 1992. En 1993, il passe de « Le Saint de Manhattan » à « Les Princes de la ville » et « Président d’un jour », avec des rôles de Little Leroy, Ivan et Duane Stevenson.
Le choc « Pulp Fiction »
« Pulp Fiction », sorti en 1994, change l’échelle de sa présence à l’écran. Tarantino lui confie Marsellus Wallace, patron criminel au centre de plusieurs lignes du récit. Le personnage reste attaché au film comme à l’image de l’acteur, au point d’effacer presque tout le reste dans l’imaginaire critique.
Après ce rôle, Ving Rhames traverse une série de productions où dominent les policiers, les marginaux et les figures d’autorité. Il passe par « Kiss of Death », « Le Bossu de Notre-Dame » n’apparaît pas dans l’extrait et n’entre donc pas ici, tandis que l’extrait retient surtout « Hors d’atteinte », « Haute Voltige » et « Dark Blue ». Ces titres le maintiennent dans un cinéma de genre où son gabarit et sa diction servent des personnages de terrain.
En 1997, il joue le promoteur de boxe Don King dans le téléfilm « Don King: Only in America » de HBO. La même année, il prête sa voix à Cobra Bubbles dans « Lilo et Stitch » n’est pas encore sorti, mais « Le Monde Merveilleux De Disney » figure dans ses crédits. En 1998, il reçoit le Golden Globe du meilleur acteur dans une mini-série ou un téléfilm pour ce Don King télévisé. La cérémonie lui donne l’occasion d’un geste inattendu lorsqu’il offre sa récompense à Jack Lemmon.
Luther Stickell, colonne d’une franchise
En 1996, Brian De Palma le rappelle pour « Mission impossible ». Ving Rhames y joue Luther Stickell, pirate informatique désavoué, aux côtés de Tom Cruise. Le personnage revient dans « Mission impossible 2 » en 2000, puis dans « Mission impossible 3 » en 2006 sous la direction de J. J. Abrams.
La série se poursuit avec « Mission impossible: Protocole Fantôme » en 2011, où il réapparaît le temps d’un caméo, puis avec « Mission impossible: Rogue Nation » en 2015. Christopher McQuarrie le dirige ensuite dans « Mission impossible: Fallout » en 2018, avant « Mission impossible: Dead Reckoning » en 2023. L’extrait mentionne enfin « Mission : Impossible - The Final Reckoning » en 2025, où il reprend encore Luther Stickell.
Cette continuité fait de lui, avec Tom Cruise, l’un des deux seuls acteurs présents dans les huit films de la franchise à cette date. Le rôle ne relève pas d’un simple retour d’un épisode à l’autre : il installe une fidélité de plateau qui traverse plusieurs réalisateurs et plusieurs formes de récit, du film d’infiltration au thriller d’action.
Voix, séries et détours de genre
L’animation lui offre une autre circulation. En 2002, il prête sa voix à Cobra Bubbles dans « Lilo et Stitch », puis reprend le même personnage dans « Lilo & Stitch: la série » en 2003. La voix le conduit encore vers « Wendell et Wild » en 2022, où il incarne Buffalo Belzer, puis vers « Le Robot sauvage » en 2024, dans le rôle de Thunderbolt.
La télévision occupe aussi une place nette avec « Kojak » en 2005, où il tient le rôle principal d’une série bâtie sur le modèle des années 1970. Le même registre de visibilité s’étend hors du cinéma avec « Call of Duty: WWII » en 2017, jeu vidéo dans lequel il prête ses traits à Jefferson Potts dans la campagne du mode zombies. L’extrait mentionne encore des apparitions liées à des productions plus modestes ou moins détaillées dans les crédits, sans les développer davantage.
Il travaille sous la direction de cinéastes variés, parmi lesquels Brian De Palma, Quentin Tarantino, Steven Soderbergh et Martin Scorsese. Cette liste dit une circulation constante entre films de studio, télévision et animation, sans que ses rôles cessent d’être structurés par des personnages d’autorité ou de confrontation.
Crédits principaux
- 1984 — « Go Tell It On The Mountain » de Stan Lathan : Gabriel, jeune
- 1986 — « Native Son » : Jack
- 1988 — « Patty Hearst » de Paul Schrader : Cinque
- 1989 — « Outrages » de Brian De Palma : le lieutenant Reilly
- 1990 — « Le Chemin de la liberté » : Herbet Cotter
- 1990 — « L’Échelle de Jacob » : George
- 1991 — « Le Vol de l’Intruder » : CPO Frank McRae
- 1991 — « Homicide » : Randolph
- 1991 — « Le Sous-sol de la peur » : Leroy
- 1992 — « Arrête ou ma mère va tirer ! » : M. Stereo
- 1992 — « Universal Soldier » : Soldat Uni-Sol
- 1993 — « Le Saint de Manhattan » : Little Leroy
- 1993 — « Les Princes de la ville » : Ivan
- 1993 — « Président d’un jour » : Duane Stevenson
- 1994 — « Pulp Fiction » : Marsellus Wallace
- 1997 — « Les Ailes de l’enfer » : Nathan « Diamond Dog » Jones
- 1997 — « Don King: Only in America » : Don King
- 2002 — « Lilo et Stitch » : Cobra Bubbles, voix
- 2003 — « Lilo & Stitch: la série » : Cobra Bubbles, voix
- 2005 — « Kojak » : rôle principal
- 2011 — « Mission impossible: Protocole Fantôme » : Luther Stickell
- 2015 — « Mission impossible: Rogue Nation » : Luther Stickell
- 2017 — « Les Gardiens de la Galaxie Vol. 2 » : Charlie-27
- 2018 — « Mission impossible: Fallout » : Luther Stickell
- 2022 — « Wendell et Wild » : Buffalo Belzer, voix
- 2023 — « Mission impossible: Dead Reckoning » : Luther Stickell
- 2024 — « Le Robot sauvage » : Thunderbolt, voix
- 2025 — « Mission : Impossible - The Final Reckoning » : Luther Stickell
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