“Un monde virtuel. Des crimes réels.”
Clones est réalisé par Jonathan Mostow, cinéaste également connu pour Breakdown et Terminator 3: Rise of the Machines, sur un scénario de Michael Ferris et John Brancato, déjà associés à ce dernier (Source : Wikipédia, 2009). Le film est produit par Touchstone Pictures, Mandeville Films et Road Rebel, dans le cadre d’une production américaine de studio, avec un budget estimé à environ 80 millions de dollars (Source : Wikipédia, 2009). L’œuvre est directement inspirée du comic book The Surrogates, publié entre 2005 et 2006, qui proposait déjà un univers où des avatars robotisés permettent aux individus de vivre par procuration (Source : Wikipédia, 2009). La production s’inscrit dans un moment où Hollywood exploite intensivement les adaptations de bandes dessinées et de romans graphiques, notamment dans le registre de la science-fiction et de l’anticipation (Source : Wikipédia, 2009). Le tournage se déroule principalement dans le Massachusetts, notamment à Lawrence, qui sert de décor à certaines zones urbaines du film, tandis que les effets visuels viennent soutenir la représentation de corps artificiels lisses et standardisés (Source : IMDb, 2009).
La durée du film est de 85 minutes, ce qui le situe dans un format relativement resserré pour un récit de science-fiction à forte composante conceptuelle (Source : Wikipédia, 2009). Sa sortie américaine a lieu le 25 septembre 2009, tandis que la sortie française intervient le 28 octobre 2009 sous le titre Clones, en distribution cinéma (Source : IMDb, 2009 ; Wikipédia, 2009). L’exploitation internationale suit le circuit classique de distribution des productions Touchstone, avec des sorties échelonnées sur plusieurs territoires au cours de l’automne 2009 (Source : IMDb, 2009). Le film est classé dans les genres science-fiction, action et thriller, croisant ainsi enquête policière, scènes d’affrontement et spéculation technologique (Source : Wikipédia, 2009). Cette combinaison générique influe sur la structure du récit, qui alterne scènes d’exposition sur le fonctionnement des surrogates et séquences d’action destinées à faire progresser l’enquête (Source : Wikipédia, 2009 ; Rotten Tomatoes, 2024).
Intrigue, univers et thématiques
L’action de Clones se situe dans un futur proche où la société a massivement adopté des « surrogates », des androïdes contrôlés à distance qui incarnent une version idéalisée de leurs propriétaires, permettant à ces derniers de rester confinés, tout en menant une existence sociale et professionnelle à travers ces corps de substitution (Source : Wikipédia, 2009 ; Rotten Tomatoes, 2024). Dans ce contexte, la criminalité et les risques physiques semblent avoir diminué, les accidents ou agressions visant les clones n’ayant pas de conséquences directes sur les opérateurs, ce qui justifie la promotion de cette technologie comme solution de sécurité et de confort (Source : Wikipédia, 2009). Le point de départ narratif repose sur le meurtre d’un étudiant, dont la mort remet en cause cette apparente invulnérabilité, l’attaque ayant endommagé non seulement le surrogate mais également tué son utilisateur (Source : Wikipédia, 2009 ; SensCritique, 2025). Les agents du FBI sont chargés d’élucider cette affaire, qui révèle progressivement un complot impliquant la société à l’origine des clones et des groupes opposés à cette technologie (Source : Wikipédia, 2009).
Le film aborde plusieurs thématiques liées à la délégation du corps, à la distance entre soi et son image, ainsi qu’aux inégalités sociales et aux fractures territoriales que cette innovation accentue (Source : Wikipédia, 2009 ; SensCritique, 2025). Des zones dites « réserves humaines » rassemblent ainsi des communautés refusant les clones et vivant sans surrogates, en marge d’un monde dominé par les corps artificiels et les standards esthétiques imposés par l’industrie (Source : Wikipédia, 2009). De manière parallèle, l’intrigue interroge le rôle des entreprises technologiques dans la structuration du quotidien et la marchandisation des identités, à travers la place centrale de la société VSI, détentrice de la technologie des surrogates (Source : Wikipédia, 2009). Le personnage du créateur de cette technologie incarne une figure ambivalente, partagée entre une ambition initialement présentée comme tournée vers l’autonomisation des personnes handicapées et les dérives commerciales de l’industrialisation à grande échelle (Source : Wikipédia, 2009). La mécanique du récit se construit ainsi sur la confrontation entre le discours de progrès et ses conséquences sociales, à mesure que les enjeux de contrôle, d’armement et de surveillance se précisent (Source : Rotten Tomatoes, 2024 ; Wikipédia, 2009).
Distribution artistique et personnages
Le rôle principal de l’agent Tom Greer est interprété par Bruce Willis, qui incarne un enquêteur du FBI confronté à la défaillance d’un système dont il est lui-même utilisateur, son surrogate étant le vecteur principal de ses interactions au début du film (Source : Wikipédia, 2009 ; IMDb, 2009). Radha Mitchell joue son équipière, l’agent Jennifer Peters, également membre du FBI, qui participe à l’enquête et aux différentes opérations sur le terrain (Source : Wikipédia, 2009). Rosamund Pike interprète la femme de Greer, qui refuse progressivement de renoncer à son clone afin de préserver une image d’elle-même conforme aux standards imposés par les surrogates, ce qui crée une distance émotionnelle et physique au sein du couple (Source : Wikipédia, 2009). James Cromwell prête ses traits au docteur Lionel Canter, l’inventeur de la technologie à l’origine des clones, personnage central dans la compréhension des enjeux éthiques et politiques de cette innovation (Source : Wikipédia, 2009). Ving Rhames incarne quant à lui un leader charismatique d’un mouvement de résistance aux surrogates, figure emblématique des communautés vivant sans clones (Source : Wikipédia, 2009).
La distribution est complétée par Boris Kodjoe, qui interprète un supérieur hiérarchique de Greer au FBI, ainsi que par plusieurs seconds rôles chargés de peupler les différents milieux sociaux traversés par l’enquête, des quartiers populaires aux sièges des grandes entreprises (Source : Wikipédia, 2009 ; IMDb, 2009). Le dispositif de mise en scène joue sur la dualité entre les corps artificiels, lissés par le maquillage, les effets numériques et la direction artistique, et les corps « réels » des personnages, marqués par l’âge, la fatigue ou la vulnérabilité physique (Source : Wikipédia, 2009). Cette opposition visuelle sert à distinguer les scènes où les personnages évoluent à travers leurs surrogates et celles où ils doivent se confronter au monde sans intermédiation robotique (Source : Wikipédia, 2009). Le jeu de Bruce Willis se déploie ainsi dans un registre contrasté, entre la rigidité du clone et l’exposition du corps réel du personnage lors de ses sorties forcées sur le terrain (Source : Wikipédia, 2009). Dans cette perspective, le casting contribue à installer une galerie de personnages qui incarnent diverses attitudes face à l’usage de cette technologie : adhésion, dépendance, résistance ou ambivalence (Source : Wikipédia, 2009 ; SensCritique, 2025).
Contexte de production, sortie et box-office
Clones est produit à une période où les studios américains investissent dans des films de science-fiction à budget moyen ou élevé, cherchant à combiner des concepts technologiques forts avec des récits accessibles au grand public (Source : Wikipédia, 2009). Le film se positionne dans une lignée d’œuvres questionnant l’extension de la technologie dans le quotidien, à une époque marquée par la généralisation d’Internet haut débit, l’essor des réseaux sociaux et le développement des mondes virtuels (Source : Wikipédia, 2009). Sur le plan industriel, Touchstone Pictures, label de Disney orienté vers des productions plus adultes que celles du studio principal, assure la distribution, en s’appuyant sur un casting porté par Bruce Willis pour attirer un public friand de thrillers d’anticipation (Source : Wikipédia, 2009). Lors de sa sortie, le film n’est pas projeté en avant-première presse dans certains territoires, ce qui conditionne la temporalité de la réception critique (Source : Movies Fandom, 2026). Au box-office mondial, Clones engrange un peu plus de 122 millions de dollars de recettes, pour un budget estimé autour de 80 millions de dollars, ce qui en fait une performance jugée décevante au regard des attentes d’un grand studio (Source : Wikipédia, 2009).
Sur le marché nord-américain, le film réalise l’essentiel de ses entrées dans les premières semaines d’exploitation, avant de connaître un recul rapide en salles face à la concurrence d’autres sorties automnales (Source : Wikipédia, 2009). L’exploitation internationale, notamment en Europe et en France, contribue de manière significative au total mondial, mais ne modifie pas la perception d’un résultat en demi-teinte pour une production de cette ampleur (Source : Wikipédia, 2009 ; IMDb, 2009). La carrière du film se prolonge ensuite en vidéo et à la télévision, où il intègre les catalogues de science-fiction et de films d’action contemporains (Source : Wikipédia, 2009). Le contexte de sortie, entre autres marqué par la concurrence d’autres franchises et adaptations de comics, limite sa visibilité à long terme dans le paysage hollywoodien de la fin des années 2000 (Source : Wikipédia, 2009). Néanmoins, son univers reste régulièrement cité dans les discussions autour des représentations cinématographiques de l’avatarisation et des doubles technologiques avant la généralisation des casques de réalité virtuelle et d’autres dispositifs immersifs (Source : SensCritique, 2025 ; Wikipédia, 2009).
Accueil critique et postérité
À sa sortie, Clones reçoit un accueil critique mitigé, voire défavorable, de la part d’une partie de la presse spécialisée et généraliste (Source : Rotten Tomatoes, 2024). Sur l’agrégateur Rotten Tomatoes, le film affiche un taux d’approbation de 37% sur la base de 115 critiques recensées en juin 2020, avec une note moyenne de 5,33/10, et un consensus qui souligne un usage jugé insuffisant de son potentiel conceptuel au profit d’une approche plus axée sur l’action (Source : Rotten Tomatoes, 2024). Plusieurs critiques pointent un décalage entre la richesse des enjeux soulevés par le postulat de départ – identité, virtualisation, sécurité – et la manière dont le récit privilégie la mécanique du thriller (Source : USA Today, 2009, cité par Movies Fandom, 2026). Claudia Puig, pour USA Today, décrit le film comme un « poor substitute » de thriller de science-fiction, estimant que son ton penche davantage vers l’intrigue politique que vers la satire sociale, sans pleinement exploiter l’une ou l’autre dimension (Source : USA Today, 2009, cité par Movies Fandom, 2026). D’autres commentateurs soulignent néanmoins la pertinence de certains aspects visuels et la façon dont le dispositif des surrogates renvoie à des préoccupations contemporaines sur l’image de soi et la médiation technologique (Source : Movies Fandom, 2026 ; SensCritique, 2025).
Du côté du public, les évaluations se situent dans une moyenne intermédiaire, avec une note d’environ 6,3/10 sur IMDb et 5,3/10 sur la plateforme française SensCritique, ce qui traduit une réception partagée (Source : IMDb, 2009 ; SensCritique, 2025). Le film ne reçoit pas de récompenses majeures dans les grands festivals ou cérémonies de prix, et ne s’impose pas comme un jalon central du cinéma de science-fiction des années 2000 (Source : IMDb, 2009 ; Wikipédia, 2009). Cependant, sa proximité thématique avec des débats ultérieurs sur les identités numériques, les avatars et la vie médiée par les écrans lui confère une certaine valeur de référence dans les analyses rétrospectives portant sur les imaginaires technologiques du tournant des années 2010 (Source : SensCritique, 2025 ; Movies Fandom, 2026). En parallèle, le fait qu’il soit issu d’un comic book contribue à l’inscrire dans l’histoire des adaptations de bandes dessinées explorant d’autres registres que les super-héros traditionnels (Source : Wikipédia, 2009). Clones demeure ainsi un exemple de film d’anticipation qui, sans occuper une place centrale dans la filmographie de ses auteurs ou interprètes, reflète les interrogations d’une époque sur la substitution du corps et la médiation technologique des relations sociales (Source : Wikipédia, 2009 ; Rotten Tomatoes, 2024).
- Réalisateur : Jonathan Mostow (Source : Wikipédia, 2009)
- Scénaristes : Michael Ferris, John Brancato, d’après le comic The Surrogates de Robert Venditti et Brett Weldele (Source : Wikipédia, 2009)
- Acteurs principaux : Bruce Willis, Radha Mitchell, Rosamund Pike, Ving Rhames, James Cromwell (Source : Wikipédia, 2009 ; IMDb, 2009)
- Production : Touchstone Pictures, Mandeville Films, Road Rebel (Source : Wikipédia, 2009)
- Durée : 85 minutes (Source : Wikipédia, 2009)
- Sortie États-Unis : 25 septembre 2009 (Source : Wikipédia, 2009)
- Sortie France : 28 octobre 2009 (Source : IMDb, 2009)
- Box-office mondial : plus de 122 millions de dollars (Source : Wikipédia, 2009)
Critique sur Clones
Où regarder en streaming Clones
Clones est disponible en streaming par abonnement sur Disney Plus et Molotov TV, à la location sur Apple TV Store, Google Play Movies, YouTube et Orange VOD et à l'achat sur Amazon Video, Apple TV Store, Google Play Movies, YouTube et Orange VOD. Consultez chaque plateforme pour connaître les offres et tarifs actuellement proposés.
Casting et distribution
Parmi les rôles crédités de Clones figurent Tom Greer, interprété par Bruce Willis, Jennifer Peters, interprété par Radha Mitchell et Maggie Greer, interprété par Rosamund Pike. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.

























