Nrmagazine
Roland Topor - Photo
Connu pour
Scénario
Sexe
Homme
Crédits connus
60
Né
07/01/1938
Lieu de naissance
Paris, France
Décédé
16/04/1997 (59 ans)

Roland Topor: biographie, films et séries, crédits

Repères de carrière

La carrière de Roland Topor en bref*

D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.

38

œuvres recensées

35 films · 3 séries

Première année recensée
1964
Dernière année recensée
1997

Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.

Biographie

Né le 7 janvier 1938 à Paris, Roland Topor s’impose progressivement comme une figure singulière de la création française du second XXe siècle, à la croisée des arts graphiques, de la littérature et du spectacle. (Source : Wikipédia, consulté 2026) Dès le début des années 1960, il se fait connaître par ses dessins publiés dans la presse satirique et plus particulièrement au sein du magazine Hara-Kiri, où il contribue de 1961 à 1965 aux côtés d’autres dessinateurs et auteurs. (Source : Lambiek, 2026) Cette activité de dessinateur de presse lui offre une visibilité durable dans le paysage culturel français et l’inscrit dans une tradition d’humour noir et de détournement des codes visuels. (Source : Lambiek, 2026) Parallèlement, il développe une œuvre d’illustrateur et de peintre qui circule dans des expositions et des publications variées, consolidant son profil d’artiste polyvalent. (Source : Cnap, 2023) Il meurt en 1997, laissant une œuvre qui irrigue plusieurs domaines, du cinéma d’animation au théâtre en passant par la littérature et la télévision. (Source : IMDb Biographie, 1997)

Émergence dans la presse satirique et le mouvement Panique

Au début des années 1960, Roland Topor s’impose d’abord dans le champ de la presse satirique, notamment avec ses collaborations régulières à Hara-Kiri, revue emblématique d’un humour provocateur et d’une approche irrévérencieuse de l’actualité. (Source : Lambiek, 2026) Cette visibilité s’inscrit dans un contexte où la satire graphique occupe une place importante dans le débat public et attire un lectorat à la fois politique et culturel. (Source : Lambiek, 2026) En 1962, il cofonde avec Alejandro Jodorowsky et Fernando Arrabal le Mouvement Panique, collectif théâtral et artistique qui revendique une filiation libre avec le surréalisme, tout en privilégiant des performances absurdes et déroutantes. (Source : IMDb Biographie, 1997) Le groupe se consacre à des actions scéniques mêlant théâtre, happenings et interventions visuelles, cherchant à déstabiliser les conventions du spectacle et à refuser la normalisation des avant-gardes. (Source : Wikipédia, consulté 2026) Cette inscription dans un mouvement collectif contribue à ancrer Topor dans un réseau de collaborations transdisciplinaires qui marqueront la suite de sa carrière. (Source : Lambiek, 2026)

Œuvre littéraire et adaptations au cinéma

Roland Topor développe très tôt une activité d’écrivain qui s’articule avec son travail graphique, en publiant des récits où l’humour noir et la déformation du réel occupent une place centrale. (Source : Wikipédia, consulté 2026) En 1964, il publie le roman « Le Locataire chimérique », qui raconte l’installation d’un homme dans un appartement dont l’atmosphère oppressante accentue sa paranoïa et sa perte de repères. (Source : Lambiek, 2026) Ce texte est adapté au cinéma en 1976 par Roman Polanski sous le titre « The Tenant », confirmant la circulation de son univers entre littérature et image animée. (Source : IMDb Biographie, 1997) En 1969, il signe le roman « Joko fête son anniversaire », que la critique lit comme une fable sur la perte d’identité et une satire de la conformité sociale, et qui obtient le Prix des Deux-Magots en 1970. (Source : Lambiek, 2026) Quelques années plus tard, il prolonge ces thématiques dans « Portrait en pied de Suzanne », publié en 1978, qui reconduit ses motifs de métamorphose et de décalage entre quotidien et imaginaire. (Source : Wikipédia, consulté 2026)

Cinéma d’animation et collaborations avec René Laloux

Le cinéma d’animation constitue un volet essentiel de la trajectoire de Roland Topor, en particulier à travers sa collaboration avec le réalisateur René Laloux. (Source : IMDb, 1997) Dès 1964, il conçoit avec lui « Les Temps morts », puis réalise les dessins du court métrage « Les Escargots » en 1966, dont l’esthétique contribue à installer un ton singulier dans l’animation française. (Source : Wikipédia, consulté 2026) Cette collaboration se prolonge avec le long métrage « La Planète sauvage », sorti en 1973, pour lequel Topor fournit l’univers graphique et participe à l’écriture, le film obtenant le Prix spécial du jury au Festival de Cannes la même année. (Source : Lambiek, 2026) L’œuvre s’impose à la fois comme un film de science-fiction et comme une allégorie politique, et connaît une réception durable, régulièrement citée comme un jalon du cinéma d’animation européen. (Source : Lambiek, 2026) Ce travail avec Laloux illustre la manière dont Topor transpose ses obsessions visuelles et narratives dans un langage cinématographique, tout en dialoguant avec d’autres créateurs issus de la bande dessinée et de l’illustration. (Source : IMDb, 1997)

Travail d’acteur au cinéma

Parallèlement à ses activités d’auteur et de dessinateur, Roland Topor apparaît ponctuellement comme acteur au cinéma, souvent dans des productions marquantes de la fin des années 1970. (Source : IMDb, 1997) En 1975, il interprète un inspecteur, Labelote, dans « Le Boucher, la star et l’orpheline », où sa présence contribue à donner un relief particulier à un rôle secondaire. (Source : AlloCiné Filmographie, consulté 2026) La même année, il joue un homme ivre dans « La Fille du garde-barrière », prolongeant une série de participations à des films où il incarne des personnages excentriques ou marginaux. (Source : AlloCiné Filmographie, consulté 2026) En 1979, il tient son rôle le plus commenté à l’écran en incarnant Renfield dans « Nosferatu, fantôme de la nuit » de Werner Herzog, nouvelle version du mythe vampirique tournée avec Klaus Kinski dans le rôle principal. (Source : IMDb, 1997) Cette interprétation contribue à faire de lui une figure identifiable auprès d’un public cinéphile, tout en demeurant complémentaire de son activité d’auteur et d’artiste visuel. (Source : Lambiek, 2026)

Scénariste et auteur pour le cinéma

Roland Topor intervient également comme scénariste ou auteur d’œuvres adaptées à l’écran, ce qui prolonge logiquement son travail de romancier et d’illustrateur. (Source : AlloCiné Filmographie, consulté 2026) Il est crédité pour le scénario de « La Planète sauvage », dont l’univers visuel et narratif porte nettement la marque de son imaginaire et de son goût pour les situations allégoriques. (Source : AlloCiné Filmographie, consulté 2026) En 1972, il participe à l’écriture des « Malheurs d’Alfred », comédie réalisée par Pierre Richard, où son intervention s’inscrit dans un registre plus ouvertement burlesque. (Source : AlloCiné Filmographie, consulté 2026) Il signe également le scénario de « La Fille du garde-barrière » en 1975, confirmant sa présence dans le paysage de la comédie française des années 1970. (Source : AlloCiné Filmographie, consulté 2026) Plus largement, plusieurs de ses textes littéraires servent de base à des adaptations, comme « Le Locataire » de Roman Polanski, qui renforce son ancrage dans le cinéma d’auteur européen. (Source : IMDb Biographie, 1997)

Télévision, humour et programmes pour la jeunesse

À la télévision, Roland Topor s’illustre comme auteur et scénariste, en particulier dans le registre de l’humour et du détournement des formats télévisuels. (Source : Lambiek, 2026) Au début des années 1980, il écrit pour l’émission « Merci Bernard » diffusée sur France 3, dirigée par Jean-Michel Ribes, qui mélange sketches, pastiches et interventions d’auteurs issus de la presse satirique. (Source : Lambiek, 2026) Il travaille ensuite sur la série « Palace », diffusée à la fin des années 1980, où il participe à l’écriture d’épisodes qui prolongent ce goût pour le non-sens et la parodie des codes médiatiques. (Source : IMDb, 1997) En 1982, il crée avec le réalisateur Henri Xhonneux la série « Téléchat », pastiche de journal télévisé présenté par des marionnettes, un chat et une autruche, qui s’adresse à un public jeune tout en multipliant les clins d’œil au monde de la publicité et de l’information. (Source : IMDb, 1997) Le programme reçoit un prix au Festival de Cannes en 1984, dans la catégorie « Meilleure émission de langue française pour enfants et adolescents », attestant sa reconnaissance dans le champ de la création télévisuelle pour la jeunesse. (Source : Lambiek, 2026)

Reconnaissance, expositions et postérité

La reconnaissance professionnelle de Roland Topor se manifeste par plusieurs distinctions et par une présence continue dans les institutions culturelles. (Source : Lambiek, 2026) Dès 1961, il reçoit le Grand Prix de l’Humour noir, qui souligne l’importance de son travail dans le champ de la satire et de la création littéraire. (Source : Lambiek, 2026) Son roman « Joko fête son anniversaire » obtient le Prix des Deux-Magots en 1970, confirmant l’intérêt des milieux littéraires pour son œuvre. (Source : Lambiek, 2026) En 1973, « La Planète sauvage » est distingué par un Prix spécial du jury au Festival de Cannes, tandis qu’en 1974 il reçoit le Prix Saint-Michel, ce qui marque sa place dans l’histoire du cinéma d’animation. (Source : Lambiek, 2026) Par la suite, de nombreuses expositions, en France et à l’étranger, présentent ses dessins, ses gravures et ses travaux graphiques, comme en témoignent des accrochages rétrospectifs qui mettent en avant la diversité des supports et des techniques qu’il a explorés. (Source : Cnap, 2023)

Engagements artistiques transversaux

Tout au long de sa carrière, Roland Topor se caractérise par une circulation constante entre les disciplines, qui le conduit à investir le théâtre, la littérature, le cinéma, la télévision et les arts visuels. (Source : Wikipédia, consulté 2026) Son engagement dans le Mouvement Panique, ses collaborations avec des cinéastes comme René Laloux, Roman Polanski ou Werner Herzog, ainsi que ses travaux pour la télévision avec Jean-Michel Ribes et Henri Xhonneux, illustrent une pratique fondée sur le dialogue entre les médiums. (Source : IMDb, 1997) Ses œuvres sont régulièrement mises en avant dans des expositions thématiques consacrées à l’illustration, à la bande dessinée ou à l’humour noir, où ses dessins sont présentés aux côtés de ceux d’autres auteurs de la même génération. (Source : Cnap, 2023) Les rééditions de ses livres, la diffusion continue de « La Planète sauvage » et la reprise de « Téléchat » dans la mémoire télévisuelle entretiennent la présence de son œuvre auprès de publics renouvelés. (Source : Lambiek, 2026) Cette postérité témoigne de la place occupée par Roland Topor dans le paysage culturel européen, à l’intersection de la création graphique, du cinéma et des arts du spectacle. (Source : Wikipédia, consulté 2026)

Films et séries écrits par Roland Topor

Découvrez les scénarios et œuvres auxquels cette personnalité a contribué.

La Planète sauvage (1973) - Affiche
7.6 / 10
La Planète sauvage
screenplay
Le Locataire (1976) - Affiche
7.6 / 10
Le Locataire
novel
Les Malheurs d'Alfred (1972) - Affiche
5.9 / 10
Les Malheurs d'Alfred
writer
Les escargots (1966) - Affiche
6.9 / 10
Les escargots
screenplay
Marquis (1989) - Affiche
6.5 / 10
Marquis
writer
Les temps morts (1964) - Affiche
7.1 / 10
Les temps morts
writer

Galerie photos de Roland Topor

2 photos affichées.

Filmographie détaillée

Ouvrez une catégorie pour consulter les films, séries, rôles et épisodes crédités. Les listes longues se chargent progressivement.

Joko (2024) - Affiche
theatre play
2024
Portrait en pied de Suzanne (2019) - Affiche
2019
Batailles (2008) - Affiche
theatre play
2008
De l'autre côté (1989) - Affiche
writer
1989
Marquis (1989) - Affiche
writer
1989
De l'autre côté (1989) - Affiche
Inconnu
•
S01E39
•
writer
- Les escargots (1989)
•
S01E38
•
writer
•
S01E37
•
writer
•
S01E36
•
writer
•
S01E35
•
writer
1989
Palace (1988) - Affiche
writer
1988
Palace (1988) - Affiche
Inconnu
•
S01E06
•
writer
•
S01E05
•
writer
•
S01E04
•
writer
•
S01E03
•
writer
•
S01E02
•
writer
1988
Téléchat (1983) - Affiche
writer
1983
Téléchat (1983) - Affiche
characters
1983
Téléchat (1983) - Affiche
Inconnu
•
S03E78
•
writer
•
S03E77
•
writer
- Épisode 76 (1986)
•
S03E76
•
writer
- Épisode 75 (1986)
•
S03E75
•
writer
- Épisode 74 (1986)
•
S03E74
•
writer
1983

Nulle part ailleurs (1987) - Affiche
Inconnu
- Roland Topor (1989)
•
S02E170
•
Lui-même
1987
L'araignée de satin (1986) - Affiche
1986
Celles qu'on n'a pas eues (1981) - Affiche
The murderous fencer
1981
Ratataplan (1979) - Affiche
The Boss
1979
Ciné regards (1978) - Affiche
Inconnu
•
S01E51
•
Lui-même
1978
Apostrophes (1975) - Affiche
Inconnu
•
S08E26
•
Lui-même
- De l'humour (1978)
•
S04E13
•
Lui-même
1975

Marquis (1989) - Affiche
art direction
1989
Les escargots (1966) - Affiche
draughtsman
1966
Les temps morts (1964) - Affiche
draughtsman
1964

Téléchat (1983) - Affiche
creator
1983

Les vendredis d'Apostrophes (2015) - Affiche
Lui-même (images d’archives)
2015
Laloux sauvage (2010) - Affiche
2010
Topor Et Moi (2004) - Affiche
Lui-même (voix)
2004
Nulle part ailleurs (1987) - Affiche
Lui-même
1987
Ciné regards (1978) - Affiche
Lui-même
1978
Apostrophes (1975) - Affiche
Lui-même
1975
Lui-même
1972
Cartoon circus (1972) - Affiche
1972
He! Viva Dada (1965) - Affiche
Lui-même
1965

Personnalités en relation

Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.

Philippe Noiret - Photo
Philippe Noiret
1930–2006
Jeanne Moreau - Photo
Jeanne Moreau
1928–2017
Michel Piccoli - Photo
Michel Piccoli
1925–2020
Serge Gainsbourg - Photo
Serge Gainsbourg
1928–1991
Françoise Sagan - Photo
Françoise Sagan
1935–2004