Sur la planète Ygam, les Draags, humanoïdes géants voués à la méditation, traitent les Oms, petits humanoïdes originaires de Terra, comme des animaux domestiques. Un jeune Om élevé par une enfant Draag acquiert des connaissances interdites et fuit pour rejoindre une communauté sauvage. Ce récit d'émancipation mène à une confrontation entre les deux espèces, explorant les thèmes de la domination et de la révolte.
Synopsis détaillé
La Planète sauvage dépeint un univers où les Draags, créatures imposantes de 50 à 80 mètres, dominent la planète Ygam par leur savoir avancé. Les Oms, rescapés de Terra dévastée, servent de jouets aux enfants Draags ou pullulent comme nuisibles dans les parcs. Terr, orphelin recueilli par Tiwa, fille du maître Sinh, grandit attaché par un collier magnétique (Source : Wikipédia, 2023).
Grâce à un serre-tête éducatif emprunté, Terr assimile l'écriture et les savoirs Draags. Il s'échappe, rejoint une tribu d'Oms dans un parc abandonné et partage ces connaissances. La "désomisation" du parc provoque un bain de sang ; les Oms ripostent et tuent un Draag, avant de viser un dépôt de fusées (Source : IMDb, 2023).
Quinze ans plus tard, les Oms, désormais évolués, colonisent la Planète sauvage en orbite autour d'Ygam, menaçant la méditation Draag. Une paix s'instaure, scellant une coexistence harmonieuse entre les civilisations. Le film, d'une durée de 72 minutes, s'achève sur cette réconciliation sans révéler tous les ressorts narratifs.
Équipe artistique et technique
René Laloux réalise ce long métrage d'animation, son premier en tant que metteur en scène principal après des courts métrages. Le scénario, adapté librement du roman Oms en série de Stefan Wul (1957), est co-écrit par Laloux et Roland Topor. La musique, signée Alain Goraguer, accompagne les 1073 plans produits en trois ans et demi (Source : Wikipédia, 2023).
Les dessins originaux proviennent de Topor, dont les traits pastel en teintes inhabituelles définissent l'esthétique. L'animation en papier découpé est exécutée aux studios Jiří Trnka de Prague par 25 artisans. Photographie par Boris Baromykin et Lubomir Rejthar ; production par Les Films Armorial, ORTF et Československý Filmexport (Source : IMDb, 2023).
- Producteurs : Simon Damiani, André Valio-Cavaglione, Anatole Dauman.
- Distributeur en France : Argos Films.
- Format : Couleur, 1,66:1, mono.
Co-production franco-tchécoslovaque, le film sort en 1973, avec une restauration en 2016 soutenue par le CNC.
Distribution vocale
Les voix françaises dominent cette œuvre, avec Jean Topart en maître Sinh, figure autoritaire des Draags. Jean Valmont prête sa voix à Terr adulte et assure la narration. Éric Baugin incarne le jeune Terr, tandis que Jennifer Drake (ou Sylvie Lenoir selon les sources) donne vie à Tiwa (Source : IMDb, 2023).
- Yves Barsacq : un Om.
- Hubert de Lapparent : voix additionnelles.
- Gérard Hernandez : un maître Draag.
- Autres : Philippe Ogouz, Denis Boileau, Julien Thomast, Jacques Ruisseau, Michèle Chahan, etc.
Une version anglaise compte Barry Bostwick comme narrateur. Ces performances vocales soutiennent l'univers onirique, où les dialogues minimalistes laissent place aux images surréalistes de Topor.
Production et genèse
Le projet naît de l'adaptation du roman de Stefan Wul, où les Oms fuient vers un continent par bateaux, contrairement aux fusées du film. Laloux et Topor introduisent la méditation Draag, absente du livre, comme pivot du dénouement. Les studios praguois, spécialisés dans l'animation artisanale, accueillent la production pour contourner les contraintes françaises des années 1970 (Source : Wikipédia, 2023).
Le cut-out animation, technique économique, permet une fluidité psychédélique rare à l'époque. Alain Goraguer compose une bande-son jazz expérimentale, renforçant l'atmosphère alien. Sorti dans un contexte post-68, le film reflète les débats sur l'écologie et l'anti-autoritarisme sans verser dans la didactique.
Les divergences avec le roman soulignent une transposition poétique : destruction des réceptacles mentaux Draags au lieu d'une guerre ouverte. Ce choix accentue la dimension philosophique sur intelligence et pouvoir.
Festival et distinctions
Présenté à Cannes 1973, La Planète sauvage remporte le Prix spécial du jury, René Laloux étant nommé pour la Palme d'or. En 1975, nomination au Nebula Award pour la meilleure présentation dramatique (Science Fiction and Fantasy Writers of America). Prix Saint-Michel à Bruxelles en 1974 (Source : IMDb Awards, 2023).
- Prix du jury international, Festival de Trieste.
- Grand Prix du film d'animation avec médaille d'or, Festival d'Atlanta.
- Couronné au Festival de Téhéran.
Ces reconnaissance internationales marquent un tournant pour l'animation adulte française, loin des gags enfantins.
Accueil critique et postérité
Le film récolte 7,6/10 sur IMDb (41 000 votes) et un Metascore de 73. The New York Times loue une science-fiction captivante en animation franco-tchécoslovaque (1973). Chicago Tribune note en 2016 son esthétique unique, entre funk et surréalisme (Source : IMDb Reviews, 2023).
Slant Magazine évoque un mélange d'histoire simple et thèmes profonds, relicat des années 1970. Considéré aujourd'hui comme un classique, il influence par son allégorie politique sur esclavage et écologie. Cité par la Cité de la BD comme pionnier de l'animation adulte.
Sa restauration 2016 ravive l'intérêt ; Rotten Tomatoes confirme un accueil positif global. Le film interroge civilisation et barbarie, croisant Swift et Spartacus selon Olivier Père (Capricci, 2016).
Critique sur La Planète sauvage
Où regarder en streaming La Planète sauvage
La Planète sauvage est disponible en streaming par abonnement sur Molotov TV, Shadowz, Shadowz Amazon Channel, MUBI et MUBI Amazon Channel, à la location sur LaCinetek, ARTE VOD et Sooner et à l'achat sur LaCinetek, ARTE VOD et Sooner. Consultez chaque plateforme pour connaître les offres et tarifs actuellement proposés.
Casting et distribution
Parmi les rôles crédités de La Planète sauvage figurent Master Taj (voice), interprété par Gérard Hernandez, Adult Terr / Narrator (voice), interprété par Jean Valmont et Tiwa (voice), interprété par Jennifer Drake. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.






















