Carleton Young: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Carleton Young en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
176
œuvres recensées
162 films · 14 séries
- Première année recensée
- 1936
- Dernière année recensée
- 1973
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1959, « La Mort aux trousses » place Carleton Young dans un rôle non crédité de Fanning Nelson. L’année suivante, « Spartacus » lui donne un autre emploi bref à l’écran, celui de Herald, tandis que l’ombre de sa voix et de sa diction continue de circuler dans des productions très différentes. Né à New York le 21 octobre 1905, mort à Los Angeles le 7 novembre 1994, il traverse plusieurs décennies de cinéma et de télévision américaine sans jamais quitter les seconds rôles ni les personnages d’autorité.
Des débuts au cinéma de genre
En 1935, « L’Île des rayons de la mort » l’emploie comme docteur dans un chapitre du serial The Fighting Marines. L’année suivante, « Touchez pas à la chnouf » le place dans le rôle de Jack Perry, puis « A Man Betrayed » lui confie Henchman Smokey. Ces premiers crédits l’installent dans un répertoire de figures fonctionnelles, au contact des séries d’aventure, des policiers et des westerns.
En 1937, « Dick Tracy » lui attribue le rôle de Gordon Tracy, et « Join the Marines » le voit en Corporal. La même année, « Git Along, Little Dogies » lui donne Holdup man, tandis que « Dangerous Holiday » le transforme en Henchman Tango. Les productions s’enchaînent vite, avec des emplois qui relèvent du soldat, du journaliste, du complice ou du témoin, dans des films souvent conçus pour avancer à vive allure.
En 1938, « Cassidy of Bar 20 » lui offre Jeff Caffrey, et « Rawhide » le retrouve en reporter. « Outlaw Express » le place sous les ordres d’un autre schéma narratif en Henchman Ramon, pendant que « Guilty Trails » lui donne Steve Yates. D’un titre à l’autre, Young passe d’un univers à l’autre sans changer de fonction dramatique fondamentale: faire tenir l’action, occuper un relais, maintenir la pression des scènes.
Les années 1939 et 1940
En 1939, « The Lone Ranger Rides Again » le distribue dans les chapitres 1 et 12 sous le nom de Logan. La même année, « Buck Rogers » l’emploie comme Scott, « Trigger Fingers » le fait apparaître en Bert Lee, Gang Leader, et « Zorro et ses légionnaires » lui confie Benito Juarez. La série des tournages montre un acteur appelé à soutenir des récits d’action pure, sans effet d’annonce ni mise en avant inutile.
En 1940, « The Cowboy from Sundown » lui donne Nick Cuttler. Ce crédit, plus tardif dans la liste des rôles vérifiés, confirme sa présence dans les westerns du studio system. Young reste alors associé à des personnages de passage, souvent identifiés par une fonction précise, parfois seulement par leur nom, toujours au service d’un récit collectif.
Par ailleurs, ses premières décennies l’installent dans un espace où le cinéma feuilletonne les combats, les poursuites et les intrigues de convoi. Les titres retenus montrent une circulation continue entre serials, policiers et westerns, avec des réalisateurs comme Joseph Kane, William Witney, John English, George Waggner ou Sam Newfield. Cette répétition de cadres n’a rien d’anecdotique: elle dessine une place régulière dans l’économie des studios, fondée sur la vitesse, la clarté des types et la fréquence des apparitions.
Télévision, feuilletons et rôles d’autorité
En 1951, « The Red Skelton Show » lui donne le rôle du Colonel Hopkins, pendant que « Racket Squad » et « I Led Three Lives » l’inscrivent dans la galaxie des séries dramatiques de la décennie. En 1955, « Navy Log » et « The Millionaire » prolongent cette présence à la télévision, avec Col. Goodwin pour cette dernière. Les grades reviennent souvent, et avec eux un type d’occupation nette: commandement, encadrement, représentation d’une autorité civile ou militaire.
En 1954, « Vingt Mille Lieues sous les mers » lui offre John Howard, dans un film où sa place tient à la lisibilité du personnage. En 1957, « Wagon Train » le retrouve sous les traits du Dr. Colter Craven. Quelques mois plus tard, la télévision continue de l’employer dans des formats de durée courte où sa présence doit aller droit au but. La variété des titres n’efface pas une ligne commune: Young apporte souvent une voix de fonctionnaire, de militaire, de notable ou de professionnel, sans chercher à capter tout l’espace.
À cette époque, il occupe aussi des silhouettes fugitives dans des films à forte signature. « La Mort aux trousses » le fait entrer par une scène brève mais lisible, « Spartacus » lui réserve un passage non crédité, et « La Conquête de l’Ouest » le situe parmi les joueurs de poker avec Cleve. Ces apparitions disent une manière de travailler fondée sur la continuité plus que sur la mise en avant, avec des présences brèves mais reconnissables.
Une mémoire de seconds rôles
En 1962, « L’Homme qui tua Liberty Valance » lui confie Maxwell Scott, un rôle qui prolonge sa fréquentation des figures d’encadrement et des hommes de presse, déjà présentes sous d’autres formes dans ses films des années 1930. Ce crédit arrive tard dans une liste longue, mais il concentre ce que Young sait faire tenir: une fonction nette, un nom immédiatement assignable, une place précise dans l’architecture du récit.
La diversité des titres retenus dessine moins une ascension qu’une stabilité de travail. Young revient vers des émissions comme « The Red Skelton Show », « The Millionaire » ou « Wagon Train », et retrouve aussi des films majeurs du début des années 1960. Le fil conducteur reste la présence régulière d’un acteur capable d’entrer dans un cadre déjà en place, d’en occuper un segment précis et de disparaître sans bruit.
Son nom figure sous plusieurs formes, Carleton Scott Young, Carleton G. Young, Carlton Young ou Gordon Roberts, mais le corpus vérifié ramène toujours vers la même activité, l’interprétation. Né en 1905 à New York, mort en 1994, il laisse l’image d’un acteur très présent dans les marges du cinéma et de la télévision américains, de « The Cowboy from Sundown » à « L’Homme qui tua Liberty Valance ».
Films et séries avec Carleton Young
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