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Paulette Dubost - Photo
Connu pour
Distribution
Sexe
Femme
Crédits connus
150
Né
08/10/1910
Lieu de naissance
Paris, Ile-de-France, France
Décédé
21/09/2011 (100 ans)

Paulette Dubost: biographie, films et séries, crédits

Aussi connu sous le nom de :Paulette Marie Emma Deplanque

Repères de carrière

La carrière de Paulette Dubost en bref*

D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.

141

œuvres recensées

135 films · 6 séries

Première année recensée
1930
Dernière année recensée
2005

Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.

Biographie

Paulette Dubost naît à Paris le 8 octobre 1910 et se forme très tôt aux arts du spectacle en intégrant le corps de ballet de l’Opéra de Paris, où elle apparaît sur scène dès l’enfance (Source : Elle, 2011). Dès les années 1920, elle se produit dans des revues et opérettes, construisant une expérience scénique qui l’inscrit durablement dans le paysage du spectacle populaire français (Source : Les Gens du Cinéma, s.d.). Elle débute au cinéma comme figurante dans “Nana” de Jean Renoir, sorti en 1926, ce premier contact avec le cinéaste annonçant une collaboration appelée à se prolonger (Source : Evene – Le Figaro, 2011). À la charnière des années 1920 et 1930, elle passe progressivement de la figuration à des seconds rôles parlants, à mesure que le cinéma sonore s’impose en France (Source : Cinémathèque française – BIFI, 2011). Cette transition, qui la voit quitter le statut de danseuse pour celui de comédienne à part entière, constitue la base de sa longue carrière à l’écran (Source : Evene – Le Figaro, 2011).

Installation au cinéma et premiers rôles marquants

Au début des années 1930, Paulette Dubost apparaît dans plusieurs productions françaises, notamment “Un chien qui rapporte” de Jean Choux (1932) et “À moi le jour, à toi la nuit” de Ludwig Berger et Claude Heymann (1932), où elle tient de petits rôles qui exploitent son registre de jeune employée ou de collègue de travail (Source : AlloCiné, 2019). Elle se fait remarquer dans “Dans les rues” de Victor Trivas (1933) et “L’Ordonnance” de Victor Tourjansky (1933), confirmant un emploi de personnages populaires et de jeunes femmes de milieu modeste (Source : AlloCiné, 2019). En 1938, elle joue Ginette dans “Hôtel du Nord” de Marcel Carné, l’un des films emblématiques du réalisme poétique, qui la place dans l’univers des quais parisiens et des figures de petite classe urbaine (Source : AlloCiné, 2019). L’année suivante, elle tient le rôle de Bécassine dans le film éponyme de Pierre Caron, adaptation d’un personnage de bande dessinée qui renforce sa familiarité auprès du grand public (Source : AlloCiné, 2019). À la veille de la guerre, sa présence dans ces productions l’installe comme figure reconnue du cinéma français de l’entre-deux-guerres (Source : The Independent, 2011).

Collaboration avec Jean Renoir et rôle emblématique

En 1939, Paulette Dubost accède à un rôle central avec Lisette, la camériste, dans “La Règle du jeu” de Jean Renoir, film qui devient l’un des jalons majeurs de l’histoire du cinéma français (Source : Wikipedia FR, 2006). Son personnage de domestique, au cœur des intrigues sentimentales entre le personnel et les maîtres, occupe une place importante dans l’architecture dramatique du film, initialement prévu comme un rôle secondaire que le tournage développe progressivement (Source : Wikipedia EN, 2010). Cette participation à un long métrage aujourd’hui régulièrement cité dans les classements internationaux et étudié dans les cursus cinématographiques contribue durablement à sa notoriété (Source : The Independent, 2011). Par ailleurs, son interprétation dans “La Règle du jeu” illustre son aptitude à incarner des personnages de soubrette ou de femme de chambre, registre dans lequel elle sera souvent distribuée par la suite (Source : Wikipedia FR, 2006). Le film, longtemps controversé puis réhabilité, devient pour elle un point de référence constant dans les rétrospectives et hommages consacrés à sa carrière (Source : The Independent, 2011).

Carrière d’après-guerre et diversification des rôles

Après la Seconde Guerre mondiale, Paulette Dubost poursuit une activité soutenue, multipliant les seconds rôles dans le cinéma français des années 1940 et 1950 (Source : Wikipedia FR, 2006). Elle apparaît notamment dans “Ploum, ploum, tra-la-la” (Robert Hennion, 1947), “Blanc comme neige” (André Berthomieu, 1948) et “Le Roi Pandore” (André Berthomieu, 1949), où elle interprète des personnages féminins issus de la petite bourgeoisie ou du monde populaire (Source : AlloCiné, 2019). En 1952, elle tient le rôle de la tenancière Mme Fernande dans le segment “La Maison Tellier” du film “Le Plaisir” de Max Ophüls, adaptation de Maupassant qui lui permet de se confronter à un univers visuel et narratif très travaillé (Source : AlloCiné, 2019). Elle retrouve Ophüls en 1955 dans “Lola Montès”, où elle incarne Joséphine, la servante, au sein d’un dispositif spectaculaire en Cinémascope qui marque l’histoire esthétique du cinéma européen (Source : AlloCiné, 2019). Parallèlement, elle prend part à des comédies comme “Le Mouton à cinq pattes” d’Henri Verneuil (1954), confirmant la stabilité de son emploi de second rôle au sein de productions populaires (Source : AlloCiné, 2019).

Travaux avec la nouvelle génération de cinéastes

Dans les années 1950 et 1960, Paulette Dubost tourne avec plusieurs réalisateurs qui renouvellent le cinéma français, tout en restant associée aux rôles de Française moyenne ou de domestique (Source : Wikipedia FR, 2006). Elle joue Johanna dans “Jeunes filles en uniforme” de Géza von Radványi (1958) et incarne la mère Barberin dans “Sans famille” d’André Michel la même année, contribuant à des adaptations marquantes pour le jeune public (Source : AlloCiné, 2019). Elle apparaît aussi dans “Maigret tend un piège” de Jean Delannoy (1958), où son personnage s’inscrit dans un univers policier porté par Jean Gabin (Source : AlloCiné, 2019). Au cours des années 1960, elle tourne notamment dans “La Française et l’amour” (1960), “Les Sept péchés capitaux” (1962), “Germinal” (1963) et “Le Meurtrier” de Claude Autant-Lara (1963), consolidant son image d’actrice de composition dans un registre réaliste (Source : AlloCiné, 2019). Elle travaille également avec Louis Malle sur “Viva Maria !” (1965), confirmant la continuité de sa présence auprès de cinéastes de générations diverses (Source : Cinémathèque française – BIFI, 2011).

Présence à la télévision et au théâtre

Au-delà du cinéma, Paulette Dubost mène une activité régulière au théâtre et à la télévision, participant à la circulation des comédiens entre les différents supports de la production audiovisuelle française (Source : Wikipedia FR, 2006). Dès les années 1950, elle apparaît dans des dramatiques télévisées et, plus tard, dans des séries, prolongeant à l’écran de la télévision l’emploi de personnages populaires qui l’a fait connaître au cinéma (Source : TV-Programme, 2023). Elle continue par ailleurs à jouer sur scène dans des pièces et des spectacles de divertissement, maintenant un lien constant avec le public de théâtre (Source : Les Gens du Cinéma, s.d.). Cette polyvalence entre théâtre, cinéma et télévision contribue à expliquer la durée exceptionnelle de sa carrière, active sur plus de huit décennies (Source : TV-Programme, 2023). Son nom reste ainsi associé à une génération d’interprètes capables de passer d’un médium à l’autre tout en conservant une continuité de jeu et de registre (Source : Wikipedia FR, 2006).

Rôles tardifs et collaborations avec des auteurs contemporains

À partir des années 1970, Paulette Dubost poursuit ses apparitions à l’écran, souvent dans des rôles de mères, de grands-mères ou de voisines, qui accompagnent l’évolution de son âge à l’écran (Source : AlloCiné, 2019). Elle joue ainsi dans “La Gueule de l’autre” (Pierre Tchernia, 1979), “Tendre poulet” (Philippe de Broca, 1978) et “Vas-y maman” (Nicole de Buron, 1978), où elle occupe des seconds rôles au sein de comédies grand public (Source : AlloCiné, 2019). En 1980, François Truffaut lui confie le rôle de Germaine Fabre, costumière du théâtre, dans “Le Dernier métro”, film situé dans le Paris occupé qui obtient un large succès critique et commercial (Source : AlloCiné, 2019). Elle apparaît ensuite dans “Milou en mai” de Louis Malle (1990) et “Le Jour des rois” de Marie-Claude Treilhou (1991), poursuivant sa collaboration avec des auteurs reconnus du cinéma d’auteur français (Source : AlloCiné, 2019). Dans les années 1990 et 2000, elle tourne encore dans “Les Mamies” (Annick Lanoë, 1992), “Les Savates du bon Dieu” (Jean-Claude Brisseau, 1999), “Les Yeux clairs” (Jérôme Bonnell, 2004) et le court métrage “Curriculum” (Thomas Blanchet, 2006), témoignages d’une carrière prolongée jusqu’au début du XXIe siècle (Source : AlloCiné, 2019).

Filmographie sélectionnée

  • “Nana” de Jean Renoir, figuration, 1926 (Source : Evene – Le Figaro, 2011).
  • “Hôtel du Nord” de Marcel Carné, rôle de Ginette, 1938 (Source : AlloCiné, 2019).
  • “La Règle du jeu” de Jean Renoir, rôle de Lisette, 1939 (Source : Wikipedia FR, 2006).
  • “Bécassine” de Pierre Caron, rôle-titre, 1939 (Source : AlloCiné, 2019).
  • “Le Plaisir” de Max Ophüls, rôle de Mme Fernande dans “La Maison Tellier”, 1952 (Source : AlloCiné, 2019).
  • “Lola Montès” de Max Ophüls, rôle de Joséphine, 1955 (Source : AlloCiné, 2019).
  • “Maigret tend un piège” de Jean Delannoy, 1958 (Source : AlloCiné, 2019).
  • “Viva Maria !” de Louis Malle, 1965 (Source : Cinémathèque française – BIFI, 2011).
  • “Tendre poulet” de Philippe de Broca, 1978 (Source : AlloCiné, 2019).
  • “Le Dernier métro” de François Truffaut, rôle de Germaine Fabre, 1980 (Source : AlloCiné, 2019).
  • “Milou en mai” de Louis Malle, 1990 (Source : AlloCiné, 2019).
  • “Les Savates du bon Dieu” de Jean-Claude Brisseau, 1999 (Source : AlloCiné, 2019).
  • “Les Yeux clairs” de Jérôme Bonnell, 2004 (Source : AlloCiné, 2019).
  • “Curriculum” de Thomas Blanchet, court métrage, 2006 (Source : AlloCiné, 2019).

Réception professionnelle et héritage artistique

Au total, Paulette Dubost apparaît dans environ 160 films, travaillant avec des réalisateurs majeurs comme Jacques Tourneur, Jean Renoir, André Cayatte, Gilles Grangier, Max Ophüls, Louis Malle et François Truffaut (Source : Wikipedia FR, 2006). Elle se voit fréquemment confier des rôles de soubrettes, de servantes ou de femmes de milieu modeste, qui contribuent à fixer son image de comédienne populaire dans le cinéma français du XXe siècle (Source : The Independent, 2011). Malgré l’ampleur de sa filmographie, elle ne reçoit pas de récompense majeure spécifique à sa carrière, même si un projet d’hommage à la Cinémathèque française est envisagé pour marquer son centenaire (Source : Wikipedia FR, 2006). Une salle du cinéma d’art et essai L’Arvor, à Rennes, porte toutefois son nom, signe d’une reconnaissance institutionnelle de son apport au patrimoine cinématographique (Source : Wikipedia FR, 2006). Sa longévité professionnelle, sa présence constante dans des productions de genres variés et sa collaboration avec plusieurs générations de cinéastes font d’elle une figure repère du cinéma français, souvent qualifiée de doyenne du milieu à la fin de sa vie (Source : The Independent, 2011).

Films et séries avec Paulette Dubost

Découvrez ses rôles les plus populaires au cinéma et à la télévision.

Le Dernier Métro (1980) - Affiche
7.2 / 10
Le Dernier Métro
Germaine Fabre
Blanc comme neige (1948) - Affiche
6.5 / 10
Blanc comme neige
Charlotte Béloiseau
Milou en Mai (1990) - Affiche
6.9 / 10
Milou en Mai
Madame Vieuzac
Augustin, roi du kung-fu (1999) - Affiche
7.1 / 10
Augustin, roi du kung-fu
Madame Haton
Adrien (1943) - Affiche
6.8 / 10
Adrien
Arlette

Galerie photos de Paulette Dubost

4 photos affichées.

Filmographie détaillée

Ouvrez une catégorie pour consulter les films, séries, rôles et épisodes crédités. Les listes longues se chargent progressivement.

Les yeux clairs (2005) - Affiche
Mme Le Sciellour
2005
Les savates du bon Dieu (2000) - Affiche
2000
Augustin, roi du kung-fu (1999) - Affiche
1999
La grand-mère
1996
Le Roi de Paris (1995) - Affiche
1995
Les Mamies (1992) - Affiche
Victoire
1992
Le Jour des rois (1991) - Affiche
1991
Feu sur le candidat (1990) - Affiche
Miss Martinot
1990
Milou en Mai (1990) - Affiche
Madame Vieuzac
1990
La Comédie du travail (1988) - Affiche
1988
Le Tiroir secret (1986) - Affiche
Maryse's mother
1986
Cent francs l'amour (1986) - Affiche
Gracieuse Loiseau
1986
Le Tiroir secret (1986) - Affiche
Inconnu
- Le Retour (1987)
•
S01E06
•
Maryse's mother
- Mise au point (1987)
•
S01E05
•
Maryse's mother
- La Rencontre (1986)
•
S01E04
•
Maryse's mother
- Top secret (1986)
•
S01E03
•
Maryse's mother
- L'Enquête (1986)
•
S01E02
•
Maryse's mother
1986
Tante Marthe
1985
Inconnu
•
S01E06
•
Tante Marthe
•
S01E05
•
Tante Marthe
•
S01E04
•
Tante Marthe
•
S01E03
•
Tante Marthe
•
S01E02
•
Tante Marthe
1985

30 millions d'amis (1976) - Affiche
Elle-même
1976
Midi Première (1975) - Affiche
Elle-même
1975

Personnalités en relation

Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.

Jean Tissier - Photo
Jean Tissier
1896–1973
Raymond Cordy - Photo
Raymond Cordy
1898–1956
Pierre Larquey - Photo
Pierre Larquey
1884–1962
Paul Faivre - Photo
Paul Faivre
1886–1973
Fernandel - Photo
Fernandel
1903–1971