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Paul Meurisse - Photo
Connu pour
Distribution
Sexe
Homme
Crédits connus
70
Né
21/12/1912
Lieu de naissance
Dunkerque, Nord, Nord-Pas-de-Calais, France
Décédé
19/01/1979 (66 ans)

Paul Meurisse: biographie, films et séries, crédits

Aussi connu sous le nom de :Paul Gustave Pierre Meurisse

Repères de carrière

La carrière de Paul Meurisse en bref*

D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.

66

œuvres recensées

66 films · 0 séries

Première année recensée
1941
Dernière année recensée
1976

Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.

Biographie

Paul Gustave Pierre Meurisse naît le 21 décembre 1912 à Dunkerque, dans le nord de la France, et s’oriente d’abord vers une carrière sans lien direct avec le spectacle avant de se tourner vers la scène au milieu des années 1930 (Source : Wikipédia, s.d.). Installé à Paris à partir de 1936, il trouve ses premiers engagements dans les music-halls et cabarets, où il interprète des chansons dans un registre volontairement désabusé et lugubre, en décalage avec des airs plus légers (Source : Wikipedia, 2009). Il se produit notamment aux côtés de la chanteuse Marie Dubas, figure importante de la scène parisienne de l’époque, ce qui lui permet de s’inscrire dans un réseau professionnel déjà structuré (Source : Wikipedia, 2009). Progressivement, il se détache de la seule activité de chansonnier pour envisager une carrière d’acteur, alors que le cinéma sonore se consolide et que le théâtre de boulevard connaît un succès durable à Paris (Source : IMDb Biographie, 2020). Ces premières années, marquées par la fréquentation des scènes de variétés et des salles de spectacle populaires, installent un interprète déjà identifiable par son phrasé détaché et sa diction précise (Source : Landrucimetières, 2008).

Accession au cinéma et premiers rôles marquants

Au tournant des années 1940, Paul Meurisse passe progressivement du music-hall au cinéma, d’abord dans des productions de second plan avant d’obtenir des rôles plus consistants à la fin de la décennie (Source : IMDb, filmographie complète, s.d.). En 1948, il tient le rôle de Stanislas-Octave Seminario, dit « SOS », dans le film policier « L’Assassin est à 11 heures » de Jean Devaivre, ce qui contribue à installer son image d’interprète à la fois ironique et distancié (Source : IMDb, 1948). Quelques années plus tard, il est distribué par Henri-Georges Clouzot, qui lui confie un rôle central dans « Les Diaboliques » en 1955, film qui s’impose rapidement comme un jalon du cinéma français de suspense (Source : IMDb, 1955). Ce passage vers des productions plus ambitieuses correspond à une phase où il apparaît régulièrement dans des polars, des drames psychologiques et des comédies grinçantes, genres qui tirent parti de son flegme et de sa diction posée (Source : AlloCiné, biographie, s.d.). Au fil de ces projets, il s’impose comme un visage familier du cinéma français d’après-guerre, sans se laisser enfermer dans un registre unique (Source : Rotten Tomatoes, profil, 2023).

Les « Diaboliques » et la reconnaissance internationale

En 1955, Paul Meurisse interprète Michel Delasalle dans « Les Diaboliques » réalisé par Henri-Georges Clouzot, aux côtés de Simone Signoret et Véra Clouzot, dans un thriller qui deviendra son rôle le plus célèbre (Source : Wikipedia, 2009). Il y incarne un directeur d’école brutal et manipulateur, figure centrale d’un récit fondé sur la cruauté psychologique et le retournement final, qui contribue à la réputation internationale du film (Source : Filmstarpostcards, 2014). « Les Diaboliques » connaît un large succès public, avec plus de trois millions d’entrées en France, et bénéficie d’une diffusion étendue dans les pays anglophones, où il figure parmi les premiers grands succès du cinéma français de suspense (Source : Filmstarpostcards, 2014). La performance de Meurisse y est fréquemment citée comme exemplaire de son style, associant une froideur distante à une présence physique contrôlée, qui accentue le malaise du récit (Source : Wikipédia, s.d.). Ce film renforce durablement sa visibilité, tant auprès du public que des réalisateurs, et consolide sa place dans la génération d’acteurs qui structurent le cinéma français des années 1950 (Source : Rotten Tomatoes, 2023).

Travail au théâtre et Comédie-Française

Parallèlement à sa carrière cinématographique, Paul Meurisse poursuit une activité soutenue au théâtre, où il s’affirme comme un comédien de premier plan dans le répertoire contemporain et classique (Source : Wikipédia, s.d.). En 1956, il devient pensionnaire de la Comédie-Française, institution majeure du théâtre public en France, où il reste environ deux ans, jusqu’en 1958, sans toutefois accéder au statut de sociétaire, qu’il choisit de ne pas signer (Source : Wikipédia, s.d.). Cette période à la Comédie-Française lui permet de travailler dans un cadre de troupe permanente, avec un répertoire structuré et une exigence de jeu fondée sur la précision de la diction et la maîtrise du texte (Source : AlloCiné, biographie, s.d.). Il se distingue également dans des pièces de Sacha Guitry, dont « Mon père avait raison », qu’il joue encore à la fin de sa vie et dans laquelle il triomphe auprès du public (Source : IMDb Biographie, 2020). Cette présence continue sur scène, y compris après l’affirmation de sa notoriété au cinéma, illustre l’importance que conserve le théâtre dans son parcours artistique (Source : Landrucimetières, 2008).

Collaborations avec les grands cinéastes

Au cinéma, Paul Meurisse multiplie les collaborations avec des réalisateurs de premier plan, qui font appel à lui pour des rôles souvent structurants dans la dramaturgie de leurs films (Source : AlloCiné, biographie, s.d.). Il retrouve ainsi Henri-Georges Clouzot, mais travaille aussi avec Jean Renoir, Georges Franju, Marcel Carné, Jean-Pierre Melville ou encore José Giovanni, qui exploitent chacun à leur manière son art du contrepoint et de la réplique sèche (Source : AlloCiné, biographie, s.d.). Sous la direction de Georges Franju, il incarne un psychiatre adepte de thérapies nouvelles dans « La Tête contre les murs » en 1958, film qui aborde de front la question de l’internement psychiatrique (Source : AlloCiné, biographie, s.d.). Jean Renoir lui confie en 1959 le rôle d’un biologiste séduisant une jeune femme dans « Le Déjeuner sur l’herbe », où son jeu s’inscrit dans une veine plus fantaisiste et bucolique (Source : AlloCiné, biographie, s.d.). Avec Marcel Carné, il participe à « Du mouron pour les petits oiseaux » en 1963, dans lequel il interprète un truand récemment rangé des affaires, rôle qui illustre sa capacité à naviguer entre figures de la pègre et représentants de l’autorité (Source : AlloCiné, biographie, s.d.).

Rôles emblématiques et genres de prédilection

La filmographie de Paul Meurisse couvre une large palette de genres, mais il est particulièrement associé aux polars, aux films de suspense et aux drames psychologiques, où son jeu mesuré renforce la tension des récits (Source : Rotten Tomatoes, 2023). En 1966, il interprète le commissaire Blot dans « Le Deuxième Souffle » de Jean-Pierre Melville, polar noir où il incarne un policier méthodique face au personnage de truand joué par Lino Ventura (Source : IMDb, 1966). Trois ans plus tard, en 1969, il retrouve Melville pour « L’Armée des ombres », dans lequel il tient le rôle de Luc Jardie, figure de chef résistant, dans une évocation sobre et sombre de la Résistance française (Source : IMDb, 1969). Il apparaît également dans « La Vérité » de Henri-Georges Clouzot, sorti en 1960, drame de procès porté par Brigitte Bardot, qui explore la mécanique judiciaire et médiatique d’une affaire criminelle (Source : Rotten Tomatoes, 2023). Sa participation à la série de films du « Monocle », notamment « Le Monocle noir » et « L’Œil du monocle », témoigne aussi de son inscription dans une veine de comédie policière où son flegme est utilisé à contre-emploi comique (Source : Rotten Tomatoes, 2023).

Activité à la télévision et fin de carrière

À partir des années 1960 et 1970, Paul Meurisse apparaît également à la télévision, dans des téléfilms et séries qui prolongent sa présence auprès du public au-delà des seules salles de cinéma (Source : IMDb, crédits complets, s.d.). Il participe notamment à des adaptations et productions policières ou dramatiques, formats qui privilégient les dialogues et la caractérisation des personnages, domaines où sa maîtrise du texte et de la nuance est régulièrement sollicitée (Source : IMDb, crédits complets, s.d.). En 1974, il figure dans « Les suspects », aux côtés de Mimsy Farmer, dans un film policier qui illustre la continuité de son intérêt pour ce registre jusque dans la dernière phase de sa carrière (Source : IMDb, 1974). L’année suivante, il joue dans « Le Gitan » de José Giovanni, en 1975, aux côtés d’Alain Delon, confirmant son ancrage dans le polar français de l’époque (Source : IMDb, 1975). En 1976, il apparaît encore dans « L’Éducation amoureuse de Valentin », ce qui atteste d’une activité soutenue jusqu’à la fin des années 1970 (Source : IMDb, 1976).

Réception critique et place dans le paysage cinématographique

Les principaux films de Paul Meurisse, tels que « Les Diaboliques », « Le Deuxième Souffle », « L’Armée des ombres » ou « La Tête contre les murs », figurent régulièrement dans les sélections de classiques du cinéma français, où ils obtiennent des notes élevées auprès de la critique et du public sur les bases de données contemporaines (Source : Rotten Tomatoes, 2023). « Les Diaboliques » est souvent cité comme un modèle de thriller psychologique, tandis que « L’Armée des ombres » est aujourd’hui considéré comme une œuvre majeure de Jean-Pierre Melville sur la Résistance (Source : Rotten Tomatoes, 2023). La présence de Meurisse dans ces films contribue à fixer l’image d’un acteur capable de passer d’un registre ironique à une gravité plus sombre, sans effets de composition visibles (Source : Wikipédia, s.d.). Son jeu, caractérisé par une élégance froide et un flegme parfois teinté d’ironie, est fréquemment mis en avant dans les analyses rétrospectives de ces œuvres (Source : Wikipedia, 2009). Il meurt le 19 janvier 1979 à Neuilly-sur-Seine, laissant une filmographie de plus de soixante longs-métrages et de nombreuses apparitions scéniques, qui continuent d’être diffusés et étudiés dans le cadre de l’histoire du cinéma français (Source : Wikipédia, s.d.).

Films et séries avec Paul Meurisse

Découvrez ses rôles les plus populaires au cinéma et à la télévision.

L'Armée des ombres (1969) - Affiche
7.9 / 10
L'Armée des ombres
Luc Jardie
Les Diaboliques (1955) - Affiche
7.9 / 10
Les Diaboliques
Michel Delassalle
Le Deuxième Souffle (1966) - Affiche
7.7 / 10
Le Deuxième Souffle
Commissaire Blot
Le Déjeuner sur l'herbe (1959) - Affiche
6.3 / 10
Le Déjeuner sur l'herbe
Étienne Alexis, célèbre biologiste
Le Monocle noir (1961) - Affiche
6.1 / 10
Le Monocle noir
Dromard, "Le Monocle"
Marie-Octobre (1959) - Affiche
7.3 / 10
Marie-Octobre
François Renaud-Picart

Galerie photos de Paul Meurisse

2 photos affichées.

Filmographie détaillée

Ouvrez une catégorie pour consulter les films, séries, rôles et épisodes crédités. Les listes longues se chargent progressivement.

Le Gitan (1975) - Affiche
Yan Kuq
1975
Les Suspects (1974) - Affiche
Laurent Kirchner
1974
Les Voraces (1973) - Affiche
Inspecteur Martino
1973
Le Grand Échiquier (1972) - Affiche
Inconnu
•
S03E05
•
Lui-même
1972
Inconnu
- Épisode 25 (1974)
•
S04E25
•
Lui-même
- Épisode 23 (1973)
•
S03E23
•
Lui-même
1971
L'Armée des ombres (1969) - Affiche
1969
Le Deuxième Souffle (1966) - Affiche
Commissaire Blot
1966
Le congrès s'amuse (1966) - Affiche
1966
Quand passent les faisans (1965) - Affiche
Alexandre Larsan-Bellac
1965
La Grosse Caisse (1965) - Affiche
Paul Filippi, gentleman crook
1965
Le Majordome (1965) - Affiche
Léopold
1965
Moi et les hommes de 40 ans (1965) - Affiche
Alexandre Dumourier
1965

Sous le nom de Melville (2010) - Affiche
Lui-même (images d’archives)
2010
Le Grand Échiquier (1972) - Affiche
Lui-même
1972
Lui-même
1971

Personnalités en relation

Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.

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